Rencontre des Maires des petites villes d’Auvergne-Rhône-Alpes

– Jeudi 8 octobre 2026 : « Rencontre régionale des petites villes d’Auvergne-Rhône-Alpes » à Bourg-de-Péage (Drôme)

L’Association des Petites Villes de France organise, le jeudi 8 octobre 2026 à Bourg-de-Péage, une rencontre régionale réunissant les élus des petites villes d’Auvergne-Rhône-Alpes, des acteurs publics et des partenaires autour des principaux enjeux auxquels sont confrontés les territoires.

Organisée en partenariat avec l’Agence France Locale et Transdev, cette journée permettra notamment d’échanger autour de deux enjeux majeurs pour les petites villes : les finances locales, dans la perspective du projet de loi de finances pour 2027, et les mobilités dans les territoires.

Cette rencontre sera également l’occasion de partager les expériences et initiatives des élus de la région, de faire remonter les préoccupations des petites villes et de renforcer les échanges entre collectivités.

Le programme détaillé et la liste complète des intervenants seront communiqués prochainement.

Les échanges seront suivis d’un cocktail déjeunatoire à 13h.

Résultats du 5ème baromètre du regard des Français sur les petites villes : un attachement confirmé et des attentes fortes pour le nouveau mandat municipal

Pour la cinquième année consécutive, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), l’Association des Petites Villes de France (APVF) et la Banque des Territoires ont confié à Ipsos la réalisation du baromètre du regard des Français sur les petites villes. L’enquête, réalisée du 5 au 18 mai 2026 auprès de 1 000 Français et de 800 habitants de communes du programme Petites villes de demain, confirme l’attachement profond des Français aux petites villes.

L’image positive des petites villes atteint un niveau record

L’image positive des petites villes atteint un niveau inédit depuis le lancement du baromètre : 91 % des Français déclarent en avoir une bonne opinion, dont 22 % une opinion très positive, soit une hausse de 5 points par rapport à 2025. Les Français y associent notamment une meilleure qualité de vie, une proximité avec la nature et une qualité des liens sociaux.

Les petites villes restent attractives aux yeux de la majorité de la population française

62 % des Français indiquent qu’ils pourraient envisager d’y déménager dans les prochaines années, notamment pour bénéficier d’un logement plus adapté, changer de rythme de vie ou évoluer dans un environnement plus apaisé. Les moins de 35 ans et les ouvriers se montrent particulièrement attirés par cette perspective.

Dans les petites villes, des attentes sur l’offre de santé, l’insécurité et le commerce

Les habitants des petites villes identifient comme priorités du nouveau mandat municipal l’amélioration de l’offre de soins, citée par 33 % d’entre eux, la lutte contre l’insécurité et les incivilités, citée par 30 % des habitants, et le renforcement de la présence des commerces en centre-ville, cité par 28 % des habitants des petites villes. Ces attentes rejoignent les principaux axes d’intervention du programme Petites villes de demain, piloté par l’ANCT.

Un engagement local plus fort dans les petites villes

Les habitants des petites villes apparaissent davantage engagés dans la vie locale que l’ensemble des Français. Près d’un habitant sur deux des communes Petites villes de demain déclare participer à la vie associative, publique ou citoyenne de son territoire. Ce vivier d’engagement constitue un atout majeur pour accompagner les projets de revitalisation et renforcer la cohésion locale.

Les faiblesses des petites villes concernent essentiellement le manque de services publics

Parmi les freins identifiés à l’installation dans une petite ville, la faible présence des services de santé (40 %), des commerces (30 %), ou des services publics hors santé (19 %) sont cités, mais également les difficultés en termes de déplacements (33 %) et les faibles possibilités en termes d’emploi (29 %)

Le panel des Français et celui des habitants des petites villes révèlent ainsi des préoccupations convergentes : maintenir l’accès aux services essentiels, renforcer les commerces de proximité, faciliter les mobilités et soutenir l’activité locale. Ces enseignements confirment la nécessité de poursuivre l’accompagnement des petites centralités, afin de conforter leur attractivité et d’améliorer concrètement la qualité de vie de leurs habitants.

Depuis 2020, le programme Petites villes de demain accompagne 1 646 communes dans leurs projets de revitalisation. Le programme se poursuivra à partir de 2027, comme l’a annoncé Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation.

