ESPACE MEMBRE

3 questions à... Eric Chenut, Président de la Mutualité Française
Cette semaine La lettre des Petites Villes pose 3 questions à Eric Chenut, Présidente de Mutualité Française, pour mieux comprendre enjeux liés à l’accès aux soins et à la prévention dans les territoires. Quel rôle joue aujourd’hui la Mutualité Française auprès des collectivités locales, et en particulier des petites villes, pour renforcer l’accès aux soins …
Cette semaine La lettre des Petites Villes pose 3 questions à Eric Chenut, Présidente de Mutualité Française, pour mieux comprendre enjeux liés à l'accès aux soins et à la prévention dans les territoires.
- Quel rôle joue aujourd’hui la Mutualité Française auprès des collectivités locales, et en particulier des petites villes, pour renforcer l’accès aux soins et la prévention ?
Historiquement, le Mouvement mutualiste s’est fédéré en partant des réalités territoriales et non nationalement. Cela lui a permis de faire continuellement évoluer ses services pour répondre concrètement aux besoins exprimés par les citoyens.
Aujourd’hui, avec plus de 30 millions de personnes protégées, 440 mutuelles fédérées, 3 000 services de soins et d’accompagnement mutualistes (établissements d’hospitalisation, centres d’audition, Ehpad, crèches, etc.), plus de 25 000 actions de prévention en proximité, les militants et salariés mutualistes contribuent directement à l’accès aux soins sur les territoires hexagonaux et ultramarins.
A l'heure où 65% des Français déclarent avoir dû renoncer à des soins de santé au cours des 12 derniers mois (Carnet de santé de la Mutualité Française, 2025) et où les transitions démographique, environnementale et numérique bouleversent notre modèle de Protection sociale, les 17 unions régionales de la Mutualité Française la positionne comme un acteur éthique et performant du système de santé partout sur les territoires.
Pour renforcer l’accès aux soins et la prévention, le rôle des collectivités territoriales et particulièrement des villes est essentiel. Par les différentes politiques publiques qu’elles mettent en œuvre, elles ont un impact majeur sur les déterminants de santé : cadre scolaire, infrastructures des mobilités et transports, logements, infrastructures sportives, etc.
- Quelles difficultés spécifiques observez-vous dans ces territoires (déserts médicaux, renoncement aux soins, fragilités sociales) et quelles solutions concrètes peuvent être mises en œuvre avec les acteurs locaux ?
En France, 87% de la population vit dans un désert médical et 6 millions de Français n’ont pas de médecin traitant. Au niveau national, les Français habitant en zone rurale et dans de petites agglomérations sont plus directement concernés par les difficultés d’accéder à un médecin généraliste (respectivement 43% et 42%), contrairement aux habitants de l’agglomération parisienne (25%) par exemple.
Face à ces enjeux, la Mutualité Française propose de faire des collectivités territoriales les moteurs d’une politique de santé adaptée, juste et ambitieuse. Concrètement, cela doit passer par :
- Le soutien d'une structuration d’une offre coordonnée de premier recours, notamment en développant les équipes de soins traitantes. Celles-ci permettent d’associer professionnels médicaux, paramédicaux et pharmaciens avec les objectifs de renforcer le partage de compétences, d’optimiser les ressources médicales et de favoriser la prise en charge globale et coordonnée des patients.
- Le renforcement du rôle des collectivités territoriales en tant qu’acteurs de la santé publique et de la cohésion sociale : c’est une condition pour favoriser l’accès aux soins et réunir l’ensemble des acteurs de la santé autour d’elles sur les territoires.
- La garantie d'un accès au service d’accueil de la petite enfance et d’un accompagnement à la hauteur des enjeux du grand âge.
Plus largement, un investissement dans la prévention et l’éducation à la santé devrait être soutenu pour : faire de la prévention en santé mentale une priorité locale, former les agents publics aux premiers secours en santé mentale et renforcer l’activité physique et le sport-santé.
Pour relever ces défis, l’ensemble des acteurs de santé du territoire (mutuelles, professionnels de santé, établissements publics, financeurs, etc.) doivent travailler de concert au service des populations.
- Vous avez lancé les États généraux de la santé : quels en sont les objectifs et comment les collectivités peuvent-elles s’inscrire dans cette dynamique pour faire émerger des réponses adaptées aux territoires ?
Notre modèle social est à la croisée des chemins, le statut quo n’est plus possible.
