L’APVF, représentée par son vice-président Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine, a participé à la réunion du comité d’alerte des finances publiques, le 7 juillet, tenue à Bercy sous la présidence du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
L’intitulé de cette réunion illustre à lui seul la gravité de la situation des finances publiques, dont les maires de petites villes sont pleinement conscients.
Romain Colas, au nom de l’APVF, a rappelé que les collectivités territoriales ne pouvaient être tenues pour responsables de cette dérive. Celles-ci font des efforts depuis 2014. L’évolution de leurs dépenses, notamment celles du bloc communal, atteste de leur bonne gestion, comme le confirme la Cour des comptes.
Alors même qu’ils n’étaient pas demandeurs de la suppression d’impôts locaux, qui a porté atteinte à leur autonomie financière et fiscale, et qu’ils doivent faire face à diverses dépenses contraintes, notamment la hausse vertigineuse des cotisations à la CNRACL, les maires de petites villes craignent que le seul levier qui leur reste pour continuer à investir, notamment dans la transition écologique, soit le recours à l’emprunt. De fausses économies, telles que l’assèchement du Fonds vert, pourraient demain coûter beaucoup plus cher.
En attente, plus que jamais, de visibilité et de prévisibilité, l’APVF répondra positivement à l’invitation du Premier ministre de définir collectivement une nouvelle méthode d’élaboration du PLF 2027 qui éviterait de mauvaises surprises.
