09
juillet
2020
« Petites villes de Demain » : un programme cousu main pour les petites villes

« Petites villes de Demain » : un programme cousu main pour les petites villes

Services publics, Ville intelligente et durable, Attractivité et aménagement du territoire

A l’occasion d’une réunion organisée par Yves Le Breton, Directeur général de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) le 3 juillet dernier, une première présentation des axes et thématiques du Programme « Petites villes de demain » a été proposée, ainsi qu’un calendrier prévisionnel. L’APVF encourage tous ses adhérents à se tourner vers leurs préfets …

A l’occasion d’une réunion organisée par Yves Le Breton, Directeur général de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) le 3 juillet dernier, une première présentation des axes et thématiques du Programme « Petites villes de demain » a été proposée, ainsi qu’un calendrier prévisionnel. L’APVF encourage tous ses adhérents à se tourner vers leurs préfets de Régions et de Départements pour se porter candidat à ce programme transversal pour la redynamisation des petites villes.

 

Annoncé à l’occasion des Assises de l’APVF à Uzès en 2019 par le Premier ministre, le programme « Petites villes de demain » devrait être lancé dans les tous prochains jours. C’est pour l’APVF une occasion à ne pas manquer pour les petites villes de moins de 20 000 de disposer d’un programme structurant pour la redynamisation de leurs centralités. L’APVF encourage ainsi tous ses adhérents intéressés à faire part, le plus rapidement possible, aux Préfets de Région et de Département de leur intérêt politique à l’accompagnement dans un projet de revitalisation de leur centre-ville.

 

L’APVF salue le travail des équipes de l’ANCT et se félicite d’être partenaire national de ce projet. L’ensemble des thématiques abordées témoignent de la transversalité des enjeux de revitalisation ; préoccupation ancienne de l’APVF. Nous resterons vigilants, dans l’attente du l’annonce du lancement officiel du programme, au fait que ce plan très décentralisé puisse effectivement répondre aux difficultés et enjeux propres aux petites villes de France exerçant des fonctions de centralités. Après les déceptions nées d’Actions Cœurs de Ville, et à la suite de la pandémie du COVID-19 qui a grandement fragilisé les tissus socio-économiques de nos petites villes, un soutien ciblé sera particulièrement attendu de nos élus, des habitants et acteurs locaux.

 

Le programme s’axera autour de trois piliers majeurs :

  • Ingénierie pour mettre définir et mettre en œuvre un projet de territoire
  • Mise à disposition d’outils et expertises sectoriels
  • Mise en réseau des acteurs

 

Sur ce dernier point, L’idée est d’avoir une mise en relation ad hoc entre acteurs, élus et porteurs de projets, en fonction des difficultés rencontrées, des projets souhaités et défis auxquels ils sont confrontés.

 

Plusieurs thématiques fortes ont déjà été retenues :

  • Une ville pour grandir, bien vivre et vieillir en bonne santé
  • Prendre soin du patrimoine et de l’environnement
  • Vivre et faire ensemble
  • Ville dynamique (volet commercial et économique)
  • Citoyens en capacité d’agir
  • Habitants connectés et accès à la culture
  • Ville intégrée dans le territoire

 

Calendrier (en fonction de la date de lancement officielle) :

  • 2ème semestre 2020 : Mise en œuvre des offres de services en partenariat avec les Régions et Départements

D’ici à la fin de l’année 2020 : sélection des 1000 villes retenues par les Préfets de Région et de Département

  • Ensuite, convention avec la ville sélectionnée, et recevoir de l’aide (si nécessaire) pour affiner le projet de revitalisation. Cette phase sera plus ou moins longue pour les collectivités ayant préparé un projet de revitalisation.
  • 18 mois plus tard maximum : signature d’une convention cadre qui qualifiera la ville en ORT

09
juillet
2020
Rapport de la Cour des comptes : Une santé financière des petites communes mitigée

Rapport de la Cour des comptes : Une santé financière des petites communes mitigée

Finances et fiscalité locales

C’est le constat établi par la Cour des comptes dans son dernier rapport annuel sur les finances locales rendu public le 6 juillet.   Depuis 2017, les collectivités locales avaient reconstitué leur épargne leur permettant d’affronter la crise dans de meilleures conditions, selon le rapport, que l’Etat. Elles ont dégagé une épargne brute de 39 …

C’est le constat établi par la Cour des comptes dans son dernier rapport annuel sur les finances locales rendu public le 6 juillet.

