À l’occasion des Assises nationales des collectivités pour l’air, organisées les 13 et 14 octobre à Marseille, la lutte contre la pollution atmosphérique revient au cœur des préoccupations locales. Loin de concerner uniquement les grandes agglomérations, cet enjeu de santé publique appelle également une mobilisation des petites villes.
La pollution de l’air demeure un risque sanitaire majeur. Selon Santé publique France, près de 40 000 décès seraient chaque année attribuables à l’exposition prolongée aux particules fines (PM2,5). Si les grandes agglomérations concentrent une partie des émissions, les petites villes et les territoires ruraux ne sont pas épargnés. Circulation automobile, chauffage résidentiel, activités agricoles ou industrielles contribuent également à la dégradation de la qualité de l’air.
Réunis à Marseille les 13 et 14 octobre, élus, agents territoriaux et experts ont l’occasion d’échanger sur les leviers d’action des collectivités. Cette troisième édition des Assises nationales des collectivités pour l’air accorde notamment une place aux liens entre pollution atmosphérique, changement climatique et santé environnementale. Les incendies de forêt, les épisodes de fortes chaleurs et la formation d’ozone figurent parmi les sujets abordés.
Des leviers d’action à l’échelle des petites villes
Les communes disposent de plusieurs moyens pour améliorer la qualité de l’air et limiter l’exposition de leurs habitants. L’aménagement des espaces publics, le développement des mobilités actives, la rénovation énergétique des bâtiments ou encore la végétalisation des centres-villes peuvent contribuer à cet objectif.
Une attention particulière doit également être portée aux établissements scolaires. L’amélioration de la ventilation, la surveillance de la qualité de l’air intérieur et la limitation de la circulation automobile aux abords des écoles constituent des mesures concrètes pour protéger les enfants, particulièrement vulnérables aux effets de la pollution.
Pour les petites villes, ces politiques se heurtent toutefois à des contraintes financières et techniques. Le manque d’ingénierie et les difficultés à mobiliser des financements peuvent freiner les investissements nécessaires, alors même que les enjeux de santé environnementale s’intensifient.
Dans un contexte de restrictions budgétaires pour les collectivités, l’amélioration de la qualité de l’air suppose donc un accompagnement adapté aux moyens des petites villes. Elle doit pouvoir s’inscrire dans une politique territoriale associant prévention sanitaire, transition écologique et amélioration du cadre de vie.
