06
juin
2019
Les portraits financiers de l'APVF : retour d'expérience de la Ville d'Avon (77)

Les portraits financiers de l'APVF : retour d'expérience de la Ville d'Avon (77)

Finances et fiscalité locales

Chaque mois, l'APVF et la Banque des territoires donnent la parole aux Maires de petites villes afin de recueillir leur sentiment général sur la fiscalité et les finances locales à l’aune de la loi de finances. Ces portraits financiers constituent une base essentielle pour que l'APVF, d’une année sur l’autre, relaie les attentes et les besoins des petites villes. Ce mois-ci, la Ville d'Avon est à l'honneur.

Extrait : "La situation financière générale de la ville d’Avon est maîtrisée et saine, néanmoins la vigilance reste de mise.  Les indicateurs principaux en attestent. L’endettement de la commune est faible (encours de la dette au 31 décembre 2018 : 443,26 € / habitant, alors que pour les communes de même strate il est de 931 € / habitant). La charge de la dette par rapport à la richesse de la commune est de 40,88 % (commune de même strate : 71,70%). La capacité de désendettement atteint 4,94 années.  Ces résultats de gestion sont obtenus malgré un niveau de richesse de la commune inférieur aux communes de même strate (ratio recettes de fonctionnement/population : 1084 € alors que les communes de même strate : 1299 €)."

Téléchargez le portrait financier complet de la Ville d'Avon (77) en cliquant ici.

Si vous souhaitez que nous réalisions un portrait financier de votre Ville, veuillez prendre contact avec : Emma Chenillat, chargée des finances locales, echenillat@apvf.asso.fr

 

23
mai
2019
Contrat de transition écologique : derniers jours pour candidater

Contrat de transition écologique : derniers jours pour candidater

Ville intelligente et durable

Le 2 avril dernier, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a lancé les contrats de transition écologique (CTE) qui remplacent les Territoires à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) mis en place en 2014 par Ségolène Royal. Associée à l’élaboration des CTE, l’APVF salue cette initiative, mais déplore l’absence de financement supplémentaire dédié.

Signés entre l’Etat, les intercommunalités et d’autres acteurs environnementaux, les CTE doivent permettre de passer à une logique globale de développement durable. L’Etat souhaite jouer le rôle d’animateur, de facilitateur en regroupant les différents acteurs intervenants en faveur du développement durable. En plus de ce rôle d’animation, l’Etat viendra en soutien des collectivités qui manquent d’ingénierie pour faire émerger des projets mais aussi les développer aussi bien dans le domaine des énergies renouvelables que de l’efficacité énergétique ou encore la mobilité. Après 1 année d’expérimentation dans plusieurs intercommunalités françaises, 40 territoires vont être annoncés en juillet prochain et d’autres en 2020. Les territoires sélectionnés bénéficieront d’un appui et d’un accompagnement de l’Etat pendant une durée de 4 ans. Ils profiteront également du certificat de projet, procédure qui oblige l’administration à identifier sous deux mois les règles applicables aux projets, et du rescrit environnemental qui permet de sécuriser les projets au regard des dispositions environnementale

Pour candidater, il vous suffit de remplir le formulaire suivant accessible du 2 avril 2019 au 27 mai 2019 en cliquant ici

23
mai
2019
Réorganisation territoriale de l’État : le Premier ministre veut des réformes rapides et concrètes

Réorganisation territoriale de l’État : le Premier ministre veut des réformes rapides et concrètes

Réforme territoriale et gouvernance locale

Le Premier ministre Edouard Philippe a profité de la séance des QAG, mardi dernier à l’Assemblée nationale, pour dévoiler les grandes lignes des mesures qu’il entend acter concernant la réorganisation territoriale de l’État. Un projet de circulaire est d’ores et déjà en discussion sur ce sujet.

