L’Association des petites villes de France (APVF) organisait, mardi 20 octobre, sa traditionnelle Journée finances locales, dans les locaux du Groupe BPCE à Paris, en partenariat avec la Caisse d’Épargne. Placée sous le thème « Budgets communaux 2027 et crise des finances publiques : maîtriser ou subir ? », cette journée a permis aux élus, parlementaires et experts d’échanger sur les conséquences du projet de loi de finances pour 2027 et sur l’avenir de l’autonomie financière des collectivités territoriales.
Ouverte par Loïc Hervé, président délégué de l’APVF et sénateur de Haute-Savoie, cette rencontre s’est tenue dans un contexte de fortes inquiétudes pour les finances locales. Alors que les collectivités sont appelées à participer au redressement des comptes publics, les élus des petites villes ont rappelé la nécessité de préserver leurs capacités d’investissement et de garantir le maintien des services publics de proximité.
La matinée a débuté par un panorama de la conjoncture économique nationale, européenne et internationale, présenté par Jésus Castillo, économiste au sein de Natixis, avant une présentation des principales dispositions du projet de loi de finances pour 2027 ayant un impact sur les budgets locaux, assurée par Jean-Pierre Coblentz, consultant expert chez Stratorial Finances.
Les échanges se sont ensuite poursuivis autour de la question de l’autonomie financière des collectivités territoriales, en présence de Jean-René Cazeneuve, député du Gers. Inflation normative, compensations financières et perspectives de réforme des finances locales ont notamment nourri les discussions.
Le débat des maires, animé par Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine et vice-président de l’APVF, a permis de donner une dimension concrète aux enjeux budgétaires. Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory et vice-présidente de l’APVF, Philippe Laurent, maire de Sceaux et vice-président de l’APVF et Murielle Fabre, maire de Lampertheim et membre du bureau de l’APVF, ont partagé leurs préoccupations face aux contraintes financières croissantes pesant sur les communes.
Les échanges ont notamment mis en lumière les conséquences de la hausse des dépenses contraintes, des cotisations à la CNRACL et des incertitudes entourant l’évolution du Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA). Les élus ont également souligné les difficultés croissantes à dégager des marges d’autofinancement, alors même que les communes doivent continuer à répondre aux besoins de leurs habitants.
Au-delà des équilibres comptables, c’est bien la capacité des petites villes à investir, à soutenir le tissu économique local et à assurer leur rôle d’amortisseur social qui est en jeu. Les participants ont rappelé que la réduction des moyens des collectivités pourrait se traduire concrètement par le report de travaux, la diminution des investissements et une fragilisation des services publics de proximité.
Cette journée a ainsi permis de réaffirmer une conviction forte de l’APVF : le redressement des finances publiques ne peut se faire au détriment de l’investissement local et de l’autonomie financière des communes. Les petites villes doivent disposer de moyens prévisibles et pérennes pour continuer à accompagner les habitants et à faire vivre leurs territoires.
La journée s’est prolongée dans l’après-midi par une réunion du réseau des directeurs généraux des services (DGS) des petites villes.
