Et encore on ne vous dit pas tout !

  • - L’APVF est une force écoutée des décideurs publics depuis plus de 30 ans
  • - L’APVF défend les petites villes auprès de tous les lieux décisionnels
  • - L’APVF est un réseau pluraliste et convivial permettant le partage d’expérience
  • - L’APVF assure la promotion et la visibilité des petites villes dans les médias
  • - L’APVF représente une source d’information claire, précise et rapide pour les élus
  • - L’APVF, c’est un avocat et une équipe réactive pour les élus et leurs services
  • - L’APVF propose une offre de formation calquée sur les besoins des petites villes
  • - L’APVF organise des journées d’études en fonction de l’actualité législative
  • - L’APVF facilite la circulation de l’information stratégique
  • - L’APVF agit au quotidien pour faciliter l’exercice du mandat local

Témoignages

3 questions à Ingrid-Hélène Guet, Déléguée générale de Mouvement Sol
3 questions à Ingrid-Hélène Guet, Déléguée générale de Mouvement Sol

Parmi tous les leviers de la revitalisation des petites villes, un est trop longtemps occulté : celui des monnaies locales. Plongée dans le monde trop méconnu avec Ingrid-Hélène Guet, Déléguée générale de Mouvement Sol.

1- Les monnaies locales font partie des leviers pour favoriser le développement local ; elles sont pourtant méconnues de nombreux maires. Pourriez-vous nous rappeler ce qu’est une monnaie locale ?

Les monnaies locales complémentaires (MLC), reconnues par la loi ESS de juillet 2014 et inscrites au Code Monétaire et Financier, circulent à l’échelle locale des bassins de vie. Utilisées par les habitants, associations, collectivités locales, entreprises et commerces, elles permettent de stimuler l’économie locale, de développer des projets solidaires et d’accompagner la transition écologique des territoires.  Elles sont un outil de cohésion territoriale autant que sociale.

Comment ça marche ? Un citoyen adhère à l'association et échange par exemple 100€ contre 100 unités de la monnaie locale. Ces 100 unités ne pourront ensuite être dépensées qu'auprès de professionnels locaux : restaurateurs, artisans, commerçants, etc. ; qui eux-mêmes utiliseront cette monnaie pour payer leurs fournisseurs locaux, et ainsi de suite. La monnaie locale crée donc un cercle vertueux de relocalisation de l'économie. Quant aux 100€ initialement échangés contre les MLC, ils sont eux, déposés par l'association dans une banque partenaire qui les utilise pour financer des projets économiques à plus-value sociale et écologique sur le territoire. Ainsi l’argent soutient doublement le développement du territoire : par la consommation locale et par des investissements.

2 - En quoi l’introduction d’une monnaie locale peut aider la résilience du tissu économique local ?

Une étude d’impact datant de 2021  et plusieurs études universitaires depuis ont montré que la monnaie locale dynamise les territoires et renforce la résilience du tissu économique local de plusieurs manières :

  • En adhérant à leur monnaie locale, les professionnels voient en moyenne leur chiffre d’affaires augmenter de 9 à 12%[1], via l’arrivée de nouveaux clients qui cherchent à dépenser leurs unités de MLC et à faire leurs achats dans des commerces locaux, et la fidélisation de sa clientèle existante.
  • En incitant les professionnels à favoriser les fournisseurs locaux[2], un paiement en MLC génère entre 25% et 55% de revenus supplémentaires pour le territoire par rapport à un paiement en euros. Autant d’argent qui va bénéficier aux commerces de proximité et entreprises du territoire, donc à l’emploi local, au pouvoir d’achat, à la consolidation des filières locales, et à la sauvegarde des cœurs de ville. De plus, ces circuits courts locaux favorisent la transition écologique.

 3 - De quelle façon un maire de petite ville peut-il s’engager dans une démarche d’adoption de monnaie locale ?

La première étape est de vérifier s’il existe une MLC active sur le territoire, ou si un projet de création est en cours. Si ce n’est pas le cas, il est possible d’inciter des citoyens à en créer une.

S’il existe un projet, le maire peut échanger avec l’association de MLC de son territoire sur le partenariat le plus pertinent :

  • Adhésion possible de la Mairie à la monnaie locale, en soutien
  • Acceptation de la MLC en règlement dans les régies municipales en MLC (piscines, musées, bibliothèques...)
  • Paiement d’une partie des indemnités des élus municipaux en MLC,
  • Versement d’une partie des subventions en MLC, pour que les associations consomment ensuite davantage auprès des commerces de proximité
  • Création de projets communs (autour de l’alimentation et de l’agriculture, d’aide aux publics précaires…)
  • Communication pour encourager les habitants et les professionnels à utiliser la MLC

Pour cela, la Mairie peut signer une convention de partenariat avec l’association gestionnaire de la MLC, et pourquoi pas accompagner aussi financièrement son développement.

