
Le ministre de l’Education, Edouard Geffray, a réuni le jeudi 29 janvier le 10e comité des élus locaux. L’instance de concertation de haut niveau entre le ministre et les représentants des collectivités territoriales n’avait pas été réunie depuis juin 2025. L’APVF y était représentée par son Vice-Président Jean-Michel Morer, maire de Trilport (Seine-et-Marne).
Le ministre a rappelé la nécessité d’aborder conjointement les défis communs qui se présentaient au ministère de l’éducation nationale et aux collectivités territoriales. C’est pour cela que M. Geffray a souligné l’importance et la nécessité d’une instance de coconstruction rassemblant l’ensemble des associations d’élus.
“Le clocher de la République est l’école”
La réunion a porté sur un enjeu de long terme : la transition démographique et la baisse de la natalité. Le nombre de naissances en France en 2025 est égal à celui de 1942, mais avec 28 millions habitants de plus. L’ensemble du système éducatif, qui reposait sur une croissance ou une stagnation du nombre d’élèves est à revoir. Et pour y répondre, M. Geffray considère qu’il est nécessaire de dépasser le débat sur l’ouverture et la fermeture de classes, pour se concentrer sur la qualité de l’enseignement. Il conviendra par conséquent de trouver une réponse collective à la question : quelle évolution de l’offre scolaire ? Répondre à cette question demandera tout à la fois de développer une vision pluriannuelle au niveau infradépartemental des besoins et de prendre en compte que l’école est un élément central de l’aménagement du territoire, selon l’expression du ministre “le clocher de la République est l’école”.
“La crise démographique est une opportunité de relever le niveau de l’école de la République”
Le Vice-Président de l’APVF, Jean-Michel Morer, maire de Trilport a appelé à faire de cet “accident démographique”, une opportunité pour “relever le niveau de l’école de la République”. Pour l’édile de Seine-et-Marne, le risque serait de se couler dans une perspective purement budgétaire et de ne voir dans la baisse du nombre d’élèves qu’un levier de rationalisation des moyens.Moins d’élève par classe, c’est la possibilité de proposer un suivi plus individualisé pour les élèves, d’expérimenter de nouvelles formes de pédagogie, ou encore repenser le mobilier scolaire et l’organisation des classes. Cette mutation pourrait également permettre de rouvrir le chantier de la prise en compte du périscolaire dans le temps global de l’enfant et des familles.
Ont également été abordés lors de ce comité le thème de l’organisation face aux phénomènes de forte chaleur et aux cyberattaques. Pour ces deux sujets, les élus locaux ont convenu qu’il était nécessaire que l’Etat fournisse un cadre clair, sur ce qui relève des collectivités et ce qui relève de l’Etat.
Le prochain comité des élus locaux se réunira au printemps.
