29
janvier
2026
Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, réunit les élus locaux rue de Grenelle : "Le clocher de la République est l'école"

Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, réunit les élus locaux rue de Grenelle : "Le clocher de la République est l'école"

Services publics

Le ministre de l’Education, Edouard Geffray, a réuni le jeudi 29 janvier le 10e comité des élus locaux. L’instance de concertation de haut niveau entre le ministre et les représentants des collectivités territoriales n’avait pas été réunie depuis juin 2025. L’APVF y était représentée par son Vice-Président Jean-Michel Morer, maire de Trilport (Seine-et-Marne). Le ministre …

Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a réuni le jeudi 29 janvier le 10e comité des élus locaux. L'instance de concertation de haut niveau entre le ministre et les représentants des collectivités territoriales n'avait pas été réunie depuis juin 2025. L'APVF y était représentée par son Vice-Président Jean-Michel Morer, maire de Trilport (Seine-et-Marne).

Le ministre a  rappelé la nécessité d'aborder conjointement les défis communs qui se présentaient au ministère de l'éducation nationale et aux collectivités territoriales. C'est pour cela que M. Geffray a souligné l'importance et la nécessité d'une instance de coconstruction rassemblant l'ensemble des associations d'élus.

"Le clocher de la République est l'école"

La réunion a porté sur un enjeu de long terme : la transition démographique et la baisse de la natalité. Le nombre de naissances en France en 2025 est égal à celui de 1942, mais avec 28 millions habitants de plus. L'ensemble du système éducatif, qui reposait sur une croissance ou une stagnation du nombre d'élèves est à revoir. Et pour y répondre, M. Geffray considère qu'il est nécessaire de dépasser le débat sur l'ouverture et la fermeture de classes, pour se concentrer sur la qualité de l'enseignement. Il conviendra par conséquent de trouver une réponse collective à la question : quelle évolution de l'offre scolaire ? Répondre à cette question demandera tout à la fois de développer une vision pluriannuelle au niveau infradépartemental des besoins et de prendre en compte que l'école est un élément central de l'aménagement du territoire, selon l'expression du ministre "le clocher de la République est l'école".

"La crise démographique est une opportunité de relever le niveau de l'école de la République"

Le Vice-Président de l'APVF, Jean-Michel Morer, maire de Trilport a appelé à faire de cet "accident démographique", une opportunité pour "relever le niveau de l'école de la République". Pour l'édile de Seine-et-Marne, le risque serait de se couler dans une perspective purement budgétaire et de ne voir dans la baisse du nombre d'élèves qu'un levier de rationalisation des moyens.Moins d'élève par classe, c'est la possibilité de proposer un suivi plus individualisé pour les élèves, d'expérimenter de nouvelles formes de pédagogie, ou encore repenser le mobilier scolaire et l'organisation des classes. Cette mutation pourrait également permettre de rouvrir le chantier de la prise en compte du périscolaire dans le temps global de l'enfant et des familles.

Ont également été abordés lors de ce comité le thème de l'organisation face aux phénomènes de forte chaleur et aux cyberattaques. Pour ces deux sujets, les élus locaux ont convenu qu'il était nécessaire que l'Etat fournisse un cadre clair, sur ce qui relève des collectivités et ce qui relève de l'Etat.

Le prochain comité des élus locaux se réunira au printemps.

 

 

 

29
janvier
2026
Assises de la télémédecine : une première feuille de route nationale dévoilée

Assises de la télémédecine : une première feuille de route nationale dévoilée

Santé

Après une année de concertation et de travaux menés à l’échelle nationale, les Assises de la télémédecine se sont achevées fin janvier 2026. Cette démarche, pilotée par l’Assurance maladie et le ministère chargé de la Santé, a abouti à la présentation d’une première feuille de route nationale pour la période 2026-2028, visant à encadrer et …

Après une année de concertation et de travaux menés à l’échelle nationale, les Assises de la télémédecine se sont achevées fin janvier 2026. Cette démarche, pilotée par l’Assurance maladie et le ministère chargé de la Santé, a abouti à la présentation d’une première feuille de route nationale pour la période 2026-2028, visant à encadrer et structurer le développement des usages de la télémédecine sur l’ensemble des territoires.

Organisées tout au long de l’année 2025, les Assises de la télémédecine ont réuni l’ensemble des acteurs concernés par le déploiement de la télémédecine : professionnels de santé, représentants des usagers, structures de soins, acteurs institutionnels et opérateurs du numérique en santé. Sept ateliers régionaux, organisés en métropole et en Outre-mer, ont permis d’identifier les principaux freins et leviers au développement de la téléconsultation et de la téléexpertise, ainsi que les conditions nécessaires à une meilleure appropriation de ces outils par les patients comme par les professionnels.

