L’APVF publie son rapport d’activité

Le rapport d’activité 2025 de l’Association des Petites Villes de France est désormais disponible en ligne.

Ce document retrace une année d’engagement au service des petites villes, marquée par une mobilisation constante de l’APVF aux côtés de son réseau d’élus et de collectivités à taille humaine. Il revient sur les actions de plaidoyer menées, les travaux thématiques engagés, les partenariats développés ainsi que les temps forts de la vie associative.

Conçu comme un outil de transparence et de valorisation de l’action collective, ce rapport permet également de mesurer le rôle central joué par les petites villes dans l’équilibre territorial et les grandes transitions à l’œuvre.

Lire le rapport d’activité de l’APVF

Petites villes et petites entreprises : des convergences en prévision des municipales

Une délégation composée de Christophe Bouillon, maire de Barentin et Président de l’APVF, et de Daniel Cornalba, maire de l’Etang-la-Ville, membre du Bureau de l’APVF, a rencontré le Président de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME), Amir Reza-Tofighi. Ils ont échangé sur les opportunités en matière de développement économique dans le cadre du prochain mandat municipal.

La CPME est l’une des trois associations professionnelles du pays et la première en nombre d’adhérents. Elle est constituée de 320 000 PME, organisées autour de 120 fédérations professionnelles, pour plus de 5 millions salariés, sur l’ensemble du territoire.

Sous l’impulsion du Président de la CPME, M. Amir Reza-Tofighi, les propositions de la CPME sont désormais dans le débat public. Le chef d’entreprise considère en effet que la plupart des problématiques que rencontrent les Français concernent, d’une façon ou d’une autre, les petites et moyennes entreprises. La CPME prépare ainsi un document programmatique en prévision des élections municipales, fort de plus de 2 600 propositions. Tout l’enjeu est de proposer des clefs pour favoriser le développement économique du territoire.

Le Président de l’APVF, Christophe Bouillon a rappelé que les maires se voyaient souvent comme des chefs de PME municipales.  « Le maire a un rôle d’ensemblier », selon le maire de Barentin. A ce titre, il est amené à collaborer avec l’ensemble de l’écosystème économique. Daniel Cornalba, maire de l’Etang-la-Ville a d’ailleurs souligné qu’il était désormais impensable qu’une commune puisse se passer d’un adjoint au développement économique.

Pour MM. Bouillon et Cornalba, si la porte d’entrée des questions économiques est plus volontiers l’intercommunalité, l’échelon communal conserve tout son sens, tant sur les questions de foncier que pour la fourniture de services adaptés aux entreprises et aux salariés.

Parmi les sujets abordés ont figuré la modernisation de la comptabilité publique, la réindustrialisation, la simplification administrative ou encore la revitalisation commerciale.

Les représentants de l’APVF et de la CPME ont convenu de pérenniser les relations de leurs structures respectives.

 

3 questions à…Alain Di Crescenzo, Président de CCI France

Dans un contexte de compétition entre territoires pour attirer l’installation d’entreprises, La Lettre des Petites Villes pose cette semaine 3 questions à Alain Di Crescenzo, Président de CCI France, sur les interactions entre entreprises et territoires en cette fin de mandat.

1/ Les CCI sont des acteurs incontournables du développement économique des territoires. Quelle est votre réaction suite au dépôt du projet de loi de finances, même si celui-ci est amené à évoluer ? 

Projet de Loi de Finances pour 2026, tel que présenté par le Gouvernement, prévoit une nouvelle réduction drastique du budget des CCI, à hauteur d’un tiers de des moyens qu’elles reçoivent de l’Etat. Il est non seulement incompréhensible, mais il est surtout un contresens économique inacceptable. En pleine période de fragilité des entreprises, marquée par un nombre croissant de défaillances, affaiblir le réseau public de proximité qui est en première ligne pour les accompagner serait une grave erreur. Après avoir déjà absorbé une baisse de 61% de ces mêmes ressources depuis 2013, cette nouvelle baisse, qui aboutirait à supprimer 3 000 emplois et mettrait en difficultés financières graves les 2/3 des CCI, détruirait notre capacité d’action essentielle pour l’accompagnement des TPE/PME (développement des volants d’affaires, transitions numérique et environnementale, internationalisation, recrutement, formation, transmission, …) et l’attractivité des territoires. Avec le soutien de l’ensemble des groupes politiques, associations d’élus locaux et des organisations patronales, nous espérons parvenir au rétablissement de la trajectoire budgétaire négociée avec l’Etat il y a deux ans et qui prévoit déjà des prélèvements sur les fonds de roulements des CCI (soit 100 M€ entre 2024 et 2027). Je suis confiant quant à la suite des débats parlementaires qui permettront, j’en suis convaincu, de la respecter.