Les débats politiques actuels se cantonnent à aborder l’année en cours ou celle à venir, or nous dépensons 330 milliards d’euros chaque année pour notre santé : cela ne mérite-il pas la coconstruction d’une stratégie nationale, dotée d’une vision pluriannuelle des financements ? Les premiers contributeurs à notre système de santé en sont aussi les premiers bénéficiaires : les assurés sociaux. Pourtant, nous ne les questionnons jamais sur leurs besoins, leurs attentes et ce à quoi ils sont prêts. N’est-ce pas une condition de l’acceptabilité sociale que de leur donner la parole ?
Fort de ces constats, plus de 50 organisations de la société civile, dont l’APVF, se réunissent pour piloter des Etats Généraux de la Santé et de la Protection sociale. La première phase, une consultation nationale ouverte sur placedelasante.fr du 17 novembre 2025 au 17 février 2026 a été une réussite inédite : plus de 75 000 assurés sociaux et professionnels de santé et de l’accompagnement nous ont fait part de leurs attentes et priorités.
La démarche entre désormais dans une phase d’ateliers territoriaux (hexagonaux et ultramarins) permettant de formuler des propositions en réponse aux attentes citoyennes et professionnelles exprimées. Notre objectif : aboutir à l’automne 2026 à un panel de propositions systémiques et cohérentes permettant de rendre notre Protection sociale plus soutenable et solidaire, notamment à l’aube des échéances électorales de 2027.
Crédit photo : FNMF – Hervé Thouroude

Nouvel acte de décentralisation : À tout petit pas !
Alors que le gouvernement prépare un projet de loi de décentralisation, les premières orientations évoquent un renforcement du rôle des préfets mais laissent en suspens la question essentielle des relations financières entre l’État et les collectivités. La ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, Françoise Gatel, a réuni les principales associations d’élus pour …
Alors que le gouvernement prépare un projet de loi de décentralisation, les premières orientations évoquent un renforcement du rôle des préfets mais laissent en suspens la question essentielle des relations financières entre l’État et les collectivités.
La ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, Françoise Gatel, a réuni les principales associations d’élus pour faire le point sur l’état d’avancement du nouvel acte de décentralisation annoncé par le Premier ministre.
Parallèlement, plusieurs projets d’articles du futur projet de loi de décentralisation, transmis par le gouvernement à certaines parties prenantes il y a quelques jours, prévoiraient de conforter le rôle du préfet de département. Le texte conférerait au préfet la qualité de délégué territorial des agences de l’État. Il entendrait également placer les services territoriaux de l’Ademe sous l’autorité du préfet de région et les intégrer au sein des directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). Il prévoirait aussi de renforcer le pouvoir de dérogation du préfet en l’élargissant et en le sécurisant pénalement, et ferait du préfet le « guichet unique » des demandes de subvention des collectivités territoriales. Enfin, le texte envisagerait de transformer les agences régionales de santé en directions régionales et départementales de la santé et de l’autonomie.
Représentant l’APVF, Christophe Bouillon a indiqué que si les grands axes présentés par la ministre lui convenaient, simplification et déconcentration avec renforcement du rôle du préfet dans les départements, les Maires des petites villes restaient toutefois sur leur faim du fait de l’absence totale, dans les différents projets annoncés dont on ne connaît toujours pas le détail, de mesures concernant les relations financières entre l’État et les collectivités et notamment en matière de prévisibilité budgétaire.
De surcroît, il ne saurait y avoir de décentralisation réellement aboutie sans que les collectivités territoriales retrouvent des marges d’autonomie financière et fiscale. Les collectivités territoriales ne peuvent uniquement dépendre de dotations ou de transferts de l’État qui peuvent être remis en cause chaque année.
La ministre, constatant que le système de finances locales était à bout de souffle et de plus en plus incompréhensible, a indiqué que c’est un sujet qui ne serait pas abordé avec les élections présidentielles mais que le Parlement allait mettre en place un groupe de travail sur le sujet.