Les échanges ont fait ressortir un constat partagé : si la télémédecine constitue un levier utile pour améliorer l’accès aux soins, notamment dans les territoires confrontés à une offre médicale insuffisante, elle ne peut être envisagée comme une réponse uniforme ou exclusivement technique. Son efficacité repose sur son inscription dans des parcours de soins coordonnés, lisibles et territorialisés, ainsi que sur une attention particulière portée aux publics les plus vulnérables ou éloignés du numérique.

Le 26 janvier 2026, la ministre chargée de la Santé a présenté les principaux axes de la première feuille de route nationale dédiée à la télémédecine pour la période 2026-2028. Celle-ci prévoit notamment un assouplissement ciblé du plafond d’activité en télémédecine, le renforcement de la téléconsultation assistée par des professionnels de santé, un encadrement renforcé de l’implantation des cabines de téléconsultation, le déploiement de la téléexpertise au sein des structures de coordination territoriale, ainsi qu’une meilleure identification des équipements accessibles aux personnes en situation de handicap.

Dans leur ensemble, ces annonces traduisent une volonté de mieux structurer le recours à la télémédecine et d’en améliorer la qualité, en évitant les usages isolés ou insuffisamment intégrés à l’organisation des soins. Elles confirment également que le principal enjeu du développement de la télémédecine est désormais organisationnel et territorial, au-delà de la seule innovation technologique.

Pour les petites villes, directement confrontées aux tensions croissantes sur l’offre de soins de proximité, les enseignements des Assises de la télémédecine revêtent une importance particulière. La télémédecine peut constituer un levier utile pour améliorer l’accès aux soins, à condition d’être pensée comme un outil complémentaire, inscrit dans des organisations territoriales coordonnées et adossé à des équipements et des accompagnements humains adaptés. La mise en œuvre de la feuille de route 2026-2028 devra ainsi tenir compte des réalités des petites villes, tant en matière de démographie médicale que de fracture numérique et de capacités d’ingénierie locale, afin d’éviter une réponse déconnectée des besoins du terrain.

29
janvier
2026
Collecte de photographies des petites villes

Collecte de photographies des petites villes

Numérique

En ce début d’année 2026, l’Association des Petites Villes de France engage une refonte de ses outils de communication. Pour illustrer au mieux nos supports imprimés et numériques, nous souhaitons constituer une banque d’images représentative de la richesse et de la diversité de nos territoires. Nous invitons les collectivités à nous transmettre leurs plus beaux …

En ce début d’année 2026, l’Association des Petites Villes de France engage une refonte de ses outils de communication. Pour illustrer au mieux nos supports imprimés et numériques, nous souhaitons constituer une banque d’images représentative de la richesse et de la diversité de nos territoires.

Nous invitons les collectivités à nous transmettre leurs plus beaux clichés : cœurs de ville, gares, paysages, zones industrielles ou commerciales, lieux de vie… autant de regards qui racontent l’identité et le dynamisme des petites villes.

Les photographies sont à envoyer en haute définition à l’adresse suivante : aollivier@apvf.asso.fr.
Merci de préciser, pour chaque envoi, les éventuelles contraintes liées au droit à l’image.


Les petites villes de Joigny, de Cysoing et de Coulaines nous ont déjà partagé leurs clichés.

Ville de Coulaines - Tous droits réservés

Ville de Cysoing - Tous droits réservés

Ville de Joigny - Tous droits réservés

29
janvier
2026
Plan « Relance logement » : le Gouvernement fixe le cap des 2 millions de logements d’ici 2030

Plan « Relance logement » : le Gouvernement fixe le cap des 2 millions de logements d’ici 2030

Logement et urbanisme

Face à une crise du logement qualifiée de « grande urgence nationale », le Gouvernement a dévoilé, vendredi 23 janvier, les grandes lignes de son plan « Relance logement ». À l’occasion d’un déplacement à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Premier ministre Sébastien Lecornu, entouré notamment du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, a …

Face à une crise du logement qualifiée de « grande urgence nationale », le Gouvernement a dévoilé, vendredi 23 janvier, les grandes lignes de son plan « Relance logement ». À l’occasion d’un déplacement à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Premier ministre Sébastien Lecornu, entouré notamment du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, a fixé un objectif ambitieux : construire 2 millions de logements d’ici à 2030, soit 400 000 logements par an, dont 125 000 logements sociaux. Présenté comme l’un des plans les plus structurants de la dernière décennie, ce plan vise à relancer massivement la construction et la rénovation, dans un contexte de ralentissement durable de la production de logements.

Un soutien budgétaire renforcé aux bailleurs sociaux

Pour atteindre ces objectifs, l’exécutif s’appuie en premier lieu sur un renforcement significatif des moyens financiers, acté dans le projet de loi de finances pour 2026. Le Premier ministre a ainsi confirmé une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros à destination des bailleurs sociaux, afin de leur permettre de construire et rénover davantage de logements.

