L’été 2026 aura été marqué par une succession exceptionnelle de fortes chaleurs, mais aussi par de nombreux incendies qui ont durement touché plusieurs territoires. Dans le prolongement de son précédent communiqué consacré aux feux de l’été, l’APVF renouvelle son soutien aux communes concernées et salue l’engagement des maires, des équipes municipales, des sapeurs-pompiers, des services de secours, des agents municipaux, des bénévoles et des habitants mobilisés face à ces crises.
Cette mobilisation rappelle le rôle essentiel des élus locaux dans la gestion des événements climatiques extrêmes. Elle souligne aussi la nécessité de leur donner davantage de moyens pour anticiper des phénomènes appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.
Les données de Météo-France confirment l’ampleur de l’été 2026, marqué par plusieurs vagues de chaleur successives. Ces épisodes ont eu des conséquences directes sur la santé des populations, les ressources en eau, les espaces naturels, les infrastructures et le fonctionnement quotidien des collectivités.
Les petites villes en première ligne
Lors des épisodes caniculaires, les communes doivent accompagner les personnes vulnérables, adapter le fonctionnement des équipements publics, ouvrir des espaces de fraîcheur, protéger leurs agents et assurer la continuité des services publics.
À plus long terme, elles doivent également repenser l’aménagement urbain : végétalisation, désimperméabilisation des sols, développement des zones d’ombre, adaptation des bâtiments publics ou encore meilleure gestion de la ressource en eau.
Pour les petites villes, ces transformations représentent des investissements importants, souvent difficiles à absorber compte tenu de capacités financières et d’ingénierie plus limitées.
L’APVF prend acte des mesures engagées par le Gouvernement en matière d’adaptation, notamment dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique et du Fonds vert. Mais ces dispositifs doivent être inscrits dans la durée.
Comme elle l’avait déjà rappelé à la suite des incendies de cet été, l’Association estime que les crédits consacrés à l’adaptation et à la transition écologique ne peuvent devenir une variable d’ajustement budgétaire.
La multiplication des canicules et des incendies impose désormais de dépasser une logique reposant uniquement sur la gestion de crise. Les collectivités doivent pouvoir engager des stratégies d’adaptation de long terme, avec des financements pérennes, prévisibles et facilement mobilisables.
