Le 1er juillet, l’Association des Petites Villes de France (APVF), représentée par Jean-Michel Morer, maire de Trilport et président de la commission Éducation de l’Association, a été auditionnée par la mission d’information de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale sur le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique.
Cette mission intervient dans un contexte marqué par une baisse durable des naissances et des effectifs scolaires, qui conduit à repenser l’organisation territoriale du service public de l’éducation et les modalités d’élaboration de la carte scolaire.
À cette occasion, l’APVF a rappelé le rôle essentiel des 4 095 petites villes, qui accueillent près de 39 % de la population française et environ 2,4 millions d’élèves du premier degré, soit près de quatre écoliers sur dix. Les petites villes constituent un maillon essentiel du maillage scolaire national et exercent une fonction de centralité indispensable pour les territoires environnants.
L’Association a défendu une approche plus territorialisée de la carte scolaire, fondée sur une meilleure anticipation des évolutions démographiques, une association renforcée des élus locaux et une prise en compte des réalités des bassins de vie. Elle a notamment plaidé pour que la baisse des effectifs scolaires soit considérée comme une opportunité d’améliorer la qualité du service public de l’éducation – en renforçant l’encadrement des élèves, l’école inclusive et la formation des enseignants – plutôt que comme le seul vecteur de fermetures de classes.
Au travers de cette audition, l’APVF a réaffirmé que l’école demeure un équipement public structurant pour l’attractivité et la vitalité des petites villes et que les décisions relatives au maillage scolaire doivent pleinement intégrer les enjeux d’aménagement du territoire, de cohésion sociale et d’égalité des chances.