Ce soutien inédit s’inscrit dans une volonté affichée de ne pas opposer logement social et logement privé, mais au contraire de mobiliser l’ensemble des leviers disponibles pour répondre à la demande.

Relancer l’investissement locatif privé

Autre pilier du plan : la relance de l’investissement locatif dans le parc privé. Le Gouvernement entend s’appuyer sur l’épargne des Français grâce à un nouveau dispositif fiscal, appelé à succéder au dispositif Pinel. Cette version renforcée du statut du bailleur privé vise à encourager les particuliers à investir dans des logements destinés à la location.

Selon le ministre du Logement, ce dispositif pourrait permettre la construction de près de 50 000 logements supplémentaires par an, tout en générant plus de 500 millions d’euros de recettes fiscales. Les professionnels du secteur ont d’ores et déjà salué cette orientation.

Simplifier et accélérer les procédures

Enfin, le plan « Relance logement » entend s’attaquer aux freins réglementaires à la construction. Le Gouvernement souhaite accélérer les procédures, simplifier les projets immobiliers et autoriser des dérogations ciblées aux normes, afin de faciliter la sortie des opérations. Cette démarche s’appuiera sur un calendrier d’engagements associant étroitement les élus locaux et les acteurs du secteur.

29
janvier
2026
Le projet de loi-cadre sur les transports attendu en conseil des ministres le 4 février

Le projet de loi-cadre sur les transports attendu en conseil des ministres le 4 février

Transports et mobilités

Cet article a été rédigé par Localtis, partenaire de l’APVF Le cabinet du ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé ce 12 janvier que le projet de loi cadre pour le développement des transports, qui vise à concrétiser les propositions de la conférence Ambition France Transports, a été transmis au Conseil d’Etat, au Conseil économique, …

Cet article a été rédigé par Localtis, partenaire de l'APVF

Le cabinet du ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé ce 12 janvier que le projet de loi cadre pour le développement des transports, qui vise à concrétiser les propositions de la conférence Ambition France Transports, a été transmis au Conseil d’Etat, au Conseil économique, social et environnemental (Cese) et au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN). Le texte, qui reprend uniquement les mesures de nature législative issues de la conférence, devrait être examiné au conseil des ministres le 4 février.

Initialement prévu pour la fin de l’année 2025, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports annoncé à l’issue de la conférence Ambition France transports en juillet dernier (lire notre article), a été transmis au Conseil d’Etat, au Conseil économique, social et environnemental (Cese) et au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) en vue d’une présentation en conseil des ministres le 4 février, a annoncé ce 12 janvier le cabinet de Philippe Tabarot lors d’un point presse téléphonique.

L’entourage du ministre des transports a transmis à la presse l’exposé des motifs du texte (à télécharger ci-dessous), qui avait été initialement dévoilé par des médias spécialisés, et a commenté ses grandes lignes, en rappelant qu’il s’agissait dans ce premier projet de loi de sécuriser un nouveau modèle de financement, avant qu’une loi de programmation – la première dans le secteur des transports - vienne dans un second temps identifier les projets prioritaires et les financements qui leur seront alloués. Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), chargé de ce travail de recensement, devrait ainsi rendre ses propositions d’ici "la fin du premier trimestre 2026".

Quatre thèmes principaux

Le projet de loi-cadre va traiter du financement des autoroutes, du ferroviaire, des transports collectifs et des autorités organisatrices de la mobilité, ainsi que du transport de marchandises. Il reprend ainsi les quatre thèmes principaux abordés lors de la conférence Ambition France Transports, présidée par Dominique Bussereau.

Parmi les grands principes que le texte entend "graver dans le marbre" figure la résorption de la "dette grise" des infrastructures de transport, autrement dit la remise à niveau des investissements nécessaires pour mettre un coup d’arrêt à leur dégradation et faciliter leur modernisation. Dans le transport ferroviaire, de plus en plus plébiscité par le public depuis l'épidémie de Covid-19, la moyenne d'âge des infrastructures en Europe, en particulier en Allemagne ou en Suisse, "est autour de 15 ans" pour le réseau quand en France, "on est autour de 25-30 ans", relève le cabinet. Il s’agit donc de "dégager des ressources supplémentaires de manière pérenne" pour financer des besoins estimés à 4 milliards d'euros par an par la Conférence Ambition transports.