Les petites villes en première ligne pour réussir le « bien vieillir »
Partenaire du manifeste publié par France Silver Eco à l’approche des élections municipales de 2026, l’Association des Petites Villes de France (APVF) partage un constat simple : la transition démographique constitue l’un des bouleversements majeurs auxquels les territoires devront faire face dans les prochaines années. Au même titre que la transition écologique ou la révolution …
Partenaire du manifeste publié par France Silver Eco à l’approche des élections municipales de 2026, l’Association des Petites Villes de France (APVF) partage un constat simple : la transition démographique constitue l’un des bouleversements majeurs auxquels les territoires devront faire face dans les prochaines années. Au même titre que la transition écologique ou la révolution numérique, l’allongement de la vie impose désormais d’adapter l’action publique locale.
Depuis plusieurs années, la filière Silver Économie défend une approche globale de la société de la longévité. Celle-ci ne relève plus uniquement des politiques sanitaires ou médico-sociales : elle concerne directement l’organisation quotidienne des territoires. À ce titre, les collectivités locales occupent une place déterminante aux côtés des acteurs économiques, des mutuelles, des caisses de retraite ou encore du tissu associatif.
Dans ce cadre, la commune demeure l’échelon de proximité par excellence, celui de la vie quotidienne des habitants. L’intercommunalité constitue quant à elle l’échelon stratégique, notamment pour les mobilités, l’aménagement ou les équipements structurants. Ensemble, le bloc communal intervient désormais dans des champs très concrets : adaptation des logements, accessibilité de la voirie, transports, urbanisme, maintien du lien social, prévention par le sport et la culture, accompagnement des aidants ou encore développement de solutions d’habitat intermédiaire.
Le prochain mandat municipal (2026-2032) sera particulièrement décisif. La décennie 2020-2030 correspond en effet à une forte progression des populations âgées : l’augmentation des 75-84 ans sera sans précédent. Sans être synonyme de perte d’autonomie, cette tranche d’âge s’accompagne plus fréquemment de fragilités nécessitant des décisions anticipées en matière de logement, de mobilité ou d’accès aux soins.
Cette évolution démographique touchera d’abord les territoires les moins denses. Les petites villes et les espaces ruraux seront proportionnellement plus concernés que les grandes métropoles. Là où les seniors représentent environ 10 % de la population dans certains départements urbains, ils peuvent déjà approcher ou dépasser 30 % dans des territoires ruraux, avec des projections proches de 40 % à l’horizon 2050. Cette réalité conforte le rôle pivot des petites villes, qui structurent les bassins de vie et concentrent services, commerces et équipements publics.
Le manifeste de France Silver Eco rappelle ainsi que la réussite du « bien vieillir » dépendra largement de l’action locale. Les communes et intercommunalités disposent de leviers opérationnels immédiats : animation des centres communaux d’action sociale (CCAS), accès aux services publics, soutien à la vie associative, actions culturelles, inclusion numérique, solutions de mobilité ou encore lutte contre l’isolement.
Dans les petites villes, la mairie et le CCAS constituent souvent la première porte d’entrée pour les habitants confrontés à la perte d’autonomie ou aux fragilités liées à l’âge. Les élus locaux identifient les besoins, coordonnent les acteurs et mettent en œuvre des solutions concrètes de maintien à domicile.
Le manifeste se veut ainsi un guide à destination des candidats aux élections municipales et des équipes qui seront élues en mars 2026. Il souligne que l’adaptation de la société au vieillissement ne pourra réussir sans les collectivités locales et en particulier sans le bloc communal. Pour les petites villes, l’enjeu n’est pas seulement social : il est aussi territorial, car la capacité à bien vieillir conditionne désormais l’attractivité et la cohésion des bassins de vie.

Simplification des normes locales : le "méga-décret" publié
Attendu depuis le Congrès des maires 2025, le premier volet de simplification des normes locales a été publié au Journal officiel du 21 février 2026. Composé de deux décrets et d’un arrêté, il introduit une série d’ajustements très opérationnels qui concernent directement la gestion quotidienne des petites villes : urbanisme, procédures administratives, finances locales ou …

GEMAPI : derrière la polémique, une question centrale de moyens pour les collectivités
Alors que plusieurs départements de l’Ouest ont été frappés par des crues d’une intensité exceptionnelle, la compétence dite « GEMAPI » s’est retrouvée au cœur d’un débat entre l’État et les collectivités. Derrière la polémique, c’est la question des moyens réels dont disposent les intercommunalités pour assurer la prévention des inondations qui est posée, dans …
Alors que plusieurs départements de l’Ouest ont été frappés par des crues d’une intensité exceptionnelle, la compétence dite « GEMAPI » s’est retrouvée au cœur d’un débat entre l’État et les collectivités. Derrière la polémique, c’est la question des moyens réels dont disposent les intercommunalités pour assurer la prévention des inondations qui est posée, dans un contexte d’accélération des aléas climatiques.
