Gel des crédits de la rénovation des écoles : l’APVF déplore la politique du « Stop and go »

7 septembre 2026 Petite enfance et éducation

L’Association des Petites Villes de France (APVF), que préside Christophe Bouillon, ancien député de Seine-Maritime et maire de Barentin, et dont le Président délégué est Loïc Hervé, vice-président du Sénat, fait part de son inquiétude suite à la décision du gouvernement de geler 40 millions d’euros de crédits initialement destinés à l’adaptation des écoles au réchauffement climatique.

Le gouvernement a annoncé avant l’été un plan d’urgence de 60 millions d’euros pour faire face à la canicule en visant en priorité 2 500 écoles parmi les plus vulnérables à la chaleur. Le gouvernement vient de décider du gel de 40 millions d’euros affectés à la rénovation thermique des écoles.

L’APVF déplore ces signaux contradictoires, alors que l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France. L’adaptation au changement est une nécessité : refuser d’investir aujourd’hui, c’est devoir payer plus cher demain. Les politiques de « Stop and Go » de l’Etat, outre qu’elles manquent d’efficacité, privent de toute visibilité les élus locaux, et au premier chef, les maires des petites villes.

L’APVF a déjà eu l’occasion, pendant l’été, de proposer au ministre de l’Education nationale, Edouard Geffrey, un plan canicule pour préparer toutes les écoles de France aux prochaines vagues de chaleur.

Des investissements d’urgence sont nécessaires. Les équipements nécessaires sont connus de tous. Les écoles ont besoin de brasseurs d’air, d’occultants et d’au moins une salle tempérée par établissement.

Ces investissements supposent un cadrage pluriannuel des besoins, avec un fléchage d’aides directes sur les projets portés par les communes. Si l’on compte 4 brasseurs d’air par classe, cela revient à environ 2 500 euros.  L’investissement n’est pas négligeable, mais il est atteignable.

Les collectivités n’y arriveront cependant pas seules. L’APVF ne demande pas que l’ensemble de l’effort repose sur l’Etat. Il convient de trouver de nouvelles solutions de financement, associant collectivités, Etat, syndicats d’énergie, établissements de crédit et énergéticiens.

L’APVF appelle par conséquent à la mise en œuvre d’un plan canicule pour rafraîchir les salles de classes dès maintenant. L’adaptation de toutes les écoles est un objectif prioritaire pour les maires des petites villes. La situation que le pays a connu cet été constitue la nouvelle norme : seules des politiques de long terme, planifiées au plus près du terrain, sauront y répondre.