 

Depuis 2017, les collectivités locales avaient reconstitué leur épargne leur permettant d’affronter la crise dans de meilleures conditions, selon le rapport, que l’Etat. Elles ont dégagé une épargne brute de 39 milliards d’euros en 2019, soit une augmentation de 8,8 % par rapport à 2018. Cela leur a permis de financer leurs investissements, en augmentation de 12,3 %, en préservant le niveau de l’encours de la dette.

Plusieurs facteurs ont été recensés par la Cour, au rang desquels la dynamique des recettes fiscales (+4,5 milliards d’euros), la progression des transferts de l’Etat aux collectivités locales, et un effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement.

Mais cette vue d’ensemble ne saurait masquer d’importantes disparités entre catégories de collectivités ou en leur sein même. Les communes ont particulièrement bien maîtrisé l’augmentation de leurs dépenses de fonctionnement (seulement +0,7 %). Parmi elles, les petites communes disposent en moyenne d’un meilleur taux d’autofinancement que les plus peuplées. Pour autant, elles
sont plus nombreuses, en proportion, à disposer d’une capacité de désendettement négative. La situation financière des petites communes est donc en moyenne plus favorable, mais celles en difficulté sont en proportion plus nombreuses que dans les strates supérieures. 

Enfin, la Cour, consacrant un chapitre au dispositif de contractualisation, établit le constat d’une lisibilité des comptes publics de plus en plus fragmentée. Les contrats d’encadrement de la dépense encourageant les stratégies d’externalisation et de contournement.

Téléchargez le rapport sur les finances locales 2020 en cliquant ici.

09
juillet
2020
Un numéro hors-série de la collection « Accès Territoires » de La Banque postale consacré à la gestion de crise et la relance dans les collectivités locales

Un numéro hors-série de la collection « Accès Territoires » de La Banque postale consacré à la gestion de crise et la relance dans les collectivités locales

Finances et fiscalité locales

Ce numéro hors-série de la collection « Accès Territoires » livre une première analyse des marges de manœuvre financières dont disposaient les collectivités locales fin 2019 pour affronter la crise sanitaire et la crise économique qui en découle, et s’interroge également sur les fractures territoriales que cette dernière pourrait accentuer. Retrouver l’intégralité de ce numéro, …

Ce numéro hors-série de la collection « Accès Territoires » livre une première analyse des marges de manœuvre financières dont disposaient les collectivités locales fin 2019 pour affronter la crise sanitaire et la crise économique qui en découle, et s’interroge également sur les fractures territoriales que cette dernière pourrait accentuer.

Retrouver l’intégralité de ce numéro, auquel l’APVF et l’ensemble des associations d’élus ont participé, en cliquant ici.

09
juillet
2020
L'Agence France Locale publie son baromètre 2020 de la santé financière des collectivités locales

L'Agence France Locale publie son baromètre 2020 de la santé financière des collectivités locales

Finances et fiscalité locales

En cette année 2020, l’AFL publie la première édition de son baromètre de la santé financière des collectivités locales. Il permet de dresser un état des lieux de l’évolution de leur santé financière sur la période du mandat municipal (2014- 2020) et de l’état de leurs finances au moment où a démarré la crise Covid-19. …

En cette année 2020, l’AFL publie la première édition de son baromètre de la santé financière des collectivités locales. Il permet de dresser un état des lieux de l’évolution de leur santé financière sur la période du mandat municipal (2014- 2020) et de l’état de leurs finances au moment où a démarré la crise Covid-19.

Téléchargez le baromètre 2020 de l'AFL en cliquant ici.

09
juillet
2020
Mobilité durable : L’APVF partenaire du salon international des solutions de mobilité durable

Mobilité durable : L’APVF partenaire du salon international des solutions de mobilité durable

Ville intelligente et durable

L’APVF est partenaire de l’Autonomy Paris 2020, salon international des solutions de mobilité durable qui se tiendra le 4 et 5 novembre prochains. Plus qu’un événement, Autonomy est une plateforme B2B/ B2G rassemblant tous les acteurs d’une mobilité plus durable et plus intelligente. De nombreux innovateurs, startups et grands groupes seront présents. La mobilité de …

L’APVF est partenaire de l’Autonomy Paris 2020, salon international des solutions de mobilité durable qui se tiendra le 4 et 5 novembre prochains.

Plus qu’un événement, Autonomy est une plateforme B2B/ B2G rassemblant tous les acteurs d’une mobilité plus durable et plus intelligente. De nombreux innovateurs, startups et grands groupes seront présents.