Le Premier ministre Edouard Philippe a profité de la séance des QAG, mardi dernier à l’Assemblée nationale, pour dévoiler les grandes lignes des mesures qu’il entend acter concernant la réorganisation territoriale de l’État. Un projet de circulaire est d’ores et déjà en discussion sur ce sujet.

L’ensemble de ces mesures figurent déjà dans un projet de circulaire destiné aux ministres publié le 21 mai par Acteurs publics. Dans ce document, le Premier ministre Edouard Philippe souhaite que les différents projets relatifs à la réorganisation des administrations centrales soient remis d’ici la date du 15 juin. D’ici cette date, chaque ministre et secrétaire d’État est également invité à présenter au chef du gouvernement a minima « deux projets de délocalisations de services, agences, opérateurs ou fonctions support » dont les missions « pourraient être exercées en région ».

En matière de déconcentration, c’est la date 1er juin qui est évoquée : le Premier ministre souhaite que d’ici là, toutes les propositions en matière de déconcentration permettant « aux particuliers comme aux entreprises de voir traiter leurs demandes dans la meilleure proximité » lui soient transmises.

Les pistes concernant la réorganisation des « agences et opérateurs » agissant sous le contrôle de l’État doivent être également elles aussi remises d’ici le 15 juin : l’existence des plus petites structures, soient celles comprenant moins de 100 ETP – devra notamment être justifiée. La rationalisation des organismes consultatifs est également à l’ordre du jour. Les modalités de consultation s’agissant des textes ou des décisions administratives ont vocation à être refondées, à l’occasion de la réforme prochaine du Conseil économique, social et environnemental.

Par ailleurs, le Premier ministre appelle à limiter le nombre de circulaires émises : il souhaite notamment diminuer le nombre de circulaires « de commentaire ou d’interprétation de la norme », au profit d’une « documentation régulièrement tenue à jour sur les sites des ministères. »

L’ensemble des travaux relatifs à la réorganisation territoriale de l’État feront l’objet d’une synthèse en Comité interministériel à la transformation publique qui devrait être présentée en Conseil des ministres d’ici la fin juin.

23
mai
2019
Taxe d'habitation : la suppression progressive de l’impôt pour les 20 % restant assujettis

Taxe d'habitation : la suppression progressive de l’impôt pour les 20 % restant assujettis

Finances et fiscalité locales

Le dégrèvement de 100 % de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages est étalé sur trois ans (de 2018 à 2020). Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, le 16 mai dernier sur France Info, que la suppression de l’impôt pour les 20 % des ménages restants se ferait progressivement.

Cette précision atténue les précédents propos de Matignon qui assurait que « la suppression complète de la taxe d'habitation interviendr(ait) au plus tard d'ici à 2021 ». La taxe d’habitation perdurera donc au-delà de cette date pour les 20 % des ménages qualifiés de « plus aisés » par les membres du Gouvernement.

Pour le Premier ministre, « Nous avons pris trois ans pour la supprimer pour 80 % des Français, il n'est donc pas illégitime de phaser également la suppression de la taxe des 20 % les plus aisés ». Cet étalement permettrait de tenir compte des contraintes budgétaires qui pèsent sur l’Etat et sur l’ensemble des acteurs publics. En effet, le coût de cette mesure supplémentaire est estimé par le rapport de la mission Bur Richard à 10 milliards d’euros environ, qui ne sont pas intégrés à ce jour à la trajectoire des finances publiques.

La suppression totale de la taxe d’habitation sera financée par des économies, sans création d’un impôt supplémentaire. Surtout, elle devrait être compensée à l’euro près aux collectivités locales selon des modalités toujours inconnues, ce que regrettent beaucoup les élus locaux qui, à la veille des élections municipales, ont plus que jamais besoin de visibilité sur l’état future de leurs ressources.

