La lettre hebdomadaire des petites villes souhaite mettre à l’honneur les nouveaux élus de nos territoires. Cette semaine, c’est Théo Caviezel, Maire de Langres (52) qui répond à nos questions.
1. Vous êtes le nouveau maire de Langres : pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Je suis Théo Caviezel, j’ai vingt-neuf ans et suis maire de Langres depuis mars dernier, ville sous-préfecture dans laquelle je suis né. J’ai toujours ressenti comme un devoir d’apporter ma pierre à l’édifice de ce territoire qui m’a façonné. Après mes études et une première vie professionnelle dans le monde équestre, j’ai fait le choix de revenir ici. J’ai alors parcouru la Haute-Marne à vélo, sur plus de 1 200 kilomètres, à la (re)découverte de ce territoire que je connaissais finalement encore trop peu. De cette expérience est né un livre, qui a marqué le début de mon engagement. Cet engagement s’est d’abord traduit dans le monde associatif, à travers la présidence de structures dédiées à la sauvegarde du patrimoine local. Puis il s’est élargi à l’échelle nationale avec la Fédération Française des Trucs qui Marchent, qui m’a permis, pendant plusieurs années, d’être au contact quotidien de maires et d’initiatives inspirantes partout en France. Ce parcours m’a progressivement conduit à franchir le pas. Aujourd’hui, j’ai l’honneur de faire partie, à mon tour, de cette grande famille des maires.
2. Qu’est-ce qui vous a donné « la vocation » pour devenir maire ?
Je parlerais davantage d’un cheminement que d’une vocation au sens classique. Mon engagement est né sur le terrain, en étant au contact d’habitants, d’associations, d’élus, et en découvrant partout en France des initiatives locales qui améliorent concrètement la vie quotidienne. Avec la Fédération Française des Trucs qui Marchent, j’ai vu à quel point l’échelon municipal est celui de l’action concrète, celui où l’on peut agir vite et utilement. Cela m’a convaincu que l’on pouvait faire beaucoup. À Langres, j’ai aussi ressenti une attente forte de renouvellement, tant dans les personnes que dans la manière de faire. C’est cette envie d’être utile, de redonner de l’élan à la ville et de travailler collectivement qui m’a conduit à m’engager.
3. Quels sont vos principaux projets pour ce mandat ?
Deux priorités majeures structurent notre action : la défense du pôle de santé langrois et la remise en mouvement de notre parc de logements. Sur la santé, la situation est aujourd’hui critique. Nous avons un hôpital qui fonctionne, avec des équipes engagées, mais dont certains services essentiels sont menacés. Nous serons totalement mobilisés pour maintenir la chirurgie, les urgences et les services supports, tant qu’aucune alternative crédible n’existe. Cela passera par un travail étroit avec les soignants, les usagers et l’ensemble des acteurs du territoire, avec un engagement municipal fort qui a jusqu’ici fait défaut. Parallèlement, nous voulons nous attaquer au problème des logements vacants et en péril, qui fragilisent l’attractivité de la ville. Il s’agit à la fois de réhabiliter l’existant, d’accompagner les propriétaires et de redonner vie à certains quartiers.
