L’APVF, accompagné de plusieurs associations d’élus, a saisi le Premier ministre pour demander une augmentation de l’enveloppe du Fonds Chaleur et Froid, au-delà d’un milliard d’euros dès 2027.
Les associations d’élus alertent le Premier ministre dans un courrier sur la nécessité d’accélérer la décarbonation de la chaleur et du froid, qui représentent plus de 40 % de la consommation énergétique. Elles soulignent que, si l’électrification constitue une composante essentielle de la transition énergétique, le développement des sources de chaleur renouvelable ou de récupération — chaleur fatale, géothermie, solaire thermique et biomasses — doit également être renforcé. Ces ressources, valorisées directement ou par l’intermédiaire de réseaux de chaleur, sont présentées comme des moyens de préserver le pouvoir d’achat, de soutenir l’investissement local, de créer des emplois durables et de renforcer l’autonomie énergétique.
Le courrier rappelle les objectifs de la PPE3, qui prévoit de plus que doubler la production de chaleur renouvelable et de tripler les livraisons par réseaux d’ici 2035. Il souligne également le rôle croissant des réseaux de froid face aux vagues de chaleur, avec un objectif de triplement des livraisons à l’horizon 2035. Alors que plus d’un millier de réseaux de chaleur et une cinquantaine de réseaux de froid existent déjà, les auteurs estiment que les moyens actuels du Fonds Chaleur ne permettent pas de répondre à la dynamique des projets, notamment au regard des 6 TWh de projets en attente.
Les associations demandent ainsi une augmentation de l’enveloppe du Fonds Chaleur et Froid, au-delà d’un milliard d’euros dès 2027, afin de l’aligner sur les ambitions de la PPE3 et de permettre le développement de projets de chauffage et de refroidissement décarbonés.
Outre l’APVF, le courrier est signé par Villes de France, l’AMF, France Urbaine et Intercommunalités de France.
Télécharger le courrier envoyé au Premier ministre