La décision devrait vraisemblablement être prise avant la fin de l'été et figurer dans le projet de finances pour 2020. Mais, pour rappel, le scénario jusqu’ici privilégié par le Gouvernement est celui de la descente de la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties au bloc communal et, en complément, d’un transfert de TVA. Pour compenser la perte financière des départements, il est question de leur donner, en contrepartie, une fraction d'un impôt national, la CSG ou la TVA également.

L’APVF reste vigilante et continue à approfondir sa position en la matière.

Téléchargez la contribution de l’APVF à la refonte de la fiscalité locale en cliquant ici.

23
mai
2019
Retour sur le Conseil d'administration de l'APVF : les propositions des petites villes en matière de décentralisation

Retour sur le Conseil d'administration de l'APVF : les propositions des petites villes en matière de décentralisation

Réforme territoriale et gouvernance locale

Le Conseil d’administration de l’APVF s’est réuni le 21 mai 2019, au siège de SFR, pour évoquer notamment le nouvel acte de décentralisation et travailler sur des propositions. Cette réunion a été aussi l’occasion pour Christophe Bouillon, Président de l’APVF, et Alain Weill, PDG de SFR, de renouveler leur partenariat.

Le 26 avril dernier, le Président de la République a annoncé un « nouvel acte de la décentralisation » qui devrait aboutir au premier trimestre 2020. Pour l’APVF, le respect de ce calendrier est primordial : les réformes doivent être menées en amont des élections municipales.

Destinées à être transmises au Gouvernement, l’APVF a choisi de décliner ses propositions en trois axes : le couple commune-intercommunalité, le statut de l’élu et la fiscalité locale. Chacun des thèmes compte 10 propositions qui ont dans leur ensemble été validées par le Conseil d’administration.

 

23
mai
2019
Préparation de l'Agenda Rural : l’APVF apporte des propositions ambitieuses et concrètes

Préparation de l'Agenda Rural : l’APVF apporte des propositions ambitieuses et concrètes

Réforme territoriale et gouvernance locale, Attractivité et aménagement du territoire

L’APVF, représentée par Nicolas Soret, adjoint au Maire à Joigny, Président de la Communauté de Communes du Jovinien, membre du bureau de l’APVF et Nathalie Nieson, Maire de Bourg de Pèage, Vice-présidente de l’APVF, a été auditionnée mardi 21 mai par la mission Agenda Rural et notamment par Pierre Jarlier, Président délégué de l’APVF et membre de la mission. L’APVF a profité de l’occasion pour rappeler le rôle des petites villes dans les territoires ruraux et proposer un nouveau contrat territorial articulé autour de 5 grands axes : service public, organisation territoriale, fiscalité, mobilité et transition écologique.

  • Remettre les services publics au cœur des territoires ruraux

Depuis plusieurs années déjà, l’APVF alerte sur la concentration des services publics dans les grandes aires urbaines au détriment des petites villes. Les élus de l’APVF ont notamment donné l’exemple des services de carte d’identité qui disparaissent de nos territoires. Pour conserver le « dernier rempart » comme l’affirme le Premier ministre, l’APVF réclame un moratoire sur la fermeture des services publics dans les territoires fragilisés mais également la création d’un volontariat territorial en administration. Sur la santé, l’APVF a rappelé la nécessité de lutter contre la désertification médicale en régulant l’installation des médecins libéraux et en mettant en place des stages obligatoires de médecine dans les zones sous dotées.

  • Restaurer l’équilibre urbain/rural

Comme l’a souligné la mission Flash de l’Assemblée nationale sur l’équilibre entre les territoires urbains et ruraux, le ruissellement des richesses des métropoles vers les territoires périphériques n’est pas avéré. C’est la raison pour laquelle l’APVF appelle à une nouvelle alliance des territoires qui donne toute sa place aux territoires ruraux. Concrètement, elle réclame la mise en place d’un plan pour revitaliser le coeur des petites villes qui comprend un volet ingénierie mais aussi et surtout financement. Aussi, elle demande la généralisation des contrats de réciprocité ville-campagne et le ciblage de l’action de la future Agence nationale de la cohésion des territoires sur les territoires les plus fragiles.