S’engager dans une démarche d’adoption d’une monnaie locale, c’est s’inscrire dans une dynamique de développement local et répondre à la volonté des citoyens que l’argent public irrigue et reste davantage sur le territoire.

 

 

[1] Oriane Lafuente-Sampietro. The multiplier effect of convertible local currencies: case study on two French schemes. 2021

[2] Oriane Lafuente-Sampietro. The multiplier effect of convertible local currencies: case study on two French schemes. 2021

3 questions à Anne Duclos-Grisier, Directrice de l‘Information Légale et Administrative (DILA)
3 questions à Anne Duclos-Grisier, Directrice de l‘Information Légale et Administrative (DILA)

Anne Duclos-Grisier, Directrice de l‘Information Légale et Administrative (DILA)

1- Vous êtes à la tête de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) qui mérite d’être mieux connue des Maires des Petites Villes. Quelles sont les missions de la DILA ?

Les maires des petites villes ne connaissent peut-être pas la DILA mais ils sont certainement très familiers de ses produits et sites internet : le Journal officiel, le bulletin officiel des annonces de marchés publics (boamp.fr), Légifrance ou encore Service-public.fr qui offre des services en ligne aux collectivités. Les éditions La Documentation française et Vie-publique.fr accompagnent aussi les élus et leurs équipes dans l’appréhension des politiques publiques. 100% accessible aux personnes en situation de handicap pour la majorité, nos sites répondent aux standards en vigueur en matière de sécurité. Tous nos services numériques sont gratuits. Une très bonne raison pour s’emparer d’eux !

La DILA est une direction d’administration centrale au sein des services du Premier ministre. Ses missions sont d’assurer l’accès au droit, d’offrir aux citoyens les informations nécessaires à leurs démarches administratives ainsi qu’à la connaissance de leurs droits et devoirs, de contribuer à la transparence de la vie économique et financière, de proposer des publications relatives au débat public et au fonctionnement des institutions.

2-En quoi, la DILA peut-elle être considérée comme un partenaire des petites villes ?

D’abord pour leur simplifier la vie administrative ! Pour connaître leurs droits et être épaulés dans leurs démarches administratives, les administrés vont sur internet ou se rapprochent de leur mairie ou des maisons France services. La DILA intervient en complémentarité en constituant un premier point d’entrée sûr pour les administrés :

Service-public.fr, site officiel de l’administration, est un soutien précieux aux secrétaires de mairies, en regroupant toute l’information administrative en un seul lieu ! C’est également un support utile pour les agents des France Services dont la DILA accompagne la formation. Nous avons en projet une « école Service public » pour mieux faire connaître aux personnels en contact avec le public, toutes les ressources qui peuvent les aider.

C’est aussi un bouquet de services gratuit, une offre prête à l’emploi pour les collectivités : il permet de s’abonner à une ou plusieurs démarches en ligne : le recensement citoyen obligatoire (RCO), la demande d’actes d’état civil (AEC), la demande de déclaration de changement de coordonnées (JCC), la déclaration d’hébergement de tourisme (DHTOUR)… Chaque mairie, quelle que soit sa taille, disposant ou non d’un système d’information, peut proposer des services plus flexibles, adaptés à la vie quotidienne de ses concitoyens. Aujourd’hui, déjà plus de 8 500 communes (couvrant près de 60 % de la population) ont rejoint ce bouquet de services.

3-Comment peut-elle accompagner les élus et leurs équipes au quotidien ?

Elle s’inscrit dans une logique d’information et de formation continue. La DILA a un rôle de pédagogie dans les informations qu’elle délivre. Ainsi, Vie-publique.fr est à la fois un outil de travail au quotidien (actualités, synthèse de rapport public officiel, explication du contenu des projets et propositions de loi en discussion) et un outil de formation continue pour les maires : des fiches pédagogiques expliquent ainsi les finances publiques, la décentralisation ou le rôle des intercommunalités par exemple. Les ouvrages de La Documentation française sont aussi, une source d’information et d’analyse fiable. C’est une mine pour nourrir sa réflexion et son argumentation.

Et Légifrance bien sûr permet de consulter chaque jour le Journal officiel et de rechercher tous les textes de droit et les jurisprudences importantes, pour veiller à ne pas passer à côté d’une réglementation… ce qui n’est pas simple. Les maires connaissent très bien ce site de référence mais n’ont peut-être pas remarqué que depuis peu, nous avons ajouté un onglet « Informations pratiques » sous les dispositions normatives qui le justifient, qui renvoie aux fiches de Service-public.fr en lien avec ces dispositions.

