Une politique alimentaire récompensée : Mouans-Sartoux mise à l’honneur aux Trophées Éco Actions

Placée sous le haut patronage de Gérard Larcher, Président du Sénat, la 34ᵉ édition des Trophées Éco Actions a récompensé la commune de Mouans-Sartoux pour sa politique alimentaire ambitieuse et durable. La distinction, remise au Sénat sous la présidence de Jean-Pierre Bouquet, Maire de Vitry-le-François, Président des Eco Maires et membre du Bureau de l’APVF, met également en lumière l’action menée par Pierre Aschieri, Maire de Mouans-Sartoux et lui aussi membre du Bureau de l’APVF. 

Portée par Pierre Aschieri, Maire de Mouans-Sartoux et également membre du Bureau de l’APVF, la commune mène depuis plus de vingt ans une politique alimentaire particulièrement ambitieuse. Dès 2012, elle a généralisé les repas 100 % bio dans ses cantines, s’appuyant sur une régie agricole municipale de six hectares qui fournit aujourd’hui l’essentiel des légumes nécessaires aux écoles. Ce choix stratégique a permis de stabiliser le coût du ticket repas, de réduire de 80 % le gaspillage alimentaire et d’améliorer significativement les pratiques alimentaires des familles.

Créée en 2016, la MEAD est devenue la colonne vertébrale de cette démarche. Centre d’éducation, de formation, de recherche et d’accompagnement, elle anime des ateliers citoyens, participe au Projet alimentaire territorial et soutient les habitants dans l’adoption d’une alimentation plus saine, locale et durable. Les résultats sont mesurables : baisse de 26 % de l’empreinte carbone liée à l’alimentation, progression des pratiques responsables pour plus de sept habitants sur dix, et un taux d’obésité infantile nettement inférieur à la moyenne nationale.

L’APVF se félicite de cette récompense et salue l’engagement de Pierre Aschieri, dont la constance et la vision font de Mouans-Sartoux une référence nationale. Elle souligne également l’implication de Jean-Pierre Bouquet, Président des Eco Maires et membre du Bureau de l’APVF, qui œuvre depuis de nombreuses années à promouvoir l’innovation environnementale dans les communes.

Cette édition des Trophées Éco Actions a également permis de valoriser d’autres initiatives exemplaires dans les domaines de l’eau, de la transition énergétique, de la mobilité durable, de l’innovation low-tech ou encore de la solidarité, témoignant de la vitalité et de la créativité des territoires.

L’APVF adressse une nouvelle fois ses plus chaleureuses félicitations à la commune et poursuivra son engagement aux côtés des Eco Maires pour promouvoir et accompagner ces démarches locales qui façonnent les transitions de demain.

Le Président de l’APVF devant le congrès de l’ACCD’OM : « On ne peut pas dire qu’on ne savait pas ! »

Christophe Bouillon, président de l’Association des Petites Villes de France (APVF), est intervenu mercredi 12 novembre lors du congrès de l’ACCD’OM, qui se tient à Paris du 12 au 14 novembre, en clôture de la table ronde consacrée aux défis climatiques.

À l’issue des interventions portant sur l’accélération du changement climatique dans les outre-mer et sur ses conséquences sociales et économiques, Christophe Bouillon a déclaré qu’« on ne peut pas dire qu’on ne savait pas ». L’intensification des cyclones, la montée du niveau de la mer, le recul du trait de côte, les sécheresses comme les inondations, ou encore les tensions croissantes sur les ressources en eau, imposent aux élus locaux d’engager des réponses structurelles dans des délais de plus en plus contraints.

Le président de l’APVF s’est particulièrement inquiété de la baisse des crédits liés à la transition écologique dans le projet de loi de finances pour 2026, notamment ceux du Fonds vert, ainsi que, plus largement, des crédits de la mission Outre-mer. Il a en outre rappelé l’importance des agences de l’État — ADEME, ANCT, Office français de la biodiversité — dont les rôles et missions sont actuellement contestés par certains parlementaires.

En conclusion, il a exprimé le soutien et la solidarité de l’ensemble de l’APVF, déjà très présente dans les outre-mer, à l’égard de ses collègues élus ultramarins.

3 questions à…Thierry Bernard Directeur Général Saint-Gobain Europe du Sud, Moyen-Orient, Afrique

La question de la rénovation énergétique a été centrale lors du mandat municipal 2020 – 2026. Cette semaine, la Lettre des Petites Villes pose 3 questions à Thierry Bernard Directeur Général Saint-Gobain Europe du Sud, Moyen-Orient, Afrique, pour mieux comprendre ces enjeux.

1/ Pourquoi est-il essentiel aujourd’hui de garantir la performance de la rénovation énergétique?

Mesurer et garantir la performance est indispensable pour accélérer la dynamique de la rénovation énergétique et massifier, en confiance, les investissements nécessaires à la transition énergétique du parc résidentiel et tertiaire français. Pour les maires, il y a urgence à relever le défi de la transition, qu’il s’agisse de lutter contre la précarité énergétique, de mieux maitriser les dépenses liées à l’énergie et d’améliorer aussi le bien-être des personnels et usagers des bâtiments publics. Or, tant qu’on ne satisfera pas l’attente légitime de fiabilisation des résultats des travaux de performance du bâti, on ne lèvera pas les freins au lancement d’opérations de rénovation d’ampleur qui, de plus en plus, vont faire appel à de nouveaux schémas de financement, en relais des subventions publiques.

2/ Quelle méthode déployer pour mesurer la performance énergétique des bâtiments, et quelle est sa plus-value?

La sécurisation et la massification des investissements nécessaires à la transition énergétique des bâtiments reposent sur la disponibilité d’outils de mesure opérationnels et fiables. La méthode QUB®, issue de Saint-Gobain Research Paris, simple dans sa mise en œuvre, présente l’avantage de fournir une photographie objective de la performance énergétique réelle des bâtiments. Ces indicateurs sont indispensables aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux pour prioriser les investissements, sécuriser les financements, et rendre compte de l’atteinte des résultats attendus à l’ensemble de leurs parties prenantes.

 

3/ Pourquoi Saint-Gobain a-t-il choisi de mettre à disposition les droits d’usage de QUB® en France?

A l’occasion du Salon Renodays, qui s’est tenu le 7 octobre, Saint-Gobain a annoncé avoir pris la décision de mettre à disposition de l’État et implicitement des collectivités locales la méthode QUB® pour répondre à la nécessité d’objectiver et d’accélérer la massification de la rénovation énergétique sur tous les territoires, quelle que soit leur taille. Cette démarche vise à garantir aux élus un accès à un outil innovant, standardisé, capable de mesurer précisément la performance réelle sur le terrain, afin de bâtir des politiques publiques plus efficaces, justes et adaptées aux réalités du patrimoine local des petites villes. C’est un levier concret pour faire de la transition énergétique une réussite collective.