  • Rendre plus juste la fiscalité et renforcer le soutien à l’investissement local

L’APVF a profité de l’occasion pour présenter à nouveau son Fonds national de solidarité territoriale alimenté par les métropoles, par l’Etat et l’Europe et ciblé régionalement. L’APVF a également rappelé la nécessité de réformer les critères d’affectation des dotations qui doivent mieux tenir compte des fragilisés des communes et de leur charge de centralité.

  • Développer une mobilité inclusive et favoriser la transition écologique dans les territoires ruraux

Enfin, l’APVF a rappelé la nécessité de développer une mobilité inclusive en réinvestissant dans les petites lignes ferroviaires et en créant une prime mobilité pour les territoires ruraux affectée en fonction de critères sociaux et géographiques. Pour terminer, l’APVF appelle de ses vœux la territorialisation de la transition écologique qui passera par l’affectation d’une part des recettes de la fiscalité carbone directement aux collectivités et par le ciblage des futurs contrats de transition écologique sur les territoires ruraux qui manquent le plus d’ingénierie.

Pendant plus deux heures d'échange, les représentants de l’APVF et les membres de la mission ont pu échanger de manière constructive sur le contenu du futur Agenda Rural. La mission a accueilli avec bienveillance plusieurs propositions de l’APVF. Ses conclusions sont attendues par fin juin.

Retrouvez l’intégralité de la note de l’APVF en cliquant ici

23
mai
2019
Européennes : Appel à mobilisation pour le scrutin de dimanche

Européennes : Appel à mobilisation pour le scrutin de dimanche

Europe

A trois jours des élections européennes, l’APVF appelle l’ensemble de nos concitoyens à participer massivement à ce scrutin et à voter pour leur vision de l’Europe. Retrouvez la contribution des maires des petites villes, publiée 23 avril dernier, pour une Europe plus solidaire et plus protectrice !

A trois jours des élections européennes,  l'APVF rappelle l’importance de ce scrutin ainsi que les apports de l’Union européenne pour les collectivités territoriales.

Dans cette optique, l’APVF a adressé, le 23 avril dernier, à l’ensemble des candidats têtes de liste une contribution contenant six grandes propositions, appelant à une Europe plus solidaire et plus protectrice qui prenne en considération les réalités territoriales.

L’APVF rappelle que si l’Europe a joué un rôle majeur dans la sortie de la crise économique de 2008, les inégalités sociales et territoriales ont continué à se creuser, le développement des métropoles s’opèrent souvent au détriment du reste du territoire. L’APVF appelle à un rééquilibrage vers les petites villes et les collectivités à taille humaine.

A cette fin, l’APVF demande une politique de cohésion ambitieuse qui doit se traduire par des investissements massifs en faveur de la réduction des inégalités territoriales et de la transition écologique, le défi climatique nécessitant la mobilisation de tous. Pour ce faire, l’APVF demande l’exclusion des investissements publics locaux de la règle de 3% de calcul des déficits publics.

Parce que l’Union européenne est un espace de démocratie et de valeurs partagées, les maires des petites villes demandent aux institutions européennes de défendre l’Etat de droit, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, ainsi que de renforcer le soutien apporté aux initiatives locales en matière d’accueil des migrants et de promotion de la citoyenneté européenne.

Ce dimanche 26 mai, l’APVF appelle l’ensemble de nos concitoyens à participer massivement à ce scrutin et à voter pour leur vision de l’Europe.

Pour télécharger la contribution de l'APVF pour les élections européennes, merci de cliquer ici.