3 questions à Arnaud Bazire, Directeur Général de Suez Eau France
3 questions à Arnaud Bazire, Directeur Général de Suez Eau France

Arnaud Bazire, Directeur Général de Suez Eau France, répond cette semaine aux questions de la lettre hebdomadaire des petites villes. 

  1. Pouvez-vous revenir pour les petites villes sur la feuille de route développement durable 2023-2027 et ses implications pour Suez ?

Depuis 160 ans, SUEZ apporte des services essentiels pour améliorer la qualité de vie des populations et contribuer au développement des territoires.  Par leur nature, au-delà d’être indispensables à la survie de l’humanité, nos métiers de l’eau et des déchets, sont au cœur des enjeux d’adaptation et de transition écologique et solidaire.

A ce titre, les conséquences du changement climatique, de plus en plus visibles et parfois irréversibles, imposent que nous changions de paradigme. A titre d’illustration, les périodes de sécheresse et les inondations, parfois meurtrières, se multiplient et s’intensifient partout en France en même temps que la qualité des ressources en eau est altérée sous le triple effet des aléas météorologiques, de la modification du cycle naturel de l’eau et des polluants émergents. C’est pourquoi, notre Feuille de Route de Développement Durable 2023-2027 porte 24 engagements opérationnels, quantifiés, pour accélérer notre action en matière de climat, de préservation de la nature et de responsabilité sociale. Ces engagements ont été distingués récemment par deux organismes mondiaux de référence dans l’évaluation extra-financière des entreprises, EcoVadis et CDP. Nous les prenons aux côtés de nos clients, de nos partenaires et de l’ensemble de nos parties prenantes.

Cela passe notamment par la décarbonation de l’énergie grâce à la production d’énergie locale à partir des déchets et des eaux usées – nous avons atteint l’autosuffisance électrique de nos activités en Europe en 2023 -, par le recours au digital pour anticiper les fortes pluies et prévenir les inondations ou encore par le développement de ressources en eau alternatives, telles que la REUT ou le dessalement, pour faire face aux situations de stress hydrique.

 

  1. Dans le cadre du Plan Eau, présenté en mars par le Président de la République, quel rôle entend jouer un acteur comme Suez ?

L’eau est aujourd’hui au cœur du débat public et de l’agenda politique. C’est une bonne chose dans le contexte de pression et de raréfaction de la ressource disponible mais également de préoccupations fortes des citoyens en matière de qualité. Nous saluons le Plan Eau lancé il y a un an par le Président de la République. Il s’inscrit dans la prise de conscience collective qui a fait suite à la sécheresse de 2022. Cette séquence a marqué les esprits et redéfini les comportements. La France, au même titre que de nombreux pays européens, a compris que la ressource en eau était devenue fragile, que son accès n’était plus aussi facile que dans l’histoire récente. Elle est également de plus en plus confrontée aux conflits d’usages au sein et entre les territoires.

En tant qu’opérateur, nous accompagnons les collectivités dans la mise en place d’actions adaptées à leurs spécificités. Si l’eau est un produit local, les solutions à apporter doivent l’être tout autant.

Nous disposons des techniques pour répondre aux impératifs qui s’imposent à tous désormais : davantage de sobriété, de traitements en lien avec la future DERU, de ressources alternatives, de concertation …Une question demeure en revanche quant à l’évolution du financement d’un service public plus que jamais essentiel.

 

  1. Quel regard portez-vous sur le mur d’investissement auquel les petites villes doivent faire face pour relever les enjeux relatifs à l’eau et plus largement à la transition écologique ?

La France investit environ 6,5Md€ chaque année dans les services d’eau et d’assainissement. Les Assises Nationales de l’eau en 2019 ont permis de mettre la lumière sur un retard de l’ordre de 15Md€ sur 5 ans au titre des investissements à réaliser dans les réseaux et les infrastructures. On estime par ailleurs qu’il faudrait 3Md€/an supplémentaires pour faire face, d’une part, au renforcement de la réglementation et d’autre part, à la transition écologique.

Alors que nous assistons à une réduction des volumes qui semble structurelle – certes bénéfique et indispensable pour la Planète mais impactante pour les recettes de l’ensemble des acteurs des services d’eau – nous devons nous interroger collectivement sur un modèle économique à bout de souffle. Comment impulser les investissements nécessaires quand ce modèle économique est composé à plus de 85% de coûts fixes dépendants dans la même proportion de recettes variables, les volumes, et que ces derniers sont en baisse ?

La réponse à cette question complexe est, sans conteste, le prérequis d’une ambition nationale et locale pour les services d’eau et d’assainissement en France. Ce, indépendamment de la taille des collectivités et des choix technologiques ou techniques opérés.

