L’APVF a tenu à alerter le Gouvernement sur l’urgence de renforcer son action face à la prolifération des sargasses qui frappe de nombreuses communes littorales de Guadeloupe et de Martinique.
Depuis plusieurs années, les échouements massifs de ces algues brunes constituent une crise sanitaire, environnementale, économique et sociale majeure. En se décomposant sur les rivages, les sargasses dégagent des gaz toxiques, notamment du sulfure d’hydrogène, qui affectent la santé des habitants, dégradent les écosystèmes, perturbent l’activité touristique et pèsent lourdement sur l’économie locale.
Les communes sont en première ligne pour organiser la collecte et le traitement des algues, assurer la sécurité des populations et limiter les conséquences de ces échouements. Or, ces interventions représentent des coûts particulièrement élevés pour des collectivités déjà confrontées à de fortes contraintes budgétaires.
L’APVF estime que, malgré les nombreuses missions, études et rapports consacrés à cette problématique, les réponses apportées par l’État demeurent insuffisantes au regard de l’ampleur du phénomène. Cette situation nourrit un sentiment d’abandon dans les territoires ultramarins, alors même que le principe d’égalité républicaine impose une mobilisation nationale à la hauteur des enjeux.
Représentée au sein de ses instances dirigeantes par Yan Monplaisir, maire de Saint-Joseph (Martinique), Jean-Luc Edom, maire de Goyave (Guadeloupe), et Jules Otto, maire de Vieux-Habitants (Guadeloupe), l’APVF appelle l’État à engager sans délai un plan d’action renforcé. Elle demande notamment un accompagnement financier accru des communes concernées, une amélioration des moyens de prévention et de ramassage des sargasses, ainsi qu’une coordination renforcée entre l’ensemble des acteurs publics afin d’apporter des réponses durables à ce fléau qui affecte durablement les territoires antillais.