"Flécher" une partie des recettes des péages autoroutiers vers tous les transports

Pour y parvenir, l’Etat compte "flécher" vers tous les modes de transport une partie des recettes des péages autoroutiers, à l'issue des contrats de concession actuels - dont 90% arrivent à terme entre 2031 et 2036. "Les autoroutes permettront de financer non seulement la route, mais aussi le ferroviaire, le fluvial, tous les autres modes de transport", a précisé le cabinet. Le montant des recettes qui en résultera est estimé à environ 2,5 ou 3 milliards d'euros par an, selon le ministère. Quelque 90% du réseau autoroutier national est actuellement concédé à des entreprises privées et 90% de ces concessions "arrivent à échéance entre 2031 et 2036", a-t-il indiqué. Il a rappelé que la conférence "Ambition France Transport", dont les conclusions servent de socle au projet de loi-cadre, recommandait de "renouveler le modèle concessif en redonnant une place plus large à l'État". Un modèle qui a pour avantage de disposer d’une qualité d’infrastructures autoroutières, parmi "les meilleures en Europe", a encore souligné l’entourage de Philippe Tabarot.

Actuellement, sur les 13 milliards d'euros par an engrangés par les sociétés concessionnaires, un tiers sert à financer l'entretien et l'exploitation du réseau autoroutier, un tiers remonte au budget de l'État sous forme d'impôts et le troisième tiers visait à rembourser les capitaux initialement investis pour construire les autoroutes ou rembourser leurs dettes, a détaillé le ministère. C'est une grosse partie de ce dernier tiers (2,5 à 3 milliards d'euros sur environ 4 milliards) qui pourra revenir au budget de l'État, puis être affecté aux transports, puisqu'une large part des coûts de construction ont été amortis. "Il s'agit d'encadrer la rentabilité" de ces sociétés, précise le ministère. "On va donc récupérer 2,5 milliards d'euros supplémentaires chaque année au budget de l'État pour les transports", a-t-il ajouté. L’entourage du ministre souligne également "la mobilisation de financements privés" pour les projets d’infrastructures, avec des "dispositions pour favoriser ces financements et en élargir l’assiette, afin de permettre la mobilisation de ressources à la hauteur des défis mentionnés".

La SGP, "opérateur de référence" de l'Etat pour les Serm

Le titre III du projet de loi-cadre, qui concerne le développement des transports en commun, entend notamment faire de la Société des grands projets (SGP) "l’opérateur de référence de l’État pour le développement et la coordination des Serm [Services express régionaux métropolitains, ndlr]", selon le cabinet, qui rappelle que l’État prendra en charge les études de préfiguration des projets faisant appel à cet établissement. Il s’agit donc de faire "évoluer les missions de la SGP en lien avec les Serm" et de "clarifier les modalités d’exercice", selon l’exposé des motifs (art.10). L’Etat donne ainsi à la SGP "tous les moyens pour [en] faire [son] bras armé pour les collectivités qui le souhaitent", assure le cabinet, ce qui illustre "le fait qu’il considère les Serm comme des infrastructures indispensables, [constituant] des projets de cohésion nationale et pas seulement des projets locaux".

Mais la question de leur financement reste encore floue. Il sera partagé entre "l’État, les collectivités locales et éventuellement d’autres sources de financement", et "évoluera au cas par cas en fonction du type de Serm", certains étant "assez light avec des infrastructures légères ou existantes" et d’autres "avec des infrastructures ferroviaires très lourdes qui doivent être créées", indique l’entourage du ministre. La réponse financière sera donc "assez différente" en fonction du niveau de Serm. Pour certains, "les financements actuels pourront suffire", tandis que pour d’autres, de "nouvelles sources" devront être trouvées. "Les prorata [État/collectivités] dépendront de chaque projet de Serm, on s’adaptera aux spécificités de chaque projet", ajoute le cabinet.

Nouvelle règle d'indexation des tarifs des transports en commun sur l'inflation

Dans ce même titre du projet de loi-cadre relatif aux transports en commun, le ministère prévoit en outre une "disposition mineure" mais qui pourrait faire débat, à l’approche des municipales, la question de la gratuité (totale ou partielle) des transports étant portée par plusieurs candidats. Il s’agit, explique le cabinet de Philippe Tabarot, "d’inciter les autorités organisatrices des mobilités (AOM) à actualiser leur tarif au moins au niveau de l’inflation", en inversant la logique existante. "L’indexation serait la règle, sauf si la collectivité délibère pour ne pas le faire", développe-t-il, ajoutant que "la France est le pays européen dans lequel la participation des usagers au financement des transports est la plus faible" (un quart du prix du billet).

Le texte prévoit en outre de "créer un cadre de gouvernance pour les gares routières afin de clarifier les responsabilités des différents acteurs concernant les investissements dans ces gares et leur insertion dans les projets de mobilité du territoire" et intègre "dans les plans de mobilité des AOM un volet consacré à la planification de l’accueil des services de transport par autocar".

