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Aides aux projets de territoires : attention aux échéances !
Pour rappel, une plateforme Aides-territoires a été créée fin 2020 afin de recenser, de façon très précise et pédagogique, l’ensemble des dispositifs financiers et d’ingénierie d’appui existants auxquels les collectivités territoriales peuvent prétendre en fonction de leurs projets de territoire. La liste des aides est individualisée pour chaque commune afin d’y intégrer l’ensemble des porteurs d’aides …
Pour rappel, une plateforme Aides-territoires a été créée fin 2020 afin de recenser, de façon très précise et pédagogique, l’ensemble des dispositifs financiers et d’ingénierie d'appui existants auxquels les collectivités territoriales peuvent prétendre en fonction de leurs projets de territoire.
La liste des aides est individualisée pour chaque commune afin d’y intégrer l’ensemble des porteurs d’aides sur le territoire, qu’il s’agisse de financeurs publics au niveau régional, départemental, ou local (agence de l’eau, conseil régional, ARS, DRAAF, DREAL, direction régionale de l’ADEME, Fédération des parcs naturels régionaux de France…) ou privé, particulièrement dans le domaine de l’énergie (EDF, Green Yellow …).
L’ensemble des aides octroyées au niveau national sont également répertoriées : ministères, ANCT, , ADEME, ANAH, SNCF mobilités, fédérations sportives, Banque des territoires/Caisse des dépôts, La Banque postale, AFL …).
Pour chaque aide, il est précisé le porteur d’aide, la nature de l’aide (financière ou d’ingénierie), la récurrence de l’aide (permanente ou ponctuelle), le taux de financement et le calendrier.
Prochaines échéances à retenir pour les aides délivrées au niveau national (liste non exhaustive) :
1) Aides des Ministères :
- Devenir un territoire pilote de l'habitat partagé (ministère de la cohésion des territoires)
Échéance : 31 mars 2026
Échéance : 31 mars 2026
- Promouvoir une alimentation locale et solidaire (ministère de l’agriculture)
Échéance : 15 septembre 2021
- Favoriser une alimentation saine, durable et locale dans les cantines scolaires (ministère de l’agriculture)
Échéance : 31 octobre 2021
- Aider la forêt à s’adapter au changement climatique pour mieux l’atténuer - volet renouvellement forestier
Échéance : 31 décembre 2021
- Soutenir la dématérialisation des demandes d'autorisation d'urbanisme - Démat.ADS (ministère de la Transformation publique)
Échéance : 31 octobre 2021
- Accueillir des jeunes pour réaliser une mission d’engagement au service de l’intérêt général - Nouvelles missions de Service Civique (ministère de l’Education nationale)
Échéance : 31 décembre 2021
2) Aides de l’ANCT :
- Accompagner et accélérer la dynamique de développement des tiers-lieux - Fabriques de Territoire
Échéance : 30 juin 2021
- Bénéficier des compétences de jeunes diplômés (12 à 18 mois maximum) au service de l'ingénierie de projets des collectivités - Volontariat territorial en administration (VTA)
Échéance : 30 juillet 2021
- Développer le haut débit - Cohésion Numérique des territoires
Échéance : 31 décembre 2021
3) Aides de la Banque des territoires :
- Déployer des hubs numériques pour un territoire inclusif - Les hubs d’inclusion numérique
Échéance : 30 juin 2021
- Sécuriser les réseaux de fibre optique
Échéance : 16 juillet 2021
- Obtenir un accompagnement à la digitalisation des commerces
Échéance : 31 octobre 2021
- Cofinancer une solution numérique commerce - Cofinancement d’une solution numérique Commerce
Échéance : 31 octobre 2021
- Cofinancer un poste de manager de commerce - Manager de commerce
Échéance : 31 octobre 2021
4) Aides de l’ADEME :
- Construire les paysages de demain dans le respect des identités - Appel à projet Plans de Paysage
Échéance : 28 juin 2021
- Développer l’offre de déchèteries professionnelles
Échéance : 30 juin 2021
- Développer des écosystèmes territoriaux hydrogène
Échéance : 14 septembre 2021
Échéance : 14 octobre 2021
- Relier les acteurs de la résilience afin de construire ensemble des ressources communes- Résilience des territoires - Appel à Communs
Échéance : 17 décembre 2021
Accéder à la plateforme en ligne en cliquant ici.