« Le baromètre Ipsos 2026 en apporte une nouvelle démonstration : jamais leur image n’a été aussi positive. Neuf Français sur dix en ont une bonne opinion et plus de six sur dix envisagent d’y vivre demain, une aspiration encore plus forte chez les jeunes. Ces chiffres disent bien plus qu’une préférence résidentielle. Ils traduisent l’aspiration à une vie plus proche, plus équilibrée, plus apaisée, sans renoncer aux services, à l’emploi ou aux opportunités.

C’est précisément pour répondre à cette ambition que le Gouvernement a fait le choix de prolonger Petites villes de demain à partir de 2027 en cohérence avec la vision que nous porterons au sein de la future stratégie nationale d’aménagement du territoire. Car face aux défis démographiques, climatiques et économiques, notre responsabilité est bien de conforter les centralités intermédiaires qui structurent les bassins de vie et garantissent la cohésion de nos territoires. »

Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation

 « Pour l’ANCT, la vitalité du maillage des petites villes a toujours été et reste un enjeu de cohésion des territoires, qui a justifié son engagement constant dans le programme Petites villes de demain. Depuis 2020, celui-ci a permis aux 1646 communes lauréates de maintenir et développer leurs équipements, d’investir dans leurs infrastructures et dans une offre de services adaptée pour la qualité de vie de leurs habitants. Plus qu’un simple reflet des perceptions, ce baromètre confirme les enjeux centraux pour l’action publique dans ces territoires : accès aux soins, proximité des commerces ou tranquillité publique…

Ce baromètre est ainsi un outil indispensable : il nous permet d’ajuster nos réponses aux réalités vécues par les territoires, et de mesurer l’impact de nos actions aux côtés des élus, des préfets et de l’ensemble de nos partenaires. »

Henri Prévost, Directeur général de l’Agence nationale de la cohésion des territoires

« Alors que la première phase de Petites Villes de Demain s’achève, le Regard des Français sur les petites villes met en lumière un fait marquant : le véritable désir des Français pour les petites villes, partagé par 90 % d’entre eux. Ce plébiscite démontre la nécessité d’un tel dispositif pour l’aménagement du territoire, en donnant aux élus locaux les moyens, dans leur commune, pour agir au plus près des besoins. Certes, les défis restent nombreux, qu’il s’agisse de renforcer l’offre de soins, de garantir la sécurité ou de soutenir le commerce de proximité. La dynamique est lancée. Il convient désormais de la poursuivre : c’est une demande des Français. »

Christophe Bouillon, Maire de Barentin, Président de l’Association des petites villes de France et Président de l’Agence nationale de la cohésion des territoires

« Ce baromètre met en lumière la lucidité des Français sur la qualité du cadre de vie offert par les petites villes. Beaucoup souhaitent s’y installer, c’est heureux et souhaitable car ce rééquilibrage sera un vecteur de cohésion sociale et territoriale. A la Banque des Territoires, nous avons construit une stratégie alignée avec les enjeux des petites villes, tels que la santé, le logement, le commerce, l’adaptation au changement climatique et nos directions régionales accompagnent chaque jour les collectivités à mener à bien leur projet et pour celles qui le souhaitent à accélérer.»

Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires

Pour consulter le baromètre dans son intégralité, cliquez ici

Pour télécharger le communiqué de presse, cliquez ici.

Retour sur les XXVIIIès Assises des Petites Villes de France

Revivez les temps forts des XXVIIIèmes Assises des Petites Villes de France, organisées à Château-Thierry. Pendant deux jours, élus, partenaires et experts ont échangé autour des grands enjeux des territoires : attractivité, transition écologique, mobilités, santé, finances locales et revitalisation. Merci à l’ensemble des participants pour cette édition 2026 riche en échanges et en perspectives.

Rencontre des maires des petites villes du Vaucluse

Jeudi 16 juillet 2026 à 18h
Avignon

L’Association des Petites Villes de France organise une rencontre territoriale réunissant élus locaux, acteurs publics et partenaires autour des enjeux auxquels sont confrontées les petites villes du Vaucluse.

Cette rencontre sera accueillie par Nicolas Paget, Maire de Courthézon, Président de la Communauté de communes du Pays d’Orange en Provence et membre du Bureau de l’APVF, Anthony Zilio, Maire de Bollène, Président de la Communauté de communes Rhône Lez Provence aux côtés de Christophe Bouillon, Président de l’APVF, Maire de Barentin et Président de l’Agence nationale de la cohésion des territoires.