Le titre IV du projet de loi-cadre contient des "dispositions relatives au fret afin d’accélérer le verdissement du transport de marchandises, qu’il s’agisse de favoriser le report modal vers les modes massifiés et décarbonés ou d’électrifier les poids lourds", selon l’exposé des motifs.

Mesures de simplification

Le dernier titre, intitulé "dispositions transverses", regroupe quant à lui des mesures de "natures diverses, visant à favoriser le financement des différentes infrastructures de transport". On relèvera notamment l’article 18 qui "vise à favoriser la réalisation d’économies dans la réalisation de projets ou la gestion d’infrastructures de transports à travers diverses mesures de simplification" et modifie les conditions dans lesquelles "la DUP [déclaration d’utilité publique] d’un projet d’infrastructure de transport [peut] emporter raison impérative d’intérêt public majeur". Autre mesure, la possibilité "d’organiser pour les infrastructures de transport une enquête publique plutôt qu’une consultation parallélisée au stade de l’autorisation environnementale".

Ce même article permet également "aux collectivités gestionnaires de voiries de réaliser des économies lorsqu’elles développent des aménagements cyclables" : "il élargit les types d’aménagement possibles lors des travaux de rénovation des voies urbaines, comme la création de chaussées à voie centrale bidirectionnelle, et lors des réaménagements des voies, en offrant la possibilité au maître d’ouvrage de réaliser un itinéraire cyclable sur une voie parallèle", selon l’exposé des motifs.

Le gouvernement travaille en parallèle sur d’autres dispositions, qui ne sont pas d’ordre législatif : le cabinet du ministre évoque ainsi l’enveloppe de "1,5 milliard d’euros pour la régénération du réseau ferroviaire, qui ne peut pas être dans la loi mais qui est sanctuarisée" par celle-ci. Enfin, au niveau réglementaire, des certificats d’économies d’énergie (CEE) seront "dévolus au fonctionnement du ferroviaire", et feront l’objet de nouvelles fiches a indiqué l’entourage de Philippe Tabarot.

22
janvier
2026
PLF 2026 : les collectivités face aux arbitrages du gouvernement

PLF 2026 : les collectivités face aux arbitrages du gouvernement

Finances et fiscalité locales

Après l’imbroglio à l’Assemblée nationale et le recours à l’article 49.3 sur la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, état des lieux de la copie du gouvernement et de ses conséquences sur les budgets des collectivités territoriales. On peut noter que la dotation globale de fonctionnement (DGF) est maintenue à …

Après l'imbroglio à l'Assemblée nationale et le recours à l'article 49.3 sur la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, état des lieux de la copie du gouvernement et de ses conséquences sur les budgets des collectivités territoriales. On peut noter que la dotation globale de fonctionnement (DGF) est maintenue à son niveau de 2025 et que l'effort demandé aux collectivités en 2026 devrait s'élever entre 2 et 2,5 milliards d'euros.

Les principales mesures de la partie recettes de la version issue du 49.3 du PLF 2026 qui touchent les collectivités territoriales sont les suivantes :

  • la dotation globale de fonctionnement (DGF) est rétablie dans son montant tel que voté au Sénat. À noter que, par rapport à la copie initiale, les sénateurs avaient abondé la DGF à hauteur de 290 millions d'euros. Elle s’établit ainsi à 27 405 973 591 euros ;
  • à l'inverse, alors qu'elle avait été annulée au Sénat, la minoration de 180 millions d'euros de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) des régions est rétablie dans la copie du gouvernement, en contrepartie d'une réduction de 200 millions d'euros de leur effort au Dilico. La minoration de la DCRTP du bloc communal est quant à elle maintenue ;
  • FCTVA : c'est la version du rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, Philippe Juvin, qui est retenue, avec notamment la suppression de l'éligibilité des opérations en régie (mais le maintien des dépenses de fonctionnement et des réseaux informatiques) ;
  • réduction de la compensation « locaux industriels » : c'est la version légèrement assouplie du Sénat qui a été privilégiée par le gouvernement, avec l'application d'un coefficient de 0,807 au lieu de 0,75 ;
  • TGAP : abaissement de la trajectoire haussière des tarifs prévue initialement ;
  • révision des valeurs locatives cadastrales : décalage d’un an de l'intégration de l'actualisation des valeurs locatives cadastrales des locaux professionnels, et report de trois ans de la révision des valeurs locatives cadastrales des locaux d'habitation ;
  • logements vacants : fusion des taxes sur les logements vacants (TLV) et de la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) en une taxe sur la vacance des locaux d'habitation (TVLH) ;
  • CVAE : annulation de l'anticipation de la suppression progressive ;
  • FNGIR : baisse de la compensation de 800 000 euros.

La partie dépenses du PLF devrait être connue le 23 janvier.  De cette seconde partie, on sait que les modalités de fonctionnement du Dilico devraient être assouplies, avec notamment la suppression de la conditionnalité des reversements initialement prévue. Reste à savoir qui sera concerné et pour quels montants.