 

23
mai
2019
PJL Santé : les sénateurs ont débuté l’examen du texte en commission

PJL Santé : les sénateurs ont débuté l’examen du texte en commission

Services publics

Les sénateurs ont commencé l'examen, en commission, du projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé. La commission des Affaires sociales, où siègent sept médecins, a rejeté les amendements de la commission de l'Aménagement du territoire visant à instaurer une régulation de l'installation des médecins libéraux. Le texte est examiné en séance publique à partir du lundi 3 juin. 

Alors que l'examen du projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé débute au sein de la Chambre Haute, les sénateurs sont divisés particulièrement sur la question de la régulation de l'installation des médecins libéraux. Plusieurs amendements présentés par Jean-François Longeot, rapporteur de la commission de l’Aménagement du territoire (saisie pour avis), n’ont pas été retenus par les sénateurs de la commission des Affaires sociales. C’est notamment le cas du principe de conventionnement sélectif (avec l’Assurance maladie) pour limiter les installations de médecins dans les zones surdotées (une arrivée pour un départ).

La commission des Affaires sociales - où siègent sept médecins - a opté pour de simples mesures incitatives, comme le droit à une exonération de cotisations sociales sur les revenus des jeunes médecins, conditionné à une activité continue de cinq années, afin « d’inciter les jeunes praticiens à s'ancrer dans un territoire et auprès d'une patientèle ».

Concernant les ordonnances prévues dans le texte, plusieurs amendements sénatoriaux adoptés en commission précisent le champ de certaines habilitations, voire en restreignent les contours. Les sénateurs de la commission ont également supprimé la disposition, adoptée à l'Assemblée nationale, prévoyant la « saisine par un assuré, sans médecin traitant, du conciliateur de la Caisse principale d’Assurance maladie, dans le but « qu'un médecin traitant disponible puisse lui être proposé ».

La commission des Affaires sociales a encadré davantage les missions des hôpitaux de proximité. Le Gouvernement avait accepté un amendement de l'Assemblée nationale visant à maintenir une activité de chirurgie dans certains de ces établissements, selon une sur une liste dérogatoire d’actes autorités. Pour les sénateurs de la commission, seuls les actes « programmés » devraient entrer dans ce champ dérogatoire.

Le Sénat examinera le texte en séance publique du 3 au 6 juin.

 

23
mai
2019
PJL Fonction publique : les débats s'achèvent à l'Assemblée nationale

PJL Fonction publique : les débats s'achèvent à l'Assemblée nationale

Réforme territoriale et gouvernance locale

Le projet de loi relatif à la « transformation de la fonction publique »  est en cours de discussion, depuis le 2 mai, à l’Assemblée nationale. Actuellement examiné en séance publique, le texte sera voté en scrutin public le 28 mai prochain et déposé, ensuite, au Sénat. Loïc Hervé, sénateur de la Haute-Savoie, secrétaire général de l’APVF, a été nommé rapporteur, ce qui constituera un précieux soutien pour l'APVF.

Certaines propositions de la Coordination des employeurs territoriaux et de l'APVF ont été adoptées en commission des lois ou en séance publique.  

Parmi les principales, s’agissant du dialogue social :

  • les comités techniques et le CHSCT seront absorbés par une nouvelle structure : les comités sociaux territoriaux. Les questions auxquelles ils auront à connaître ont été étendues par voie d’amendement:
    • égalité professionnelle et la lutte contre les discriminations ;
    • télétravail et régulation de l’utilisation des outils numériques ;
    • accessibilité des services et qualité des services rendus ;
    • enjeux liés à la déconnexion.
  • Conformément à une demande de la Coordination des employeurs territoriaux et de l’APVF, les collectivités locales employant moins de 200 agents pourront, elles aussi, créer une formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail au sein du Comité social territorial. Une condition est toutefois requise : il faut que des « risques professionnels particuliers le justifient ».

