Ville intelligente et durable

VILLE INTELLIGENTE ET DURABLE

La ville durable : un engagement fort des maires de petites villes

En matière de développement durable, l’implication des petites villes n’est plus à démontrer : leurs politiques publiques en termes d’urbanisme ou d’aménagement du territoire s’articulent aujourd’hui à l’aune d’une conscience environnementale particulièrement prégnante.

Malaunay, Joigny, Montmélian, Igny, Trilport : nombre de petites villes se sont aujourd’hui lancées dans des chantiers ambitieux mais nécessaires en lien avec la transition durable des territoires à travers le financement d’écoquartiers, l’élaboration de plans relatifs aux mobilités durables, la fin du recours aux produits phytosanitaires, la rédaction de plans relatifs à la préservation de la biodiversité, le développement de l’éclairage intelligent et  encore le recours au photovoltaïque pour la production d’énergie.

L'APVF agit pour la transition durable des territoires

L’environnement est l’affaire de tous, des plus petites collectivités jusqu’aux plus grandes : c’est d’ailleurs l’esprit de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte du 8 août 2015 qui est venue souligner le rôle essentiel dévolu aux collectivités dans les combats du dérèglement climatique, de la préservation de l’environnement ainsi que dans le renforcement de l’indépendance énergétique.

L’APVF, à l’image de ses communes adhérentes, demeure très engagée en faveur d’une transition durable des territoires : elle organise plusieurs fois par an des journées d’études décentralisées consacrées au recyclage, à la gestion des déchets, au tri sélectif, à l’isolation thermique des bâtiments. Elle est à l’initiative de guides sur ces différents thèmes à destination des élus de petites villes. Elle contribue par ailleurs à plusieurs démarches de labellisation et travaille régulièrement avec les services de l’Etat dans le cadre de l’élaboration d’appels à projets relatifs aux politiques environnementales.

Mais plus généralement, l’APVF est à la fois une caisse de résonnance et un lieu où s’échangent les expérimentations, les bonnes pratiques dans le domaine du développement durable : les XXIèmes Assises des petites villes de France d’Autun notamment dédiées à la révolution écologique ont constitué un temps fort d’échanges sur le rôle et les initiatives des petites villes en matière de développement durable des territoires. L’objectif ? Permettre aux élus de s’approprier des solutions concrètes par des retours d’expériences sur des sujets essentiels qui impactent le quotidien des administrés.

Photo : le Premier ministre Edouard Philippe et le Secrétaire d'état Olivier Dussopt en présence de Christophe Bouillon, Président de l'APVF lors des Assises d'Autun dédiées à la transition écologique et numérique

Convaincu que le développement durable doit également s’inscrire dans une logique de prévention, l’APVF est partenaire de l’Association Vacances propres qui agit quotidiennement pour lutter contre la pollution sauvage. Cette association a donné naissance à l’organisation de journées de sensibilisation en région ainsi qu’une distribution de kits de communication mis à la disposition des adhérents de l’APVF.

L'investissement des petites villes dans la transition écologique doit être confortée

Face aux nouvelles responsabilités décisionnelles des collectivités - notamment introduites par la loi NOTRe - dans la lutte contre le changement climatique, l’APVF a notamment proposé de reverser aux collectivités en charge de la planification territoriale Energie-Climat, une partie de la contribution Climat-Energie au profit de tous les territoires engagés dans la transition écologique.

Dans le cadre des débats relatifs à l’avenir du secteur ferroviaire et des mobilités durables, l’APVF plaide pour une meilleure prise en compte de l’empreinte environnementale des solutions de mobilités dans la perspective d’un aménagement des territoires plus respectueux de l’environnement.

L’APVF est sensible et veille à l’évolution du droit communautaire. L’Association a par exemple accompagné la transposition de la directive dite « Inondations » en rappelant le rôle préventif des collectivités dans la gestion du risque (concertation renforcée, PRGI, cartes de zones inondables, cartes de risques de d’inondations).

L'impact de la révolution numérique : le point de vue des petites villes

Pour l’APVF, la révolution numérique dans les territoires constitue une opportunité pour l’aménagement à deux égards :

  1. la dématérialisation de certaines procédures administratives aux collectivités (ex. facturation en ligne du ticket de cantine, de certaines prestations sociales etc.), la mutualisation des actions permettent de dégager des économies concrètes d'argent public pour nos petites villes. Le Programme pour le développement de l’administration numérique dans les territoires (DCANT) co-construit par le Secrétariat général à la Modernisation de l’Action Publique (SGMAP) et les associations d’élus, dans lequel s’est pleinement investit l’APVF présente des pistes très intéressantes sur ce sujet.
  2. Les outils numériques permettent de replacer l’usager/citoyen au cœur des services de proximité en injectant de la co-construction et de la transparence. Démocratiser le concept de « smart city » : des solutions numériques à la portée des petites villes existent par exemple dans les domaines de la gestion de l’eau, des déchets et de l’éclairage public.

Le saut qualitatif que permet le numérique a un coût important pour les collectivités (coût des logiciels, de la maintenance, de la formation des agents etc.) et constitue une barrière (à l’entrée) parfois insurmontable. Aujourd’hui, environ 3.000 communes se situent dans une zone grise ou blanche en internet et téléphonie mobile. C’est pourquoi éradiquer les déserts numériques constitue encore et toujours un défi et un cheval de bataille pour l’APVF dans la mesure où le déploiement du réseau sur nos territoires répond à un double enjeu essentiel :

  1. un enjeu d’égalité des territoires : les zones grises et les zones blanches sont très mal vécues par nos concitoyens et renforce le sentiment de relégation des populations.
  2. Un enjeu d’attractivité économique : pour les élus de petites villes, il est aujourd’hui difficilement concevable de faire venir une entreprise sur leur territoire si celui-ci n’est pas couvert par le très haut débit. Le développement du réseau est en substance une condition essentielle à l’inclusion des territoires dans une économie en pleine mutation. Pour l'APVF, l'enjeu de l'accès des territoires au numérique reste donc prégnant : environ 1.000 petites villes sont en effet situées en zones grises et blanches en internet et téléphonie mobiles.

Mais le débat relatif à l’accès au numérique ne doit pas faire l’économie d’une réflexion sur « l’inclusion numérique » : les compétences des habitants face à l’outil numérique sont très inégalement réparties. C’est pourquoi, l’APVF milite pour la mise en place d’une véritable politique publique en faveur de l’inclusion numérique, qui en est aujourd’hui à ses balbutiements. Elle travaille en étroite collaboration avec l’Agence du numérique sur ce sujet.