Les maires s'inquiètent de la baisse du logement social
Dans un contexte de déficit de logement sociaux, l’Etat doit revoir ses ambitions en matière de soutien aux politiques du logement. C’est l’objet du communiqué de presse commun diffusé ce jour par l’ensemble des associations d’élus. Le resserrement continu des ressources locales remet en cause les politiques publiques et plus particulièrement le développement du logement …
Dans un contexte de déficit de logement sociaux, l'Etat doit revoir ses ambitions en matière de soutien aux politiques du logement. C'est l'objet du communiqué de presse commun diffusé ce jour par l'ensemble des associations d'élus.
Le resserrement continu des ressources locales remet en cause les politiques publiques et plus particulièrement le développement du logement social : l’Etat compense moins de la moitié des allégements fiscaux qu’il impose. Pour les allègements de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) applicables au logements sociaux la compensation descend à 12% soit 86M€ de compensation sur un total d’exonération de 714M€ en 2019.
La pénalisation fiscale de la construction de logements sociaux nouveaux va être sensiblement amplifiée avec la réforme de la TH. Les associations souhaitent donc la mise en place d’un modèle économique ambitieux de relance de la construction de logements, en cohérence avec la politique de lutte contre l’artificialisation des sols portée par le gouvernement, mais s’appuyant sur l’exercice décentralisé des compétences en matière d’habitat qui relèvent du bloc communal.
A cet égard, la multiplication d’appels à projet circonscrits en montant d’aides financières et d’objectifs fléchés essentiellement sur la relance ne doit pas être la seule réponse en terme d’accompagnement par l’Etat, sur le long terme, des communes et intercommunalités en matière de construction de logements sociaux.
Retrouver l'ensemble des propositions en cliquant ici.

La Cour des comptes présente une stratégie de redressement des finances publiques pour la sortie de crise
En février dernier, le Premier ministre avait confié à la Cour des comptes une mission sur la stratégie de finances publiques d’après-crise, dont le rapport publié le 15 juin 2021 constitue une réponse. « Concilier soutien à l’activité et soutenabilité » est le juste équilibre à trouver selon la Cour qui propose une stratégie reposant sur deux …
En février dernier, le Premier ministre avait confié à la Cour des comptes une mission sur la stratégie de finances publiques d’après-crise, dont le rapport publié le 15 juin 2021 constitue une réponse. « Concilier soutien à l’activité et soutenabilité » est le juste équilibre à trouver selon la Cour qui propose une stratégie reposant sur deux piliers, le renforcement de la croissance potentielle et la maîtrise des dépenses publiques, et 27 recommandations.
Un impact durable de la crise sur l’économie et les finances publiques
La Cour des comptes a rappelé qu’au moment du déclenchement de la crise, la France disposait de moins de marges de manœuvre financières que la plupart de ses partenaires européens, « avec un niveau de déficit public égal à 3,1 % du PIB et un ratio de dette approchant 100 % du PIB ».
L’activité, qui s’est contractée de 7,9 % en 2020, devrait rebondir de manière assez vigoureuse, mais partielle, en 2021 (+5,0 % selon le projet de loi de finances rectificatif de juin 2021). Après avoir atteint 9,2 points de PIB en 2020, le déficit devrait rester encore très élevé en 2021, à environ 9,4 points de PIB. Parallèlement, la dette publique augmenterait de près de 20 points de PIB par rapport à 2019, pour s’établir à un niveau proche de 117 points de PIB en 2021. Cette dégradation du déficit public s’expliquerait selon la Cour des comptes, d’une part, par l’amplification des baisses de prélèvements déjà programmées avant crise et les mesures de nature pérenne prises pendant la crise avec notamment une hausse des rémunérations dans le secteur de la santé. Elle proviendrait, d’autre part, des effets négatifs durables de la crise sur l’activité et la situation du marché du travail, qui réduisent les recettes publiques et rehaussent certaines dépenses.