Pour tout savoir sur le PLF 2026, inscrivez-vous dès maintenant au webinaire sur les finances locales de l'APVF et de la Caisse d’Épargne, qui se tiendra le 12 février prochain, de 14h30 à 16h.

 

22
janvier
2026
Réaffecter les voies rurales pour développer les mobilités actives

Réaffecter les voies rurales pour développer les mobilités actives

Transports et mobilités

Comment mieux utiliser le réseau de voies existant dans les territoires ruraux pour favoriser le vélo et la marche du quotidien ? C’est à cette question centrale que répond le livret « Réaffectation de voies : valoriser le réseau rural au service des mobilités actives », publié par l’Association française pour le développement des véloroutes …

Comment mieux utiliser le réseau de voies existant dans les territoires ruraux pour favoriser le vélo et la marche du quotidien ? C’est à cette question centrale que répond le livret « Réaffectation de voies : valoriser le réseau rural au service des mobilités actives », publié par l’Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes (AF3V), avec le soutien de l’APVF.

Issu d’un travail mené avec des porteurs de projets et nourri par les échanges du colloque « Territoires ruraux : développons les mobilités actives ! » organisé à Rouen en septembre 2025, ce document s’adresse directement aux élus et techniciens des collectivités. Il propose une méthode claire pour transformer l’existant, en s’appuyant sur la connaissance fine du terrain, l’expertise des acteurs locaux et l’expérience des usagers.

Le livret invite à changer de focale : plutôt que de penser uniquement les grands flux pendulaires, il encourage à cibler les déplacements de proximité, à relier les bourgs, les zones d’habitat et les services, et à renforcer l’autonomie des habitants, en particulier celle des enfants. Il montre comment repérer les voies à potentiel, construire des projets partagés avec les communes, dialoguer avec les agriculteurs et lever progressivement les freins techniques ou culturels.

De nombreux retours d’expériences viennent illustrer cette démarche, à l’image de Caen-la-Mer ou de Plessé, où des aménagements simples, parfois temporaires, ont permis de sécuriser les usages et de faire évoluer les pratiques. Une véritable « boîte à outils » détaille des solutions légères et adaptées aux contraintes rurales : signalétique, barrières, organisation des carrefours, voies mixtes. Le livret ouvre également la réflexion sur les évolutions réglementaires nécessaires pour homogénéiser et sécuriser ces nouveaux aménagements.

Accessible, pragmatique et ancré dans la réalité des territoires, ce guide montre qu’il est possible d’agir rapidement, sans attendre de grands projets coûteux. Il constitue une ressource précieuse pour toutes les petites villes qui souhaitent engager une transition concrète vers des mobilités plus durables.

Le livret est disponible en téléchargement sur le site de l’AF3V.

22
janvier
2026
3 questions à... Christelle Cubaud, Présidente de l’AF3V

3 questions à... Christelle Cubaud, Présidente de l’AF3V

Transition écologique

Cette semaine La lettre des Petites Villes pose 3 questions à Christelle Cubaud, Présidente de l’AF3V, pour mieux comprendre les enjeux du vélo et des voies vertes dans nos collectivités Vous êtes présidente de l’AF3V. Quelle est la vocation de votre association ? L’AF3V, Association Française pour le développement des Véloroutes et des Voies Vertes, œuvre à …

Cette semaine La lettre des Petites Villes pose 3 questions à Christelle Cubaud, Présidente de l’AF3V, pour mieux comprendre les enjeux du vélo et des voies vertes dans nos collectivités

Vous êtes présidente de l’AF3V. Quelle est la vocation de votre association ?

L’AF3V, Association Française pour le développement des Véloroutes et des Voies Vertes, œuvre à la création d’un réseau ambitieux d’itinéraires cyclables et de voies dédiées aux mobilités actives. Son action vise à favoriser la transition écologique, l’inclusion sociale et l’amélioration de la santé publique.

Les véloroutes et les voies vertes relient villes et villages et permettent des déplacements à pied, à vélo ou en roller, aussi bien pour les trajets du quotidien que pour les activités de loisirs. Leur développement repose en grande partie sur la valorisation d’infrastructures existantes, comme les petites routes, les anciennes voies ferrées ou les chemins, y compris de halage. Le réseau doit ainsi être pensé pour les déplacements quotidiens, rester accessible aux publics en situation de fragilité sociale ou économique et répondre aux besoins de mobilité des personnes dépourvues de voiture.

 

Vous publiez le livret « Réaffectation de voies : valoriser le réseau rural au service des mobilités actives ». Pourquoi ce guide et à qui s’adresse-t-il ?