Ouverte à toutes et à tous, cette rencontre sera l’occasion d’échanger sur les grands sujets d’actualité des collectivités territoriales, de partager les expériences locales et d’identifier collectivement des solutions adaptées aux réalités des petites villes.

Les maires des petites villes ne baissent pas les bras

Réunis les 18 et 19 juin au Palais des Rencontres de Château-Thierry pour les XXVIIIe Assises de l’Association des Petites Villes de France (APVF), plus de 400 élus, experts, partenaires et représentants institutionnels ont porté un message clair : face aux crises qui traversent notre pays, les petites villes demeurent un point d’appui essentiel pour la République.

L’APVF tient à remercier chaleureusement Sébastien Eugène, maire de Château-Thierry, ainsi que l’ensemble de l’équipe municipale pour son accueil et son engagement dans la réussite de cet événement. Pendant deux jours, les échanges ont permis d’aborder les grands défis auxquels sont confrontés les territoires : accès aux soins, transition écologique, vieillissement de la population, finances locales, sécurité, attractivité ou encore réindustrialisation.

Ces Assises ont été marquées par la présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles Jean Castex, président-directeur général du groupe SNCF et ancien Premier ministre, Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, ainsi que Michel Fournier, ministre délégué à la Ruralité.

À cette occasion, Françoise Gatel a annoncé la pérennisation du programme Petites Villes de Demain pour un an. Une annonce particulièrement attendue par les élus locaux, qui voient dans ce programme un levier indispensable pour accompagner les projets de revitalisation, renforcer l’ingénierie territoriale et soutenir l’investissement local au plus près des besoins des habitants.

Autre temps fort de ces Assises : la réélection du tandem composé de Christophe Bouillon, Maire de Barentin et de Loïc Hervé, Vice-président, à la présidence de l’association. Un renouvellement qui témoigne de la confiance des élus dans l’action conduite depuis plusieurs années pour défendre les intérêts des petites villes et faire entendre leur voix auprès des pouvoirs publics.

Mais l’essentiel était ailleurs. Au terme de ces deux journées de débats, les élus ont adopté une résolution qui constitue un véritable appel à la confiance envers les territoires.

Dans un contexte marqué par les tensions internationales, les difficultés économiques, la défiance démocratique et les fractures territoriales, les maires des petites villes rappellent qu’ils sont en première ligne. Présents au quotidien auprès des habitants, des associations, des entreprises et des acteurs locaux, ils demeurent les élus de proximité par excellence. Ceux qui accompagnent les crises, apportent des réponses concrètes et maintiennent le lien républicain lorsque celui-ci vacille.

La résolution adoptée à Château-Thierry sonne également comme un signal d’alerte. Les maires refusent que les collectivités soient une nouvelle fois considérées comme une variable d’ajustement budgétaire alors même qu’elles doivent investir massivement pour répondre aux défis du vieillissement, de la transition écologique, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la réindustrialisation.

Ils demandent davantage de stabilité, de visibilité et de confiance. Ils appellent à une véritable relance de la décentralisation afin que les élus locaux disposent des moyens nécessaires pour agir efficacement au service de leurs habitants.

L’APVF alerte également sur la gravité de la crise de l’accès aux soins. Alors que plus de 7 millions de Français n’ont pas de médecin traitant, les élus réaffirment leur attachement à une politique volontariste de lutte contre les déserts médicaux et rappellent que l’égalité d’accès aux soins ne doit jamais dépendre du lieu de résidence.

Les maires soulignent enfin l’importance de préserver les capacités d’investissement des communes. À l’heure où les petites villes portent une part essentielle des efforts de transition, d’adaptation et de cohésion territoriale, elles ont besoin d’un État partenaire plutôt que d’un État prescripteur.

À moins d’un an des échéances nationales qui dessineront l’avenir du pays, les maires des petites villes ont voulu adresser un message d’espoir autant que de responsabilité. Malgré les difficultés, malgré les contraintes et malgré les incertitudes, ils refusent le fatalisme.

Rencontre des maires des petites villes du Gard et de l’Hérault

Vendredi 17 juillet 2026 à 18h
Hôtel de Ville de La Grande-Motte

L’Association des Petites Villes de France organise une rencontre territoriale réunissant élus locaux, acteurs publics et partenaires autour des enjeux auxquels sont confrontées les petites villes du Gard et de l’Hérault.