La mobilité de demain se pense dès aujourd’hui et collectivement. C’est pourquoi, l’APVF a tenu à être partenaire de cet événement.

Retrouvez toutes les informations sur cet événement en cliquant ici.

09
juillet
2020
Ségur de la Santé : 7,5 milliards d’euros pour l’hôpital

Ségur de la Santé : 7,5 milliards d’euros pour l’hôpital

Services publics

Dans le cadre du Ségur de la Santé, le Premier ministre Jean Castex a annoncé augmenter l’enveloppe allouée aux salaires des personnels non médicaux d’un peu plus d’un milliard d’euros.   Le Premier ministre a profité d’un passage non annoncé au Ségur de la santé pour annoncer « une enveloppe de 7,5 milliards d’euros », ce qui …

Dans le cadre du Ségur de la Santé, le Premier ministre Jean Castex a annoncé augmenter l’enveloppe allouée aux salaires des personnels non médicaux d’un peu plus d’un milliard d’euros.

 

Le Premier ministre a profité d’un passage non annoncé au Ségur de la santé pour annoncer « une enveloppe de 7,5 milliards d’euros », ce qui correspond à une augmentation de 1,1 milliard par rapport à l’enveloppe présentée la semaine dernière pour revaloriser les personnels non médicaux. Ces sommes devront se répartir entre trois possibilités : augmentations, bonifications ciblées et refonte des primes. Jean Castex, qui a « ouvert la réunion de négociation avec les personnels paramédicaux » a également souhaité que les questions d’emplois soient ajoutées aux discussions.

Pour rappel, cette visite du Premier ministre nouvellement nommé s’inscrit dans un contexte où le plan initial du Gouvernement prévoyait 6 milliards d’euros, auxquels il avait consenti une augmentation de 400 millions la semaine dernière. Le Gouvernement souhaite favoriser certains métiers en tension, alors que les syndicats demandent une allonge de 300 euros nets pour tous les agents hospitaliers. Les syndicats avaient alors exhorté le Premier ministre à « prouver » son attachement à la fonction publique hospitalière.

09
juillet
2020
Pollution plastique : L’APVF auditionnée par l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Pollution plastique : L’APVF auditionnée par l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

L’APVF a été auditionnée mardi dernier par la mission d’information sur la pollution plastique de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques de l’Assemblée nationale et du Sénat Un sujet essentiel pour les petites villes L’APVF a commencé par rappeler la place essentielle des petites villes dans la collecte et le traitement des déchets. …

L’APVF a été auditionnée mardi dernier par la mission d’information sur la pollution plastique de l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques de l’Assemblée nationale et du Sénat

Un sujet essentiel pour les petites villes

L’APVF a commencé par rappeler la place essentielle des petites villes dans la collecte et le traitement des déchets. Tout au long de la crise que nous venons de vivre, les petites villes ont prouvé une fois de plus leur réactivité et leur pragmatisme pour maintenir ce service public tout en préservant la santé des agents. C’est pourquoi l’APVF s’est fortement mobilisée pour renforcer le projet de loi économie circulaire adoptée en fin d’année dernière.

Les attentes des petites villes

Les enjeux pour les petites villes sont en effet nombreux :
- Un enjeu écologique : consommer moins de ressources, réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à l’élimination des déchets, mieux valoriser les déchets
- Une enjeu budgétaire : La crise pèse et va peser sur les budgets des collectivités et notamment des petites villes. Les recettes et économies issues des déchets vont donc être d'autant plus importantes.

L’APVF a également profité de l’occasion pour rappeler la nécessité d’accélérer sur le recyclage dans le hors foyer et de renforcer encore plus les pouvoirs du Maire pour lutter contre les dépôts sauvages.

Les pistes d’amélioration

L’APVF a pour terminer présenté ses pistes pour améliorer la gestion des déchets et notamment le recyclage :

1. Meilleure utilisation de l’outil fiscal via notamment le développement de la tarification incitative
2. Co-construction avec les collectivités territoriales d’une filière de recyclage, de réemploi et de valorisation des déchets qui n’existent pas aujourd’hui. Ces filières peuvent générer des milliers d’emplois pour les territoires
3. Stabilisation du cadre juridique : Les collectivités ont avant tout besoin de stabilité. Il faut arrêter avec cette logique du « chamboule tout législatif » (cf. consigne)
4. Extension des filières REP conformément à la logique du pollueur/payeur défendue par l’APVF.