2/ Les entreprises comme les collectivités font face à l’instabilité politique nationale. Quelles coopérations au niveau local pourraient être imaginées pour y faire face ? 

Face aux incertitudes nationales et internationales qui touchent les entreprises, le réseau des CCI agit : l’instabilité ne se combat pas avec des promesses, mais par l’ancrage et l’action dans la proximité. Dans chaque territoire, les CCI jouent un rôle d’amortisseur et de facilitateur entre entreprises, collectivités et acteurs publics. Nous avons ainsi plus de 900 partenariats entre CCI et collectivités qui permettent d’irriguer ces liens au quotidien. Renforcer ces coopérations, ces alliances, c’est soutenir le dynamisme local : mieux prendre en compte des besoins des entreprises dans l’aménagement du territoire, éclairer l’action publique par des travaux et outils d’observation économique, assurer localement la présence d’organismes de formation, moderniser les infrastructures, simplifier les démarches pour les entrepreneurs, lutter contre la vacance commerciale, favoriser la reprise d’une entreprise ou encore faire (re)naître des filières industrielles. Grâce à la connaissance de terrain des CCI sur l’ensemble de ces sujets, elles sont un outil pour les élus locaux afin de construire des pactes territoriaux de confiance au service de la résilience des territoires.

3/ A l’approche d’un nouveau mandat municipal, quels sont les principaux enjeux des entreprises à l’horizon 2030 ? Comment les maires peuvent-ils les accompagner pour y faire face ? 

À l’horizon 2030, les entreprises affronteront de nombreux défis : croissance, compétitivité, transition écologique, digitalisation des activités, adaptation des compétences mais aussi résilience face aux crises – géopolitiques, climatiques… Les maires, en tant que premiers acteurs de proximité, ont un rôle direct pour créer un environnement favorable au développement économique. Tout l’enjeu sera pour eux de faire émerger des écosystèmes locaux, avec les CCI bien sûr, mais aussi avec l’Etat et ses opérateurs ainsi que les entreprises elles-mêmes. Car dynamiser un territoire nécessite d’une part de dépasser les logiques d’acteurs et d’autre part de mobiliser l’ensemble des politiques publiques à la main des élus : le logement, l’aménagement et la gestion du foncier, les transports, la formation et l’éduction, etc. Dans ce contexte, je m’en porte garant : les CCI seront aux côtés des élus locaux. C’est tout le sens des liens que nous entretenons au national avec les associations d’élus locaux, dont l’APVF bien sûr, ainsi que des partenariats locaux que nous appelons de nos vœux à tous les niveaux afin de maximiser l’impact de l’action publique au service des entreprises et des territoires.

 

 

3 questions à Didier Béé, Président de la Mutuelle nationale territoriale (MNT)

Alors que la proposition de loi sur la protection sociale complémentaire (PSC) des agents territoriaux doit être examinée le 11 décembre en séance publique à l’Assemblée nationale, Didier Bée, Président de la Mutuelle nationale territoriale (MNT) répond à nos questions.

1) Comment la MNT s’est-elle adaptée aux nouvelles exigences légales ? Comment les différentes transformations ont-elles été perçues par les agents ? 

Dès le 1er janvier 2025, nous nous sommes mis en conformité avec le décret du 20 avril 2022 pour la prévoyance (participation employeur de 7 euros minimum par agent et par mois pour un panier à deux garanties qui est assez onéreux). Ce texte ne satisfait personne dans un marché où encore aujourd’hui c’est l’individuel qui est majoritaire. Dans cette situation, nous estimons que ce sont des dizaines de milliers d’agents qui ont décidé de quitter leur contrat prévoyance en 2025 préférant attendre que l’obligation de participation telle que définie dans l’Accord collectif national (ACN) du 11 juillet 2023 soit mise en œuvre et donc autant d’agents qui n’ont pas de couverture prévoyance, en contradiction avec la loi de février 2021 et l’’ACN.

2) La proposition de loi sur la PSC de retranscription de l’Accord du 11 juillet 2023 a été votée au Sénat et est actuellement examinée à l’Assemblée. Quelles sont vos attentes ? 