« Favoriser la croissance dans la durée pour retrouver l’équilibre des finances publiques »
Pour la Cour, les finances publiques peuvent être un levier pour renforcer dans la durée le niveau de la croissance économique potentielle de la France. À cette fin, elle préconiser de poursuivre quatre objectifs complémentaires :
- concentrer l’effort d’investissement public sur des priorités ciblées afin d’en maximiser l’impact et de le mesurer précisément, de renforcer la qualité de la dépense publique, et notamment de poursuivre les efforts en vue de soutenir l’innovation, la recherche, l’industrie et le développement des compétences ;
- soutenir la transition écologique : il apparaît essentiel de mieux définir et mettre en cohérence les investissements verts prioritaires, et de mieux tirer parti des effets démultiplicateurs de la transition écologique ;
- contribuer à l’accélération de la transformation numérique en accompagnant l’essor de technologies numériques performantes, inclusives et sécurisées, et en amplifiant l’adaptation numérique des services publics ;
- renforcer les capacités de résilience pour limiter les effets des chocs de croissance : cela suppose de mieux hiérarchiser, évaluer et prévenir les risques de toute nature, et de se préparer plus activement à la gestion de crise afin d’être en capacité de réagir rapidement et de façon coordonnée.
« Engager des revues de la dépense publique »
Se fondant sur son traditionnel benchmarking, la Cour des comptes conclut que « les dépenses publiques en France sont sensiblement plus élevées que dans des pays dont le modèle social est comparable au nôtre ». Ces écarts justifient, selon elle, une nouvelle revue de la dépense publique et la poursuite des réformes structurelles :
- du système des retraites (pour tenir compte de l’allongement de la durée de vie),
- de l’assurance maladie en appliquant une nouvelle norme de dépenses et en contenant la progression des dépenses d’indemnités journalières,
- de la politique de l’emploi en liant le niveau des dépenses en faveur de l’emploi et de l’indemnisation du chômage en fonction des cycles économiques,
- des minima sociaux et de la politique du logement en les ciblant sur les ménages les plus défavorisés.
Pour l’APVF, ces sujets sont extrêmement sensibles et, dans un contexte d’appauvrissement lié à la crise sanitaire et d’accroissement des inégalités sociales et territoriales, ces réformes ne pourront pas être menées sans concertation avec les acteurs concernés sur le territoire et sans une étude d’impact précise et rigoureuse.
Téléchargez le rapport de la Cour des comptes en cliquant ici.

Le regain d’attractivité des petites villes
Avec la crise sanitaire, les petites villes connaissent un regain d’attractivité. Les habitants des grands centres urbains trouvent de plus en plus de raison pour changer d’environnement. Des villes à taille humaine. C’est cet argument, en plus de celui de disposer de logements aux surfaces plus grandes, que les petites villes ont longtemps utilisé pour …
Avec la crise sanitaire, les petites villes connaissent un regain d’attractivité. Les habitants des grands centres urbains trouvent de plus en plus de raison pour changer d’environnement.
Des villes à taille humaine. C’est cet argument, en plus de celui de disposer de logements aux surfaces plus grandes, que les petites villes ont longtemps utilisé pour convaincre les habitants des métropoles de venir s’installer sur leur territoire.
Depuis la crise sanitaire, ces arguments portent beaucoup plus, au point d’annoncer un possible « exode urbain ».
Ce mouvement s’explique également par la mise en place de dispositifs complémentaires d’attractivité. Ainsi, le département de l’Allier a mis en place un dispositif d’accueil spécifique pour encourager cette tendance, avec par exemple des bourses dédiées aux étudiants en médecine.
Le marché de l’immobilier est le meilleur indicateur de ce mouvement de fond. Il faut à présent que l’offre de logements réponde à la demande.

Numérique et éducation : des équipements pas encore au niveau
Au plus fort de la pandémie de covid-19, le recours aux outils numériques a été indispensable dans le domaine de l’éducation. Toutefois, les équipements dont disposent les communes ne sont pas nécessairement en accord avec l’ambition de modifier l’approche à l’enseignement. Pour garantir la continuité pédagogique durant les périodes de confinement, les communes ont dû …
Au plus fort de la pandémie de covid-19, le recours aux outils numériques a été indispensable dans le domaine de l’éducation. Toutefois, les équipements dont disposent les communes ne sont pas nécessairement en accord avec l’ambition de modifier l’approche à l’enseignement.