S’agissant de la contractualisation :

  • Conformément aux amendements de la Coordination des employeurs territoriaux soutenus par l’APVF, il a été précisé que les nouveaux contrats de projet ne pourront être destinés aux catégories C, mais seulement aux catégories A et B.
  • Des garanties ont été accordés aux agents :
    • 1) Une durée minimale du contrat a été fixée, elle sera d’un an (la durée maximale est de six ans) ;
    • 2) Le contrat prendra fin après un délai de prévenance fixé par décret en Conseil d’État.
  • Des emplois permanents pourront désormais être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants :
    • Pour les emplois de catégorie A - et désormais B -, lorsque les besoins des services ou la nature des fonctions le justifient et sous réserve qu'aucun fonctionnaire n'ait pu être recruté dans les conditions prévues par la présente loi ;
    • Pour tous les emplois dans les communes de moins de 1 000 habitants et les groupements de communes regroupant moins de 15 000 habitants (l’APVF demande d’ailleurs que cette faculté soit étendue aux communes de moins de 2 000 habitants) ;

D’autres batailles resteront donc à mener au Sénat, et notamment :

  • Celle de l’extension du délai dont disposent les collectivités pour mettre en œuvre l’harmonisation du temps de travail: il est actuellement d’un an. Nous demandons avec la Coordination des employeurs territoriaux qu’il soit de deux ans ;
  • Aussi, l’APVF s’est dite favorable à l’extension de l’expérimentation de la rupture conventionnelle dans la FPT. Cette proposition n’a pas encore été entérinée.
  • Un autre sujet important, celui de la formation des agents publics. Le texte habilite le Gouvernement à légiférer dans ce domaine et, notamment pour réformer les modalités de financement et d’organisation du CNFPT :
    • Sur le financement, le CNFPT pourrait financer à hauteur de 75 % l’apprentissage sans transfert de recette, ce qui menaceraient selon la Coordination des employeurs territoriaux et l’APVF le financement global de la formation des agents ;
    • Sur l’organisation, Olivier Dussopt s’est voulu rassurant en séance publique, hier : le système actuel sera préservé et complété par des conventions signées entre le CNFPT et les centres de gestion au niveau régional portant sur :
      • Les concours et les examens,
      • Le reclassement des fonctionnaires,
      • L’accompagnement des mobilités.

16
mai
2019
Biodiversité :  Lancement de l’initiative de l’initiative "Territoires Engagés pour la Nature"

Biodiversité :  Lancement de l’initiative de l’initiative "Territoires Engagés pour la Nature"

Ville intelligente et durable

Alors qu’un rapport de l’ONU présenté début mai alerte sur l’extinction possible de plus de 1 million d’espèces animales et végétales, le Gouvernement tente d’accélérer son action en faveur de la biodiversité.

Avec Lancement de l’initiative « de l’initiative Territoires Engagés pour la Nature, le Gouvernement espère mobiliser les collectivités territoriales en faveur de la biodiversité en les accompagnant.  davantage dans la mise en œuvre de leur action. Pour candidater, les collectivités doivent présenter un plan d’action sur 3 ans avec une série d’action qui :

  1. Rassemblent des services de la collectivité et des acteurs du territoire ;
  2. Prévoient des objectifs précis et un suivi des actions ;
  3. Conduisent à des effets bénéfiques sur la biodiversité ;
  4. Contribuent à la mise en œuvre d’outils d’action publics régionaux ou nationaux.

Après réception du dossier, un jury régional examinera les candidatures. Les collectivités retenues bénéficieront d’un accompagnement pour réaliser les actions prévues. 6 régions et 14 collectivités sont aujourd’hui couvertes par ce dispositif : Centre-Val-de-Loire, Guadeloupe, Ile-de-France, Occitanie, Pays-de-la-loi, PACA. Les premières collectivités engagées dans l’initiative « Territoires engagés pour la Nature » seront célébrées lors des 9ème Assises Nationales de la Biodiversité les 19 et 20 juin 2019 à Massy (Essonne). L'APVF est partenaire de l'événement.

Pour candidater, cliquez ici