Instaurée par la loi de 2014 et pleinement exercée par les intercommunalités depuis 2018, la GEMAPI confie au bloc communal la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, ce qui inclut l’entretien des cours d’eau, la surveillance et la consolidation des digues, la restauration des zones humides et la réduction de la vulnérabilité des territoires. Il s’agit d’une compétence structurante, à la croisée de la sécurité civile, de l’aménagement du territoire et de l’adaptation au changement climatique.
Les récents épisodes de crues ont mis en lumière la fragilité de certains ouvrages de protection. Dans plusieurs territoires, des digues ont été submergées ou endommagées, entraînant des dégâts importants. Ces infrastructures, souvent anciennes et complexes, nécessitent des investissements lourds et réguliers, que les collectivités doivent désormais assumer.
La controverse est née de déclarations gouvernementales évoquant la possibilité, pour les collectivités, "d’utiliser davantage la taxe GEMAPI", plafonnée à environ 40 euros par habitant et par an. Or, sur le terrain, les élus rappellent que le produit de cette taxe reste très éloigné des besoins réels, les montants nécessaires à la remise à niveau des ouvrages se chiffrant parfois en dizaines de millions d’euros à l’échelle d’un seul territoire. L’Association des maires de France et Intercommunalités de France ont ainsi souligné le décalage entre les charges transférées et les ressources disponibles.
Au-delà du débat conjoncturel, la GEMAPI pose une question plus large d’équilibre territorial. La prévention des inondations s’inscrit à l’échelle des bassins versants : les décisions prises en amont influencent directement les risques en aval. Une logique de solidarité entre territoires apparaît donc indispensable, afin de mutualiser les efforts et d’éviter que les collectivités les plus exposées ne supportent seules le poids financier des aménagements.
Une proposition de loi doit être examinée au Sénat en avril afin d’assouplir le cadre financier de la compétence et d’envisager de nouveaux mécanismes de solidarité, ainsi qu’un recours accru aux dispositifs nationaux de prévention des catastrophes naturelles. La clarification des responsabilités et la sécurisation des financements constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour les collectivités.
Dans les petites villes, qui assurent souvent une fonction de centralité pour des bassins de vie élargis et concentrent des équipements structurants, la gestion du risque inondation ne relève pas d’un sujet technique secondaire. Elle touche directement à la protection des habitants, à la continuité des services publics et à la résilience des territoires.

Municipales 2026 : les maires des petites villes peuvent-ils répondre à la crise du logement ?
Longtemps perçu comme un sujet électoralement risqué, le logement est en train de s’imposer comme un thème central des élections municipales à venir. À un an du scrutin de 2026, les signaux sont clairs : loin de pénaliser les édiles, l’action en matière de construction et de rénovation pourrait désormais constituer un atout, en particulier …
Longtemps perçu comme un sujet électoralement risqué, le logement est en train de s’imposer comme un thème central des élections municipales à venir. À un an du scrutin de 2026, les signaux sont clairs : loin de pénaliser les édiles, l’action en matière de construction et de rénovation pourrait désormais constituer un atout, en particulier dans les villes de 5 000 à 25 000 habitants.
Alors, une question traverse les exécutifs locaux : agir sur le logement est-ce un risque électoral… ou un passage obligé ?
Le logement, désormais un critère explicite du vote
Les attentes des électeurs sont désormais clairement formulées. Le dernier baromètre du logement réalisé par Odoxa pour Nexity, BFM Business et Capital révèle que 71 % des Français déclarent qu’ils tiendront compte des propositions des candidats sur le logement lors des municipales.
Ce chiffre marque une rupture. Le logement n’est plus un sujet périphérique ni un angle mort du débat local : il devient un critère de choix assumé, y compris dans des territoires où la conflictualité autour de la construction est forte. Les électeurs attendent moins des discours que des réponses concrètes : produire, rénover, adapter.
« Maires bâtisseurs, maires battus » : un adage en question
L’étude Maires bâtisseurs, maires battus ?, menée par l’Institut des hautes études pour l’action dans le logement (IDHEAL) avec le CEVIPOF. Dirigée par Martial Foucault (CEVIPOF) et Pierre-Henri Bono (LIEPP, département d’économie), elle s’appuie sur une analyse fine des élections municipales de 2020 et de l’évolution du stock de logements sur le mandat précédent.