Je dirai d’abord ce qu’il n’est pas : ce guide n’est pas un rapport abstrait fait de calculs et de modélisations, certes utiles. Non ce guide s’appuie sur des expériences concrètes. Il est issu des échanges qui se sont déroulés lors de notre colloque à Rouen en septembre dernier et des entretiens préparatoires. Il rassemble les bonnes pratiques pour transformer des voies existantes en aménagements dédiés aux mobilités actives. Conçu comme un véritable outil d’aide à la décision, il accompagne chaque étape du processus en mettant au cœur de la démarche celles et ceux qui vivent le territoire : les habitants et les élus locaux.

Son ambition est simple : proposer des projets à la fois adaptés au territoire, sobres et efficaces.

  • Sobres économiquement, car ils évitent les acquisitions foncières et la création d’infrastructures entièrement nouvelles.
  • Sobres écologiquement, puisqu’ils s’appuient sur des réseaux déjà existants, sans recourir à des travaux lourds, gourmands en ressources et émetteurs de gaz à effet de serre.
  • Sobres en délais, en évitant les études d’ingénierie et les procédures d’expropriation.

Les économies ainsi réalisées permettent de concentrer les efforts sur les points réellement complexes du tracé, lorsque c’est nécessaire.

Ce guide s’adresse en priorité aux élu(e)s, aux collectivités, aux associations, aux professionnels et, plus largement, à toutes les personnes engagées pour des mobilités actives plus sûres et plus inclusives. Il offre des solutions concrètes pour permettre à chacun de se déplacer sereinement — à pied, à vélo, en trottinette, en fauteuil roulant — là où l’absence d’aménagement sécurisé constitue aujourd’hui un obstacle majeur.

 

À l’approche des élections municipales, quels sont selon vous les principaux leviers pour développer les mobilités actives dans les petites villes ?

Le levier économique est indéniable. Se déplacer à pied ou à vélo plutôt qu’en voiture, c’est bon pour le porte-monnaie ! A condition d’avoir à sa disposition des itinéraires sécurisés et continus bien pensés qui rendent chaque trajet confortable et agréable.

La santé est également un enjeu primordial. Les enfants ont perdu 25% de leur capacité cardio-vasculaire en 40 ans ! Le manque d’activité physique en est la cause principale. Se rendre sur son lieu d’étude ou aller voir les copains dans le village d’à côté, à pied ou à vélo et dans de bonnes conditions de sécurité, cela permet de bouger et donc de lutter contre la sédentarité et l’obésité. Cela vaut aussi pour les parents et les grands-parents ! Je pense aussi aux personnes à mobilité réduite. Quand on est en fauteuil, les possibilités de promenades sur un itinéraire sécurisé sont très souvent inexistantes. Pourtant, elles aussi ont besoin d’aller prendre l’air et de se déplacer en sécurité. J’ajoute pour terminer sur ce sujet essentiel que les gaz à effet de serre non produits en utilisant ses chaussures ou son vélo, plutôt que la voiture pour les petites distances, c’est un air plus respirable pour tous. C’est aussi bon pour la planète.

Enfin, l’acceptation de ces changements ne peut se faire sans l’implication des citoyens dans l’élaboration de ces politiques favorables aux mobilités actives. Faire participer celles et ceux qui se déplacent déjà à pied et à vélo ou qui ont une vraie volonté de le faire, intégrer leurs remarques et propositions, consulter les habitants, c’est s’assurer de viser juste.

22
janvier
2026
À Nantes, aux BIS, Christophe Bouillon défend une culture de proximité au cœur des petites villes

À Nantes, aux BIS, Christophe Bouillon défend une culture de proximité au cœur des petites villes

Culture et patrimoine

À l’occasion de la 12ᵉ édition des Biennales Internationales du Spectacle (BIS), qui se tiennent ces 21 et 22 janvier 2026 à Nantes, Christophe Bouillon, Président de l’Association des petites villes de France (APVF) et maire de Barentin, a porté une parole forte en faveur du spectacle vivant et de la culture de proximité. Invité …

À l’occasion de la 12ᵉ édition des Biennales Internationales du Spectacle (BIS), qui se tiennent ces 21 et 22 janvier 2026 à Nantes, Christophe Bouillon, Président de l’Association des petites villes de France (APVF) et maire de Barentin, a porté une parole forte en faveur du spectacle vivant et de la culture de proximité. Invité par le syndicat de La Scène Indépendante, il est intervenu lors d’un débat consacré à la place du spectacle vivant privé indépendant dans les politiques territoriales à l’approche des élections municipales de 2026.