Cette rencontre sera accueillie par Stéphan Rossignol, Maire de La Grande-Motte et Président de l’Agglomération du Pays de l’Or, aux côtés de Christophe Bouillon, Président de l’APVF.

Ouvert à toutes et tous, cet événement sera l’occasion d’échanger sur les grandes problématiques territoriales, de partager les expériences locales et de renforcer les coopérations entre collectivités.

Les XXVIIIe Assises des petites villes se dérouleront à Château-Thierry les 18 et 19 juin prochains

Dans moins d’un mois, la ville de Château-Thierry (Aisne) et son Maire, Sébastien Eugène, accueilleront les XXVIIIe Assises des Petites Villes de France.

L’Association des Petites Villes de France (APVF), présidée par Christophe Bouillon, Maire de Barentin, et dont le Président délégué est Loïc Hervé, Vice-président du Sénat, sera ainsi la première grande association d’élus à tenir son congrès après le renouvellement municipal de mars dernier.

Plus de 400 élus, Maires de petites villes de métropole et d’outre-mer, se retrouveront pour deux journées d’échanges consacrées aux grands défis des territoires : transition démographique et écologique, mobilités, réindustrialisation et revitalisation des centres-villes.

D’importantes personnalités sont attendues les 18 et 19 juin prochains à Château-Thierry. Participeront notamment Jean Castex, ancien Premier ministre et Président-directeur général du groupe SNCF, Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, ainsi que Patrice Vergriete, Président de l’ANRU, ancien Ministre du Logement et Maire de Dunkerque. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez clôturera le Congrès.

3 questions à… Léo Prassel, Maire de Bavilliers (Territoire de Belfort)

La lettre hebdomadaire des petites villes souhaite mettre à l’honneur les nouveaux élus de nos territoires. Cette semaine, c’est Léo Prassel, Maire de Bavilliers (90) qui répond à nos questions.  

1. Vous êtes le nouveau maire de Bavilliers : pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Léo Prassel, j’ai 25 ans, je suis diplômé de Sciences Po Paris en Affaires Publiques avec une spécialisation sur les politiques sociales. J’ai débuté mon parcours professionnel par une expérience de près de 3 ans au sein de l’association social, médico-sociale et sanitaire Aurore en tant que directeur de cabinet du DG, période durant laquelle j’ai également entamé mon parcours politique en étant élu conseiller départemental sur le canton de Bavilliers. La poursuite de cet engagement public et ma prise de fonctions à la mairie de Bavilliers m’ont amené à me rapprocher professionnellement de mon département d’origine. Je suis aujourd’hui directeur d’un centre socio-culturel dans le Territoire de Belfort. 

2. Qu’est-ce qui vous a donné « la vocation » pour devenir maire ?

C’est l’amour de mon territoire, un besoin d’actions concrètes et palpables et la une belle dynamique citoyenne et collective qui m’ont naturellement porté vers la fonction de maire. Un savant mélange alliant (pro)vocation et concours de circonstances !

3. Quels sont vos principaux projets pour ce mandat ?

Sur ce mandat, les principaux projets sont tournés vers l’enfance et la jeunesse avec la construction d’un espace éducatif et sportif composé d’une nouvelle école maternelle, d’un terrain multisports, et d’un terrain d’aventure. Des projets seront également portés pour améliorer l’accès aux soins avec la mise en place de téléconsultations assistées et d’un centre de santé municipal. Enfin, nous développerons des espaces de convivialité et de cohésion avec le développement d’animations municipales porteuses de sens et la création d’une Halle Publique combinant maison des associations et marché couvert. 

3 questions à… Théo Caviezel, Maire de Langres (Haute-Marne)

La lettre hebdomadaire des petites villes souhaite mettre à l’honneur les nouveaux élus de nos territoires. Cette semaine, c’est Théo Caviezel, Maire de Langres (52) qui répond à nos questions.  

1. Vous êtes le nouveau maire de Langres : pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je suis Théo Caviezel, j’ai vingt-neuf ans et suis maire de Langres depuis mars dernier, ville sous-préfecture dans laquelle je suis né. J’ai toujours ressenti comme un devoir d’apporter ma pierre à l’édifice de ce territoire qui m’a façonné.