08
juillet
2020
Les propositions du Sénat pour le plein exercice des libertés locales

Les propositions du Sénat pour le plein exercice des libertés locales

Réforme territoriale et gouvernance locale

Jeudi 2 juillet, Gérard Larcher, Président du Sénat, et les Sénateurs Phillipe Bas, Rapporteur général, et Jean-Marie Bockel, Co-rapporteur, ont présenté et remis au Président de la République “50 propositions du Sénat pour le plein exercice des libertés locales”. Ce rapport est issu des travaux du groupe de travail décentralisation du Sénat. Les Sénateurs dressent …

Jeudi 2 juillet, Gérard Larcher, Président du Sénat, et les Sénateurs Phillipe Bas, Rapporteur général, et Jean-Marie Bockel, Co-rapporteur, ont présenté et remis au Président de la République "50 propositions du Sénat pour le plein exercice des libertés locales". Ce rapport est issu des travaux du groupe de travail décentralisation du Sénat.

Les Sénateurs dressent un constat sévère sur l'Etat "qui veut s'occuper de tout et qui freine les initiatives des collectivités territoriales" et prône un nouvel équilibre des pouvoirs entre l'Etat et les collectivités territoriales.

Le Sénat propose notamment de donner aux collectivités locales de nouvelles compétences (emploi, médico-social, transition écologique), de faciliter l'expérimentation de politiques publiques et la différenciation en permettant des adaptations en fonction spécificités locale. Les Sénateurs souhaitent également que le principe d'autonomie financière des collectivités territoriales soit garanti et que le principe "qui décide paie" soit inscrit dans la constitution.

Les 50 propositions du Sénat s'articulent autour de 3 axes :

- L'indispensable autonomie des collectivités territoriales

- Subsidiarité : passer des principes aux actes

- Le droit à la différentiation, dans le respect de l'unité nationale

Télécharger le rapport du Sénat

02
juillet
2020
Un plan de soutien aux commerces de proximité, aux artisans et indépendants annoncé par le Gouvernement

Un plan de soutien aux commerces de proximité, aux artisans et indépendants annoncé par le Gouvernement

Attractivité et aménagement du territoire

A l’occasion de l’examen du troisième projet de loi finances (PLR3) ce lundi 29 juin à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a présenté un plan de soutien aux commerces de proximité, aux artisans et aux travailleurs indépendants. Pour la Secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher, « l’idée est de faire en sorte qu’ils redémarrent dans les conditions les plus …

A l’occasion de l’examen du troisième projet de loi finances (PLR3) ce lundi 29 juin à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a présenté un plan de soutien aux commerces de proximité, aux artisans et aux travailleurs indépendants.

Pour la Secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher, « l’idée est de faire en sorte qu’ils redémarrent dans les conditions les plus correctes possibles » alors qu’une partie non négligeable d’entre-eux ont aujourd’hui beaucoup d’incertitudes sur leur capacité à terminer l’année.

Le plan de soutien se décompose en deux volets :

  • Soutenir les trésoreries des entreprises : prolongement du fonds de solidarité, allègement des conditions d’accès, et 500 M€ de crédits supplémentaires. Un allègement des cotisations sociales de près de 400 M€ sera également consenti pour les travailleurs indépendants au titre de 2020.

 

  • Soutenir les commerces de proximité: déploiement de 100 foncières pour rénover 6 000 petits commerces. L’objectif de ces foncières, auxquelles sont associées les collectivités territoriales, sera de racheter des commerces en difficulté ou vacants pour les rénover et les louer en-dessous des prix du marché. Dans les petites villes, des exonérations de CFE seront également étudiées. Enfin, un soutien à l’accélération de la numérisation des TPE sera mis en place.

02
juillet
2020
Bilan Covid-19 : les associations d’élus et la Mission Cazeneuve font le point

Bilan Covid-19 : les associations d’élus et la Mission Cazeneuve font le point

Finances et fiscalité locales

A l’occasion d’une réunion, mardi 30 juin, avec Jean-René Cazeneuve, député du Gers et Président de la Mission relative à l’impact de la crise du Covid-19 sur les finances locales, l’APVF et l’ensemble des associations d’élus ont échangé sur leurs bilans, tout en rappelant que le manque de visibilité imposait de prendre les chiffres avec …

A l’occasion d’une réunion, mardi 30 juin, avec Jean-René Cazeneuve, député du Gers et Président de la Mission relative à l’impact de la crise du Covid-19 sur les finances locales, l’APVF et l’ensemble des associations d’élus ont échangé sur leurs bilans, tout en rappelant que le manque de visibilité imposait de prendre les chiffres avec beaucoup de « prudence ».  