Pour garantir la continuité pédagogique durant les périodes de confinement, les communes ont dû fournir les équipements nécessaires aux établissements scolaires. Si l’usage du numérique dans l’éducation est une priorité du ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, la réalité sur le terrain peut paraître plus difficile, comme le démontre une étude réalisée par la Gazette des Communes et la Compagnie Française d’Informatique (CFI).
En effet, près de 40% des communes se considéreraient comme en retard en matière de transformation numérique de l’éducation. Ce sont les communes de plus petite taille qui semblent accuser le plus de retard. Cela se manifeste par des équipements qui ne permettent pas de suivre les cours de façon interactive, comme un écran numérique interactif ou un tableau numérique interactif.
Une des explications à ce phénomène tient au coût d’achat de ces équipements, considéré par près de 75% des maires comme le principal frein à ces investissements. Néanmoins, d’autres facteurs contribuent à cette lente transformation, comme le manque de formation des enseignants à ces outils.
Un appel à projets a été lancé par l’Etat concernant la mise en place de programmes favorisant la continuité pédagogique dans le cadre du plan de relance. Le besoin est en effet patent : plus de 75% des communes considèrent que les difficultés que rencontrent certains élèves dans leur continuité pédagogique s’explique principalement à l’accès à du matériel informatique.

Transition écologique locale : le CLER dévoile un guide à destination des collectivités
Le Cler, Réseau pour la transition énergétique, vient de sortir un guide pour aider les collectivités à s’y retrouver dans tous les dispositifs soutenant la transition écologique locale. Depuis une quinzaine d’années, l’État accumule les dispositifs d’accompagnement de la transition écologique dans les territoires. Plus récemment, les contrats de relance et de transition écologique ont …
Le Cler, Réseau pour la transition énergétique, vient de sortir un guide pour aider les collectivités à s’y retrouver dans tous les dispositifs soutenant la transition écologique locale.
Depuis une quinzaine d’années, l’État accumule les dispositifs d’accompagnement de la transition écologique dans les territoires. Plus récemment, les contrats de relance et de transition écologique ont vu le jour. Pour les collectivités, notamment les plus petites, c’est un véritable casse-tête. C’est pourquoi, le CLER a réalisé le guide “Porter un projet de territoire en transition, articuler les démarches méthodologiques” pour vous aider à vous y retrouver dans cette jungle de dispositifs.
Le guide répond à toutes ces questions, en s’appuyant sur des expériences concrètes ou encore des recherches-actions menées sur des territoires pionniers.
Retrouver le guide en cliquant ici.
En 2021, le CLER fédère un réseau de plus de 300 structures professionnelles réparties sur l’ensemble du territoire français. Les acteurs du CLER mènent localement des projets concrets. Au sein de leur association, de leur collectivité ou de leur entreprise, ils mettent en œuvre la transition énergétique sur le terrain, à l’aide de pratiques locales vertueuses et reproductibles. Par la diversité de leurs activités, de leur nature et de leurs champs d’action, ils contribuent à construire une vision transversale et cohérente de l’énergie.

Baignade et risque de noyade : VNF lance une campagne de sensibilisation
Avec le soutien du Ministère des Sports, VNF lance la saison 2 de la campagne de prévention sur les risques de noyade dans les rivières, canaux et fleuves en France. Cette campagne s’adresse à l’ensemble des acteurs locaux susceptibles de sensibiliser leur communauté. Près de 70 victimes ont été recensées entre janvier et septembre 2020, …
Avec le soutien du Ministère des Sports, VNF lance la saison 2 de la campagne de prévention sur les risques de noyade dans les rivières, canaux et fleuves en France.
Cette campagne s’adresse à l’ensemble des acteurs locaux susceptibles de sensibiliser leur communauté. Près de 70 victimes ont été recensées entre janvier et septembre 2020, dont 40 pendant l’été.
Encore une fois cette année, les longues semaines de confinement et l’approche de l’été vont tenter les jeunes des communes proches de rivières, ponts et ouvrages fluviaux, à s’amuser ou à se rafraîchir, inconscients des risques d’accident que cela comporte.
Sur le terrain, les agents de Voies navigables de France se voient dans l’obligation, au-delà de leur mission, d’intervenir auprès de jeunes qui se mettent en danger, et se trouvent parfois sujets à des incivilités.
C’est pourquoi, VNF lance la campagne #COULEPASTONETE.