Ce texte qui transpose l’Accord en prévoyance est une étape cruciale pour les agents : à partir du 1er janvier 2029, les collectivités territoriales auront l’obligation de prendre en charge au moins 50 % de la cotisation de prévoyance — couvrant deux garanties minimales : l’incapacité et l’invalidité — dans le cadre de contrats collectifs à adhésion obligatoire.

C’est une ambition forte que nous avons défendue depuis près de dix ans : bâtir une prévoyance universelle pour les 2 millions d’agents de la fonction publique territoriale. La MNT a défendu cette proposition de loi avec détermination, aux côtés de ses partenaires mutualistes, car elle reflète ce qui guide notre action depuis toujours : garantir une protection sociale équitable, solidaire et accessible à tous les agents territoriaux.

Nous sommes donc pleinement engagés pour que la proposition de loi soit votée conforme le 11 décembre prochain à l’Assemblée nationale. Il y a urgence. (interview réalisée fin novembre).

3) Vous évoquiez à propos de l’Accord, un certain nombre de sujets non traités ou insuffisamment explicités, mais indispensables à sa mise en œuvre. Ces éléments sont-ils clarifiés par la proposition de loi ?

Quelques inquiétudes demeurent en effet, en particulier concernant l’article 4, portant sur la succession des contrats et la question du maintien de salaire des agents, même si la loi Evin encadre déjà assez clairement ces situations, et s’il existe de la jurisprudence sur ce sujet. En effet, pour prévenir certains comportements déloyaux d’opérateurs, nous souhaitons que les cas particuliers soient mieux pris en compte, car derrière les successions de contrats, il y a des situations humaines souvent dramatiques. C’est pourquoi il est essentiel d’agir en amont pour prévenir la multiplication de ces contentieux et les ruptures d’indemnisation qui malheureusement les accompagnent.

Par ailleurs, nous insistons sur un point crucial : sans soutien spécifique aux petites collectivités, la réforme pourrait renforcer les inégalités d’accès à la prévoyance. C’est pourquoi nous plaidons depuis 2023 pour la création d’un fonds de soutien aux petites collectivités, pour les accompagner durablement dans la prise en charge de la PSC de leurs agents.

Une commune de l’APVF récompensée par le prix Territoria

La commune de Saint-Hilaire-de-Brethmas (5 000 habitants, Gard) dont le maire est Jean-Michel Perret, membre du Bureau de l’APVF a été récompensée par le prix Territoria « ville durable », niveau or pour son projet d’éco-quartier « La Diane » dans sa commune.

Ce prix décerné par la ministre déléguée aux collectivités territoriales Françoise Gatel, s’inscrit dans le projet de « Ville du quart d’heure », suivant le concept développé par l’urbaniste franco-colombien de renommée internationale, Carlos Moreno. L’idée de la « Ville de quart d’heure » est de permettre à tout habitant de disposer de l’ensemble des aménités en quinze minutes depuis son domicile.

Le projet lui-même s’inscrit dans la perspective de créer un écoquartier périurbain durable. Pour la construction, 70% des matériaux sont bio et géosourcés locaux. L’enjeu énergétique est également pris en compte : la part d’autoconsommation du quartier devrait atteindre 81%, avec à la clef une réduction de plus de 40% des factures énergétiques des habitants. Dans un contexte de ZAN, le projet prend en compte les enjeux de sobriété foncière, avec une imperméabilisation de 17,5% de la surface du quartier, et l’implantation d’un espace vert de 5 300 m2.

Une des caractéristiques remarquables du projet réside dans ses modalités de création. En effet, les habitants ont participé à la co-conception du projet de bout en bout. Les filières locales ont également été impliquées, avec la mise à contribution de la filière du bois des Cévennes et celle de la paille de riz.

Ce projet unique en France, déjà lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Démonstrateur de la ville durable », dispose ainsi d’atouts pour faire référence et constituer un modèle pour développer des projets d’urbanisation de façon maîtrisée et résiliente.

Baromètre financier des PVD : un mandat entre résilience et investissements soutenus

L’Association des Petites Villes de France (APVF), et ses partenaires, l’Agence France Locale (AFL) et l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) ont dévoilé, lors du Salon des Maires, le dernier numéro du Baromètre des Petites Villes de Demain (PVD). Cette édition a permis de faire le point sur la dynamique financière des PVD au cours du mandat.

Le principal enseignement du baromètre est la résilience financière des communes PVD. Entre 2020 et 2024, leur notre financière attribuée par les services techniques de l’AFL, est demeurée stable.