Après mes études et une première vie professionnelle dans le monde équestre, j’ai fait le choix de revenir ici. J’ai alors parcouru la Haute-Marne à vélo, sur plus de 1 200 kilomètres, à la (re)découverte de ce territoire que je connaissais finalement encore trop peu. De cette expérience est né un livre, qui a marqué le début de mon engagement.

Cet engagement s’est d’abord traduit dans le monde associatif, à travers la présidence de structures dédiées à la sauvegarde du patrimoine local. Puis il s’est élargi à l’échelle nationale avec la Fédération Française des Trucs qui Marchent, qui m’a permis, pendant plusieurs années, d’être au contact quotidien de maires et d’initiatives inspirantes partout en France.

Ce parcours m’a progressivement conduit à franchir le pas. Aujourd’hui, j’ai l’honneur de faire partie, à mon tour, de cette grande famille des maires.

2. Qu’est-ce qui vous a donné « la vocation » pour devenir maire ?

Je parlerais davantage d’un cheminement que d’une vocation au sens classique. Mon engagement est né sur le terrain, en étant au contact d’habitants, d’associations, d’élus, et en découvrant partout en France des initiatives locales qui améliorent concrètement la vie quotidienne.

Avec la Fédération Française des Trucs qui Marchent, j’ai vu à quel point l’échelon municipal est celui de l’action concrète, celui où l’on peut agir vite et utilement. Cela m’a convaincu que l’on pouvait faire beaucoup.

À Langres, j’ai aussi ressenti une attente forte de renouvellement, tant dans les personnes que dans la manière de faire. C’est cette envie d’être utile, de redonner de l’élan à la ville et de travailler collectivement qui m’a conduit à m’engager.

3. Quels sont vos principaux projets pour ce mandat ?

Deux priorités majeures structurent notre action : la défense du pôle de santé langrois et la remise en mouvement de notre parc de logements. Sur la santé, la situation est aujourd’hui critique. Nous avons un hôpital qui fonctionne, avec des équipes engagées, mais dont certains services essentiels sont menacés.

Nous serons totalement mobilisés pour maintenir la chirurgie, les urgences et les services supports, tant qu’aucune alternative crédible n’existe. Cela passera par un travail étroit avec les soignants, les usagers et l’ensemble des acteurs du territoire, avec un engagement municipal fort qui a jusqu’ici fait défaut.

Parallèlement, nous voulons nous attaquer au problème des logements vacants et en péril, qui fragilisent l’attractivité de la ville. Il s’agit à la fois de réhabiliter l’existant, d’accompagner les propriétaires et de redonner vie à certains quartiers.

Mayotte : un classement intégral en quartier prioritaire dans un contexte de fortes vulnérabilités

Une évolution importante de la politique de la ville concerne désormais Mayotte, dans un contexte social et territorial particulièrement fragilisé.

Par dérogation à la loi du 21 février 2014, la loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte prévoit qu’à titre exceptionnel, l’ensemble des communes de l’archipel est classé quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), et ce jusqu’au 1er janvier 2030. Un décret du 30 décembre 2024 est venu adapter en conséquence la liste réglementaire des QPV.

Cette mesure vise à permettre la mobilisation des outils de la politique de la ville à l’échelle de tout le territoire, afin d’améliorer les conditions de vie des habitants, en complément des politiques de droit commun.

Elle intervient toutefois dans un contexte particulièrement dégradé. Un an après le passage du cyclone Chido, qui a fortement endommagé l’habitat et les équipements publics, Mayotte reste confrontée à des difficultés structurelles majeures : pauvreté très élevée, accès insuffisant à l’eau potable, système de santé sous tension, déficit de logements et infrastructures éducatives fragilisées. Ces vulnérabilités, déjà anciennes, ont été aggravées par les crises récentes, qu’elles soient climatiques ou sociales.

Dans ce cadre, le classement intégral en QPV constitue un levier d’action renforcé, mais il interroge également les conditions de mise en œuvre effective des politiques publiques. Pour les acteurs locaux, l’enjeu ne réside pas seulement dans l’élargissement des dispositifs, mais aussi dans la capacité à mobiliser des moyens durables, coordonner les interventions et répondre à l’urgence sociale.

Cette approche dérogatoire traduit ainsi la reconnaissance des spécificités mahoraises, tout en posant, en creux, la question plus large de l’égalité réelle entre les territoires de la République.