Comment les communes peuvent y participer :
- Relayer la campagne de communication
- Sensibiliser vos habitants
- Faire connaitre dès à présent à VNF la liste des lieux de baignade autorisés sur les fleuves ( coulepastonete@vnf.fr.)
Pour toute question ou suggestion, votre contact : coulepastonete@vnf.fr

Exemplarité des collectivités : L’Agence Française anticorruption interroge les collectivités
Ce questionnaire vise à mesurer le degré d’appropriation des dispositifs anticorruption par les collectivités territoriales, dans le cadre du Plan National Pluriannuel de Lutte contre la Corruption 2020-2022, en application des engagements internationaux de la France. L’objectif est de mesurer, à intervalles réguliers, la progression des entités publiques, y compris l’Etat lui-même, vers une meilleure …
Ce questionnaire vise à mesurer le degré d’appropriation des dispositifs anticorruption par les collectivités territoriales, dans le cadre du Plan National Pluriannuel de Lutte contre la Corruption 2020-2022, en application des engagements internationaux de la France.
L’objectif est de mesurer, à intervalles réguliers, la progression des entités publiques, y compris l’Etat lui-même, vers une meilleure maîtrise des risques d’atteintes à la probité, selon la catégorie de collectivité, selon son importance, selon ses moyens. Ce questionnaire n’a donc aucune finalité de contrôle. Le questionnaires est anonyme. Vous pouvez y répondre jusqu’au 15 juillet 2021.
Cet exercice fait suite à l’enquête réalisée en 2018, dont les résultats avaient donné lieu à une première étude publiée sur le site de l’AFA. Il a vocation à l’actualiser.
Comme en 2018, le concours des collectivités est nécessaire à la réussite de cette étude.
Pour répondre à cette enquête : cliquez ici

La Fête de la musique 2021 sera régie par un protocole sanitaire particulièrement contraignant
Le ministère de la Culture a diffusé le 3 juin le protocole sanitaire qui s’appliquera le 21 juin pour la Fête de la musique. Une somme de règles qui s’annoncent complexes à appliquer, de l’avis même des auteurs du document. Pas de concert dans la rue, pas de musiciens dans les cafés, pas de moments …
Le ministère de la Culture a diffusé le 3 juin le protocole sanitaire qui s’appliquera le 21 juin pour la Fête de la musique. Une somme de règles qui s’annoncent complexes à appliquer, de l’avis même des auteurs du document.
Pas de concert dans la rue, pas de musiciens dans les cafés, pas de moments musicaux impromptus: L’édition 2021 de la Fête de la musique (le 21 juin) se déroulera dans des conditions très particulières. En tout état de cause, elle sera « particulièrement complexe à organiser », pronostique le ministère de la Culture en introduction au protocole sanitaire diffusé le 3 juin et relayé par la Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) sur son site.
Destiné aux organisateurs publics et privés de concerts et autres moments musicaux, ce document passe en revue, de façon détaillée, les différents types d’ERP (établissements recevant du public), les rassemblements en extérieur, etc.
La complexité de cet événement tient, bien entendu, au fait qu’il se déroulera entre les deux dernières étapes de retour à la vie culturelle normale. Les organisateurs et le public devront se plier aux dispositions en vigueur à partir du 9 juin et jusqu’au 29 juin, notamment :
- couvre-feu à 23 heures ;
- configuration assise ;
- 65% de la jauge autorisée habituellement et dans la limite de 5000 personnes ;
- pass sanitaire obligatoire pour accéder aux ERP rassemblant plus de 1000 personnes.
« Compte tenu des modalités particulières d’organisation de la Fête de la Musique 2021 qui exclut les spectacles dans l’espace public, le pass sanitaire s’appliquera bien pour tout spectacle organisé dans un ERP ou dans un lieu ouvert au public dont la jauge de public dépasse les 1.000 spectateurs », insiste le ministère de la Culture.
Autre explication de la complexité de l’édition 2021 : les règles sanitaires viennent brider la « spontanéité » qui est « un des principes fondateurs » de cet « événement populaire », soulignent les auteurs du protocole.