 

Trois questions à Jean-Christophe Daudet, Maire de Barbentane
Trois questions à Jean-Christophe Daudet, Maire de Barbentane

Jean-Christophe Daudet, Maire de Barbentane dans les Bouches-du-Rhône revient pour l'APVF sur les feux qui se sont déclenchés dans le territoire de la Montagnette où se situe sa commune. 

1) Quelle est actuellement la  situation sur le terrain et quel bilan des incendies sur le territoire de Barbentane ? (ndlr : interview réalisée le mercredi 20 juillet)

Nous en sommes aujourd’hui au 6ème jour de lutte contre les incendies et ce sont près de 1600 hectares qui sont déjà partis en fumée. Le premier feu qui a démarré le 14 juillet a entraîné la disparition de 1450 hectares tandis que la reprise du feu le lundi 18 juillet après-midi a consumé 120 nouveaux hectares. S’il n’y a actuellement plus d’incendie en cours, la situation reste sous tension et de prochains départs de feux ne sont pas malheureusement à exclure avec un retour du mistral prévu à partir du jeudi 20 juillet.

2) Quelles sont selon vous les causes qui expliquent les difficultés à maîtriser ces incendies ?

Les pompiers, qui par ailleurs réalisent un travail exceptionnel, manquent de certains moyens spécifiques. Concernant les moyens au sol les SDIS restent relativement bien dotés et peuvent qui plus est compter sur l’expertise des pompiers. Là où le bât blesse, c’est concernant les moyens aériens notamment pour les engins aériens bombardiers d’eau : la flotte est restée à un niveau stable depuis plusieurs décennies alors que sous l’effet du changement climatique les zones touchées par les incendies en France ne cessent de s’accroître. Dans notre cas, ce manque de moyens aériens a empêché d’étouffer rapidement le feu, à l’image d’une hémorragie pour laquelle il faut le plus rapidement possible poser un garrot afin de la stopper.

3) Aujourd’hui, quel message adressez-vous à l’Etat ?

L’Etat doit de toute urgence mobiliser les moyens afin d’être en mesure de tenir son rôle régalien. Alors qu’il s’est désengagé depuis des décennies en faisant porter des charges de plus en plus importantes sur les collectivités territoriales, il apparaît qu’aujourd’hui l’Etat n’a plus la capacité de nous protéger globalement face aux risques incendie.

 

 

Vincent Chauvet
Vincent Chauvet
Maire (Modem-LREM) d’Autun, 14.000 habitants (Saône-et-Loire)

« L'APVF permet de rencontrer des élus locaux de villes confrontées à des problématiques communes : transformation numérique, attractivité de centre-ville, rationalisations budgétaires, gouvernance intercommunale, etc. Ses équipes et ses publications sont des ressources précieuses pour des Maires qui ont besoin rapidement d'informations précises. »

Adeline L'Honen
Adeline L'Honen
Maire (PS) de Batz-sur-Mer, 3.000 habitants (Loire-Atlantique)

« Adhérer à l’APVF donne l’opportunité d’accéder à un réseau de partage d’expériences et d’être toujours en veille sur les lois qui régissent notre quotidien d’élus locaux.
C’est aussi la possibilité d’œuvrer à la co-construction d’un aménagement des territoires inclusif qui prend en compte les spécificités des petites villes. »

Jacques Breillat
Jacques Breillat
Maire (LR) de Castillon-la-Bataille, 3.000 habitants (Gironde)

« Non retenue en politique de la ville pour des questions de seuil démographique, la commune de Castillon-la-Bataille est écartée des aides sectorielles de l’Etat, alors même qu’elle connait une grande fragilité sociale. L’APVF est pour nous, une caisse de résonance pour porter notre voix auprès des pouvoirs publics et un formidable laboratoire d’idées pour formuler des propositions d’avenir. »

Luc Adémar
Luc Adémar
Maire (DVG) de Gourbeyre, 8.000 habitants (Guadeloupe)

« L’APVF est largement présente dans les territoires ultramarins. Prendre part aux manifestations organisées par l’APVF nous donne l'occasion, du fait de notre éloignement géographique, de partager nos expériences mais aussi d'être informés sur la mise en applications de certaines directives législatives ou réglementaires. Je tiens à souligner que l’APVF est présente annuellement aux Antilles-Guyane en organisant des Rencontres territoriales. »

Jean-Michel Catélinois
Jean-Michel Catélinois
Maire (LREM) de Saint-Paul-Trois-Châteaux, 9.000 habitants (Drôme)

« L’APVF nous permet de mieux appréhender les mutations et évolutions de notre environnement par sa veille législative et sa diffusion d’informations précieuses. Par ailleurs, en tant que lieu de partage, elle permet à chacun de profiter et faire profiter des expériences positives menées sur son territoire. Enfin, l’APVF constitue un lieu permettant d’exprimer nos positions et elle porte la voix des collectivités de petite taille face aux grandes métropoles. »