Cette stabilité n’a pas été synonyme d’immobilisme. Le hausse des investissements est soutenue – +42,5% sur le mandat – tandis que l’endettement est demeuré maîtrisé – avec un taux en baisse de 86,6% à 70% depuis 2020. Les communes PVD illustrent ainsi qu’il est possible de soutenir un investissement dynamique au service des territoires sans compromettre s a solvabilité .

Ces résultats illustrent la réussite du programme PVD : des communes qui investissent pour demain, sans compromettre leurs équilibres d’aujourd’hui.

Télécharger le communiqué de presse sur le baromètre PVD

Télécharger le baromètre complet

3 questions à…Patrick Buffard, Directeur BU loterie et pari sportif en réseau France de FDJ

Cette semaine la Lettre des Petites Villes pose 3 questions à Patrick Buffard, Directeur BU loterie et pari sportif en réseau France de FDJ.

Quelle place le réseau de points de vente FDJ occupe-t-il aujourd’hui au sein des territoires ?

Grâce à nos près de 29 000 points de vente, nous sommes le premier réseau de proximité en France. Surtout, nous pouvons compter sur un vrai maillage territorial, puisque nous sommes présents dans plus de 11 000 communes.

Cet ancrage local nous permet de contribuer fortement au dynamisme économique des territoires. FDJ UNITED est en effet un partenaire majeur pour les commerçants de son réseau : les commissions que nous leur reversons – près d’un milliard d’euros en 2024 – représentent pour beaucoup leur deuxième source de revenus. 88 % de nos commerçants partenaires estiment ainsi que FDJ est indispensable pour leur activité et leur commerce.

Au-delà du seul soutien économique, nous avons surtout su tisser une vraie relation de confiance avec nos commerçants partenaires. Leur taux de satisfaction, que nous mesurons régulièrement, reste très élevé avec une note moyenne de 8,6/10 en 2025. C’est une très belle récompense de tout le travail effectué sur le terrain par nos équipes !

 

Comment FDJ UNITED concilie son développement à l’international avec son ancrage territorial en France ?

La France, qui représente plus de 70 % de notre chiffre d’affaires, reste le centre de gravité de FDJ UNITED. Et le dynamisme de notre activité en points de vente, avec une croissance de 3% en 2024, est un atout majeur pour la mise en œuvre de notre stratégie à horizon 2028.

Nous sommes aussi pleinement conscients de l’importance de notre réseau physique de proximité pour le tissu économique local et la cohésion sociale des territoires – en particulier dans les zones rurales. Et c’est aussi pour cela que nous avons à cœur, aujourd’hui en tant que FDJ UNITED comme hier en tant que groupe FDJ, de maintenir la vitalité de ce réseau.

Cela passe notamment par un renouvellement régulier de notre offre : nous avons par exemple lancé début novembre un nouveau jeu de loterie, Crescendo. Et nous nous nous attachons également à dépasser l’opposition entre commerce physique et digital, pour proposer à nos clients une expérience omnicanale qui conjugue le meilleur des deux univers.

Comment est-ce que FDJ UNITED peut accompagner les évolutions du commerce de proximité, et notamment lui permettre de rester attractif ?

Le commerce de proximité doit réussir à se réinventer pour rester en phase avec les attentes des clients. Pour l’accompagner, nous avons lancé un grand plan « Points de vente 2030 », construit en concertation avec la Fédération des buralistes et Culture presse.

L’un des principaux besoins remonté est la modernisation des points de vente, cruciale pour développer le trafic et la satisfaction client. Nous avons ainsi lancé un dispositif d’avances sur commissions pour nos commerçants partenaires, jusqu’à 30 000 euros, qui permet d’avoir la trésorerie nécessaire pour débuter des travaux sans rembourser les intérêts d’un emprunt classique.

La deuxième clé est la diversification de l’offre. Nous avons lancé en 2023 une offre de paiements de proximité, Nirio, qui permet aux particuliers de régler leurs dépenses du quotidien et de réaliser des dépôts et retraits d’espèces au sein d’un des plus de 10 000 points de vente FDJ agréé. En 2024, 3,2 millions de transactions ont été réalisées avec Nirio, pour un montant total de près de 256 millions d’euros.

Ce ne sont que quelques exemples de la façon dont FDJ UNITED accompagne ses commerçants partenaires, et participe ainsi à la dynamique des territoires : pour découvrir tous nos engagements, je vous donne rendez-vous sur notre stand au Salon des Maires et des Collectivités Locales (stand D 133, pavillon 4), et je vous invite également à participer à notre table ronde sur le commerce de proximité qui aura lieu le mercredi 19 novembre à 14h !