Premier enseignement : le lien entre politiques locales du logement et résultats électoraux existe, mais il varie fortement selon la taille des communes. Et c’est précisément dans les petites villes que les conclusions sont les plus structurantes.

Transports : la desserte ferroviaire des territoires au cœur des débats au Sénat
Auditionné le 25 février par le Sénat, le ministre des Transports Philippe Tabarot a précisé les orientations de son projet de loi-cadre sur les transports, dont l’examen débutera mi-avril. Si le texte se veut structurant à l’échelle nationale, la question de la desserte ferroviaire des territoires – enjeu clé pour les petites villes – a …

Les bibliothèques comptent… à nouveau !
Du 23 au 29 mars 2026, le ministère de la Culture organise une nouvelle semaine nationale de comptage des entrées en bibliothèque, après une première édition à l’automne 2025. Objectif : mieux mesurer, valoriser et défendre l’impact social et culturel des bibliothèques sur l’ensemble du territoire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, 9 000 …
Du 23 au 29 mars 2026, le ministère de la Culture organise une nouvelle semaine nationale de comptage des entrées en bibliothèque, après une première édition à l’automne 2025. Objectif : mieux mesurer, valoriser et défendre l’impact social et culturel des bibliothèques sur l’ensemble du territoire.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
-
en 2024, 9 000 bibliothèques territoriales ont déclaré 93 millions d’entrées ;
-
en octobre 2025, 8 100 bibliothèques ont comptabilisé 2,9 millions d’entrées sur une seule semaine.
Cette nouvelle opération est essentielle pour affiner les données et mieux refléter la réalité des 15 500 bibliothèques territoriales françaises. Elle permettra notamment de :
-
mieux mesurer la fréquentation, y compris celle des publics non inscrits ;
-
renforcer les plaidoyers auprès des élus et des financeurs ;
-
évaluer les politiques publiques et appuyer de nouveaux projets ;
-
comparer les bibliothèques avec d’autres équipements culturels, en France et à l’international.
Une seconde semaine de comptage est d’ores et déjà prévue du 19 au 25 octobre 2026, pendant les vacances de la Toussaint.
➜ Comment participer ?
-
Mobiliser vos équipes pour compter les entrées du 23 au 29 mars 2026 ;
-
Déclarer les données via l’outil du ministère à partir du 30 mars ;
-
Relayer largement l’initiative pour en maximiser l’impact.
Pour aller plus loin, une page dédiée et un webinaire de présentation sont proposés par le ministère de la Culture.

Moins de brun, plus de vert : un levier stratégique pour les petites villes
Les communes sont en première ligne de la transition écologique. Porteuses d’équipements publics essentiels, écoles, équipements sportifs, voirie, bâtiments municipaux, elles structurent durablement les trajectoires d’émissions de leurs territoires. Mais dans un contexte budgétaire toujours plus contraint, comment financer l’accélération des investissements climat ? Une étude récente d’I4CE met en lumière un levier encore insuffisamment …
Les communes sont en première ligne de la transition écologique. Porteuses d’équipements publics essentiels, écoles, équipements sportifs, voirie, bâtiments municipaux, elles structurent durablement les trajectoires d’émissions de leurs territoires. Mais dans un contexte budgétaire toujours plus contraint, comment financer l’accélération des investissements climat ?
Une étude récente d’I4CE met en lumière un levier encore insuffisamment mobilisé : la redirection des dépenses locales en réduisant progressivement les investissements défavorables au climat (« bruns ») pour dégager des marges de manœuvre au profit d’investissements bas-carbone.
Depuis 2014, les collectivités ont amorcé un mouvement en ce sens à travers une baisse des achats de véhicules thermiques légers, efforts de maîtrise des consommations énergétiques, montée en puissance des investissements dans la rénovation énergétique ou les mobilités durables. Mais la dynamique reste fragile. En 2024, les investissements climat ont stagné, tandis que certaines dépenses carbonées sont reparties à la hausse.
Or, pour respecter la trajectoire de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), les investissements défavorables des collectivités devraient diminuer de près de 75 % d’ici 2035. Un changement d’échelle considérable, qui implique des arbitrages plus structurants : limitation de la construction neuve artificialisante, sortie accélérée des équipements fossiles, intégration systématique du critère climat dans les décisions d’investissement.