I. Des pertes de recettes importantes sont attendues dans l’ensemble des petites villes

  • Des pertes de recettes fiscales, dès 2020, ciblés principalement sur les petites villes touristiques (baisse de taxe de séjour, remontées mécaniques, prélèvement sur les produits des jeux, taxe sur les passagers…), ultramarines (baisse cumulée de l’octroi de mer et de la taxe sur les carburants), et résidentielles (droits de mutation).
  • Dans une moindre mesure, des pertes sont à prévoir sur la taxe sur l’électricité.

Globalement, les estimations entre l’APVF et la Mission sont concordantes, sauf s’agissant de l’octroi de mer, la taxe sur les passagers et la taxe d’aménagement où l’APVF anticipe des pertes plus importantes.

En réaction, la Mission Cazeneuve a bien indiqué qu’une mise à jour de son rapport était prévue d’ici la mi-juillet, une occasion d’affiner certaines simulations en concertation étroite avec les associations d’élus.

  • Des pertes de recettes de stationnement et d’occupation du domaine public en 2020 dans les petites villes dans les mêmes proportions que celles prévues par la Mission : -27% pour l’APVF, contre -25% pour la Mission. Pour les petites villes, elles se chiffrent à 130 512 euros.
  • De même concernant les pertes de recettes tarifaires subies en 2020. Pour les petites villes, cette perte représente 178 142 euros sur un produit de 523 948 euros en 2019. A cet égard, l’APVF regrette que ces recettes ne soient pas intégrées dans le périmètre de la compensation et a proposé un amendement en ce sens pour remédier à cette situation.

II. Des hausses de dépenses et sources d’économie très variables d’un territoire à l’autre

Les estimations sont très variables selon le nombre d’habitants, le nombre d’agents, de la politique menée par la municipalité et des prix des fournisseurs. Par conséquent, il est très difficile pour l’APVF de confronter les résultats de la Mission.

    • Des dépenses de fonctionnement supplémentaires importantes : outre les aides Covid-19, les dépenses supplémentaires, selon nos estimations, concernent :
    • Charges de personnel (recrutements, prime exceptionnelle, médecine du travail, heures supplémentaires, ASA, etc) : pour de nombreuses petites villes, ce poste de dépenses supplémentaires n’est pas déterminant ;
    • Produits pharmaceutiques (gel, alcool, thermomètres, virucides désinfectants…) : selon nos résultats entre 3 000 euros et 30 000 euros ;
    • Matériels divers (tissus/élastiques, masques population et agents, matériel hygiène divers, pulvérisateurs, rubalises, rouleaux polyanes, peintures traçage…) : très variable entre 30 000 et 90 000 euros. Ce qui pèse le plus sur ce poste de dépenses c’est l’achat de masques ;
    • Matériel EPI (visières, sur blouses, gants, combinaisons, chaussures de protection, masques …) : très variable entre 10 000 euros et 50 000 euros ;
    • Téléphonie (abonnements conférences, routeurs Covid, cartes SIM, clés 4G) ;
    • Intervention sociale et santé (appels à la population, alimentation, opération « Bon d’achat ») : pouvant aller jusqu’à 150 000 euros, rien que pour l’opération « bons d’achats).
    • Aide aux commerces (kits commerçants) : env. 10 000 euros.

Des sources d’économies parfois non négligeables, mais non généralisées : la crise sanitaire a également été source d’économie parfois non négligeable, permettant parfois, mais pas toujours, d’équilibrer la section de fonctionnement.

La principale source d’économie tient à l’annulation de manifestations, de fêtes et d’évènements culturels. D’une petite ville à l’autre, l’économie varie de 12 000 euros (lorsque les évènements sont simplement reportés en fin d’année) à 300 000 euros.

Une autre source d’économie concerne les dépenses à caractère général (réduction des fournitures, factures eau, gaz, électricité, carburant, annulation de frais de déplacement…) : estimation de cette source d’économie encore difficile, mais, elle pourrait se chiffrer à 100 000 euros.

A noter que le déconfinement a entrainé des dépenses supplémentaires : Le surcoût lié à la réouverture des écoles pourrait s’élever entre 15 000 et 25 000 € de personnels supplémentaires hebdomadaire (désinfection …). Il en va de même concernant la réouverture progressive des centres de loisirs, des services et des équipements publics.