Ainsi, « les concerts impromptus des musiciens, notamment amateurs sur la voie publique ne seront pas autorisés afin de ne pas créer de rassemblements », précise le document. De même, « les concerts dans les bars et restaurants ne seront pas autorisés dès lors qu’ils sont susceptibles d’engendrer des regroupements sur la voie publique et d’accroître les risques de contamination en intérieur. »
Pour informer le public et les organisateurs d’événements, le ministère de la Culture annonce une « communication nationale », en lien avec les collectivités territoriales. L’Etat compte notamment sur les sites internet des ERP et des communes, qui devront relayer les règles à respecter grâce à « leurs panneaux lumineux et tout document de communication. »
Les communes, et notamment leurs polices municipales seront sollicitées, en lien avec les forces de l’ordre, pour veiller au respect des règles sanitaires.

Rentrée scolaire : l'APVF écrit à Jean-Michel Blanquer
L’APVF, représentée par Jean-Michel Morer, a participé ce mardi 8 juin à une réunion de préparation et d’information des prochaines échéances concernant les temps scolaires, pour la fin de l’année, les vacances estivales et la rentrée de septembre 2021. M.Ledroit, directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale a détaillé les protocoles sanitaires déjà en …
L’APVF, représentée par Jean-Michel Morer, a participé ce mardi 8 juin à une réunion de préparation et d’information des prochaines échéances concernant les temps scolaires, pour la fin de l’année, les vacances estivales et la rentrée de septembre 2021.
M.Ledroit, directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale a détaillé les protocoles sanitaires déjà en vigueur dans les établissements scolaires (gestes barrières, tests, autotests, aération des locaux et fermetures des classes en cas d’une contamination à la Covid-19) et a garanti leur pérennisation pour les mois à venir. Un accent particulier sera mis sur le dépistage dans les classes car en septembre, l’école sera l’un des seuls lieux publics où une majorité de personnes ne seront pas vaccinées.
L’APVF a remercié le ministère pour ces réunions régulières et a insisté sur le fait que les Maires sont responsables des locaux scolaires et que les questions d’hygiène et de sécurité sanitaire sont particulièrement prégnantes chez les parents d’élèves. M.Morer a également interrogé M. Ledroit sur le plan de relance numérique et sur l’organisation de la fin de l’année scolaires (kermesses, fêtes dans les écoles etc) afin de savoir le plus en amont possible comment organiser ces événements.
La mise aux normes sanitaires des salles a également un coût (matériel et RH) pour les collectivités, comme l’a rappelé l’APVF. Par ailleurs, plusieurs incertitudes sur la préparation de la rentrée de septembre nécessitent de la préparer bien en amont, via la préparation des groupes, l’organisation du périscolaire et soutien scolaire et la mise en place d’un appel à projet pour le socle numérique garanti par le plan de relance.
Réponses du Ministère de l’Education nationale.
Le Ministère a la satisfaction d’avoir pu maintenir les services scolaires et périscolaires (cantines etc) ouverts et espère pourvoir revenir à un mode de fonctionnement le plus proche de la normalité dès que possible. La doctrine reste identique : tester, identifier, isoler les cas contacts dans les écoles, et continuer à appliquer les protocoles stricts en vigueur depuis le 26 avril : fermeture de classes si un cas contact est détecté.
M.Ledroit rappelle l’avis de la Haute autorité de santé sur les purificateurs d’air dans les classes : l’aération des salles reste la meilleure solution et les capteurs CO2 peuvent être utilisés résiduellement et de façon très encadrée.
Ces protocoles sont à affiner avec les Maires et élus locaux.
Concernant la rentrée scolaire, la doctrine d’accueil des élèves se fera selon la situation épidémiologique, par classe d’âge et par département, selon les taux d’incidence du virus en septembre. Les protocoles dans les locaux scolaires seront à assouplir ou non, selon la situation à ce moment donné.
La doctrine de tests systématiques sera renforcée, en intégrant encore plus autotests et la vaccination également. Un protocole applicable au BAFA et aux séjours de vacances sera aussi calqué sur le protocole sanitaire scolaire.
L’APVF rappelle que les Maires sont demandeurs d’un cadrage en amont avec l’administration centrale, avec des propositions graduées selon l’évolution de la situation et qui prennent en compte les différentes temporalités pour les protocoles (temps scolaires et hors temps scolaires).
Une prochaine réunion sera organisée début juillet au plus tard avec les associations d’élus pour clarifier les derniers points avec les vacances d’été.