La redirection ne suffira pas, à elle seule, à couvrir l’ensemble des besoins d’investissement liés à la transition. Mais dans un contexte de tension sur les finances locales, elle représente un levier indispensable pour concilier responsabilité budgétaire et ambition climatique.

3 questions à...Amir Reza-Tofighi, président de la CPME
A l’occasion des élections municipales, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) met à disposition des candidats un Recueil de propositions et la Charte d’engagements « Adopter le Réflexe PME ». La Lettre des Petites Villes pose, cette semaine, 3 questions à Amir Reza-Tofighi, président de la CPME pour mettre les enjeux d’attractivité au coeur …
A l'occasion des élections municipales, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) met à disposition des candidats un Recueil de propositions et la Charte d’engagements « Adopter le Réflexe PME ». La Lettre des Petites Villes pose, cette semaine, 3 questions à Amir Reza-Tofighi, président de la CPME pour mettre les enjeux d'attractivité au coeur du prochain mandat.
1/ Les maires des petites villes se présentent souvent comme des patrons de PME municipales. Que pensez-vous de cette comparaison ?
La comparaison est juste. Un maire, comme un dirigeant de PME, construit, innove, investit … Je les considère comme des bâtisseurs, comme nous le sommes au quotidien. Dans une petite ville, chaque décision municipale – qu’elle touche à l’urbanisme, la mobilité, la fiscalité, la commande publique – produit des effets immédiats sur l’activité, l’emploi et la vitalité du centre-ville.
Il est indispensable qu’élus et chefs d’entreprise travaillent ensemble au service de l’attractivité des territoires et du développement économique local.
C’est pourquoi, la CPME propose d’adopter, pour les six années du mandat 2026-2032, une méthode claire : le « Réflexe PME ». Se poser systématiquement, avant chaque décision, la question : quel sera l’impact concret sur les TPE-PME, l’emploi et l’attractivité ? Cela suppose concertation en amont, stabilité des règles et lisibilité des engagements. C’est un véritable partenariat de mandat.
2/ À quelques semaines des élections municipales, quelles mesures un candidat devrait-il prévoir pour accroître l’attractivité de son territoire pour les entreprises et notamment les PME ?
Pour ces élections, la CPME formule 91 propositions d’actions très concrètes. S’il ne fallait n’en retenir que 3, je citerais : l’urgence de renforcer l’attractivité de nos centres-villes en répondant notamment à la question de la vacance commerciale et au besoin des professionnels comme des habitants de pouvoir y circuler plus facilement.
La maîtrise de la fiscalité locale qui pèse sur les entreprises doit être un engagement de celles et ceux qui briguent des mandats locaux. Et la commande publique doit devenir un moteur local : allotissement, accès simplifié, priorité aux entreprises locales, respect strict du paiement à 30 jours sont les conditions pour faire gagner nos savoir-faire locaux. Nous proposons aux candidats une charte d’engagements simple et opérationnelle : 10 engagements concrets, une revue annuelle « Réflexe PME » et 3 indicateurs de suivi. Un cadre clair pour faire du développement économique un axe gagnant du mandat municipal.
3/ De façon plus générale, à l’horizon du mandat, sur quels leviers une petite ville peut-elle s’appuyer pour favoriser son développement économique ?
Les petites villes disposent de leviers puissants. Le foncier productif est central : préserver des espaces pour les artisans et les PME, réhabiliter les friches, accélérer les petits projets industriels. La continuité des services publics – mobilité, eau, déchets, numérique – conditionne directement l’activité.
Les transitions écologique et numérique doivent être pragmatiques : énergie locale décarbonée, modernisation des réseaux, très haut débit et outils numériques utiles aux entreprises.
Au fond, le développement économique tient à une gouvernance : concertation structurée, commission locale dédiée, engagements suivis dans le temps.
Adopter durablement le « Réflexe PME », c’est garantir un dialogue exigeant et des décisions lisibles, au service de l’emploi et de l’attractivité. C’est faire le choix d’un mandat utile, lisible et favorable à l’emploi local.
Pour retrouver le Recueil de propositions et la Charte d’engagements « Adopter le Réflexe PME » : https://www.cpme.fr/espace-presse/communiques-de-presse/municipales-2026-la-cpme-appelle-les-candidats-a-adopter-le-reflexe-pme