Dans un contexte de fortes tensions budgétaires — près de 50 % des collectivités ayant réduit leurs budgets culturels entre 2024 et 2025 selon l’Observatoire des politiques culturelles — Christophe Bouillon a rappelé le rôle fondamental de la culture dans les petites villes. « La culture n’est pas un supplément d’âme : elle nous permet de passer d’habiter un territoire à y vivre pleinement », a-t-il souligné. Spectacle vivant, lieux culturels, festivals et initiatives indépendantes constituent autant de services de proximité qui créent du lien social, structurent la vie collective et soutiennent l’économie locale.

Enfin, plusieurs intervenants ont alerté sur les risques de standardisation et de concentration du secteur culturel, liés notamment au développement des délégations de service public ou aux opérations de rachat par de grands groupes privés. La sénatrice de Loire-Atlantique Karine Daniel, membre de la commission de la culture du Sénat et rapporteure du budget 2026, a souligné l’importance d’une vigilance accrue des pouvoirs publics pour préserver la diversité de l’offre culturelle et soutenir les acteurs indépendants. Dans cette perspective partagée, Christophe Bouillon a rappelé que la commande publique et l'engagement des élus locaux pour "donner les clés" constituent des leviers essentiels pour garantir la pluralité culturelle, l’équilibre territorial et l’accès de toutes et tous à la création.

Aux BIS de Nantes, la voix des petites villes, croisée à celle des parlementaires, des élus locaux et des professionnels du spectacle vivant, a ainsi réaffirmé une conviction forte : la culture est un pilier de la démocratie locale et un moteur essentiel du « vivre ensemble » dans tous les territoires.

22
janvier
2026
Logement, PLF 2026 et petites villes : des avancées pour un secteur en crise

Logement, PLF 2026 et petites villes : des avancées pour un secteur en crise

Logement et urbanisme

Dans un contexte de fortes tensions sur le logement et d’incertitudes budgétaires, les annonces faites par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 16 janvier, puis la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, ont suscité des réactions contrastées. Pour les petites villes, où le logement social est un levier central pour la …

Dans un contexte de fortes tensions sur le logement et d’incertitudes budgétaires, les annonces faites par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 16 janvier, puis la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, ont suscité des réactions contrastées. Pour les petites villes, où le logement social est un levier central pour la cohésion sociale, ces arbitrages restent déterminants.

Des annonces pour desserrer l’étau sur les bailleurs sociaux

Le 16 janvier, afin d’éviter la censure du budget, le chef du gouvernement a présenté plusieurs mesures concernant le logement. La principale concerne les bailleurs sociaux, avec l’annonce d’un renforcement de leurs moyens à hauteur de 400 millions d’euros. L’objectif affiché est clair : permettre aux organismes HLM de construire davantage et de mieux rénover le parc existant.

Cette annonce s’est traduite, selon l’Union sociale pour l’habitat (USH), par une révision à la baisse de la réduction de loyer de solidarité (RLS), qui passerait de 1,3 milliard d’euros dans la version initiale du PLF à 900 millions d’euros en 2026, contre 1,1 milliard en 2025. Une inflexion saluée par la présidente de l’USH, Emmanuelle Cosse, qui y voit une « prise en compte des besoins » du secteur et un début de redéploiement des marges de manœuvre des bailleurs.

Le gouvernement a par ailleurs renoncé à l’année blanche envisagée pour les aides personnelles au logement (APL), évitant ainsi une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les ménages modestes. Enfin, le maintien du dispositif MaPrimeRénov’ a été confirmé, avec une volonté affichée de lutter plus fermement contre les fraudes.

Une stabilisation fragile confirmée par l’USH

Dans sa réaction publiée le 22 janvier, l’Union sociale pour l’habitat salue les progrès contenus dans la dernière version du PLF 2026, tout en appelant à la prudence. Si la baisse de la RLS constitue un signal positif, elle est partiellement compensée par une hausse très significative de la contribution au Fonds national des aides à la pierre (FNAP), qui passerait de 75 millions d’euros en 2025 à 275 millions d’euros en 2026.

Au total, l’USH estime que ces arbitrages permettent une stabilisation globale des prélèvements sur les bailleurs sociaux au niveau de 2025. Une stabilisation jugée indispensable pour maintenir la dynamique de construction engagée l’an dernier, qui avait permis de programmer 115 000 logements neufs après une première baisse de la RLS.

En revanche, l’USH alerte sur le volet rénovation : les crédits exceptionnels mobilisés ces trois dernières années ne sont pas reconduits, ce qui pourrait fragiliser les efforts engagés pour améliorer la performance énergétique du parc social.

Des enjeux majeurs pour les petites villes

2,9 millions de familles attendent aujourd’hui un logement social adapté. Dans ce contexte, l’Association des petites villes de France reste particulièrement vigilante face aux débats qui émergent autour d’un possible affaiblissement de la loi SRU. Pour les territoires, la production de logements sociaux ne relève pas d’une contrainte idéologique, mais d’une nécessité concrète pour garantir la cohésion sociale et l’égalité territoriale.